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Les Routes de l’ombre

Philippe Gady (Illustrateur de couverture), Sean Russell ( Auteur), Guillaume Le Pennec (Traducteur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/07/2005  -  livre
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Les Routes de l’ombre

Sean Russell se fait connaître en France avec la traduction de la tétralogie de La Guerre des cygnes. Il est né en 1952 et il a à son actif une petite dizaine de romans dont Le Frère initié et Le Berger des nuages, parus chez L’Atalante. Ces deux tomes mettent en scène un univers inspiré par le Moyen-Âge chinois. Dernièrement, les éditions de L'Atalante viennent de publier un nouveau roman : Un Monde sans fin. Avec le quatrième et dernier tome de La Guerre des cygnes, on a affaire à de la fantasy assez particulière.

L’heure des règlements de compte entre frères et sœur a sonné

Après une première confrontation entre Haffyd, Alaan et Elise dans les eaux stagnantes, la rivière Wynnd ramène nos héros sur la Terre entre les montagnes, leur monde d’origine. Mais hélas, ils ne reviennent pas tous au même endroit.

Alaan, qui a retrouvé sa pleine puissance, doit repartir au travers des plans pour atteindre les Terres sombres, les portes de la mort. Il emmène avec lui Tam et ses amis. De son côté, Haffyd poursuit toujours sa mystérieuse mission tout en encourageant la guerre que mène la famille Wills contre celle des René. Elise, toujours possédée par Siannon fera tout pour empêcher Haffyd d’atteindre son but. Le destin des humains vivant sur la terre entre les montagnes va se jouer sur fond de guerre et de complot qui ne sont que les échos d’une querelle fratricide.

Une maîtrise parfaite d’un scénario cohérent

Voici le dernier tome de La Guerre des cygnes. Cette saga, qui est allée en crescendo, gagne à être connue. Sean Russell nous montre ici une nouvelle facette de son talent. En effet, nous sommes loin de la fresque asiatique qu’il a dépeinte dans Le Frère initié et Le Berger des nuages. Une originalité dans cette tétralogie que l’on remarque est la place que prend la magie dans l’évolution de l’histoire. Dans le premier tome, elle est peu présente. Dans le deuxième, elle prend un peu plus d’importance. Dans le troisième, elle est omniprésente et dans le quatrième, elle va en diminuant. Tout cela tend à montrer que la guerre entre les deux familles n’est qu’une conséquence de cette querelle fratricide entre des magiciens qui ont pris possession d’humains. Avec toujours autant de légèreté, Sean Russell nous emmène dans une saga palpitante qui, malgré un début un peu hésitant, nous éloigne encore un peu plus des clichés propres à la fantasy. Au final, il en ressort une très bonne impression même si certains personnages auraient pu être développés un peu plus. Cynddl, le quêteur d’histoires, est l’un d’eux.

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