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Marée Stellaire

David Brin ( Auteur), Gérard Lebec (Traducteur), Gary Tonge (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : 
Date de parution : 31/05/2008  -  livre
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Marée Stellaire

Cela ne faisait pas partie du plan de vol initial. Atterrir sur la lune métallique de Kithrup n'était pas au programe de la mission du Streaker, vaisseau terrien d’exploration galactique. Mais bien qu’il ait eu à faire face à l’opposition de certains membres de son équipage, le capitaine Creideiki n’avait pas eu d’alternative une fois lancé à leurs trousses un assemblage hétéroclite de races galactiques s’érigeant toutes en patrons naturels de ces enfants-loups de terriens. Il fallait bien reconnaître que les dits « patrons » devaient l’avoir en travers d’admettre que cette race immature des humains, qui plus est un équipage de leurs races clientes : dauphins et chimpanzé génétiquement modifiés, découvre pour sa première sortie galactique la trace des anciens Progéniteurs disparus.

Des dauphins, un chimpanzé et des hommes

Que le Streaker se fût échoué sur le monde aquatique de Kithrup eût presque été une veine s’il n’avait été saturé de métaux et de radioactivité rendant périlleuses son exploration et la recherche des ressources nécessaires aux réparations du bâtiment terrien.

A défaut de se faire eux-mêmes tuer par les galactiques stationnés en orbite autour de Kithrup, les dauphins, le chimpanzé géologue et les quelques membres d’équipage humains tuent le temps.  Mais déjà des voix contraires s’élèvent à l’égard des choix tactiques du capitaine. D’ailleurs, la division des effectifs du Streaker nécessaire pour répondre à des impératifs divergents n’aide pas à maintenir la cohésion d’un équipage affaibli et angoissé à l’idée de finir en jouet sexuel pour quelque femelle soro sous phéromones. C’est sans compter sur les secrets cachés sous l’apparente stérilité de la croûte lithosphérique de Kithrup ou sur les rivalités savamment orchestrées entre les différentes souches de dauphins modifiés. Autant dire que leurs chances de revoir un jour la confédération des planètes terriennes sont des plus minces.

Pas la moindre patte d'oie...

Récompensé par deux prix de prestige lors de sa première édition, Marée Stellaire n’a guère pris de ride en vingt ans. Roman à tiroirs avant tout, il mêle dans un ensemble qui n’est qu’apparemment désorganisé une multitude d’intrigues aux niveaux d’intégration divers. Le tout est savamment servi par une réflexion sur la psychologie (et le lyrisme !) prêtée aux dauphins. Cette œuvre majeure laisse transparaître les prémices des cycles Elévation et Rédemption, où le thème de l’élévation de formes de vie précognitives par le truchement du partage du savoir (et/ou de l’asservissement) de formes avancées sera amplement développé. David Brin a aussi eu le bon ton de nourrir ce roman d’un héroïsme sans borne qu’il revendique dans ses pages et qui ferait paraître un roman de P.J. Farmer pour un épisode des teletubbies. La fin de ce roman où se rejoignent habilement tous les fils tissés par l’auteur est donc un régal. Voici un classique à ne pas manquer qui donnera un autre goût à vos plongées estivales au milieu des dauphins de la Méditerranée.

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