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Les Vents de Gath

Benjamin Carré (Illustrateur de couverture), Richard D. Nolane (Scénariste), Millien (Dessinateur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2009  -  bd
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Les Vents de Gath

En 1967, l'auteur anglais E.C. Tubb commence une série d'histoires, les aventures d'Earl Dumarest. Ce héros vit dans un univers futuriste, où l'homme a su voyager entre les étoiles et habite désormais toute la galaxie. Mais, dans cette formidable conquête, l'existence même de la Terre, le berceau de l'humanité, a été oubliée... À moins que certaines personnes n'aient intérêt à ce que cette planète disparaisse des mémoires. Mais Dumarest, lui, est sûr d'être né sur la Terre avant de s'en enfuir. Et il n'a qu'un but dans la vie : retrouver sa terre natale.

Le dernier tome de la série est paru en 1992, mais Richard D. Nolane, qui dirigeait alors la publication française en format poche, s'est attelé à la tâche de scénariser la quête galactique de Dumarest pour les éditions Soleil. Millien a assuré le dessin du premier tome.

Les voix des morts

Gath est une planète moribonde, un endroit où il ne fait pas bon échouer sans le sou. Pourtant, Dumarest et son ami Megan y arrivent par erreur, avec peu d'espoir de pouvoir repartir. Ce qui n'est pas le cas des touristes qui y viennent régulièrement. En effet, on dit que les vents de Gath font parler les morts, qu'ils permettent aux vivants de converser avec leurs chers disparus.

Parmi les visiteurs se trouvent une matriarche et sa dauphine, un homme qui porte le cercueil de sa femme, un androïde et un riche oisif amateur de combats violents. Chacun est là pour ses propres raisons et les destins s'entrecroisent, dans un jeu de faux-semblants où la mort rôde. Mais les voix des morts sont imprévisibles et la présence de Dumarest est le grain de sable qui peut faire échouer même les plans les mieux préparés...

Le début d'une longue saga

Avec ce premier volet, le scénariste entame un travail qui peut durer longtemps, en tout cas s'il explore l'ensemble de la saga. Évidemment, la taille d'une bande dessinée et son format ne permettent pas d'exploiter la totalité d'un roman et, donc, des coupes réduisent les intrigues et l'histoire par rapport à l'original, mais la réalisation finale se lit plutôt bien.

Le dessin est simple, épuré, rappelant de vieux albums comme Yann le migrateur par le dépouillement des décors et des prises de vue. Il risque de surprendre les lecteurs d'aujourd'hui, plus habitués à des approches plus dynamiques et complexes de la mise en page. Mais, pour ceux qui cherchent à retrouver dans cette série le goût de la quête de Dumarest, la forme ressemble certes beaucoup à ce qu'ils pouvaient trouver lorsqu'ils la lisaient en livre de poche.

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