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Mater Terribilis

Jacques Barbéri (Traducteur), Valério Evangelisti ( Auteur), Corinne Billon (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Italien
Aux éditions : 
Date de parution : 28/02/2013  -  livre
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Mater Terribilis

Diplômé de sciences politiques à l’université de Bologne où il se spécialise en histoire moderne et contemporaine, Valerio Evangelisti publie livres et essais historiques avant de se consacrer à la littérature de SF. Il est connu en France pour la trilogie Le Roman de Nostradamus.  
 
Nicolas Eymerich a remporté en 1998 le Grand Prix de l’Imaginaire et le Prix Tour Eiffel de Science-Fiction en 1999. Depuis 2011, les éditions La Volte rééditent dans son intégralité ce cycle prenant.
 
" Celle-ci [sapientia] est ma fille, à cause de laquelle il est dit que la reine du Sud est venue d'orient [...]
 
1362. Suite à la mort mystérieuse de deux confrères dominicains, Nicolas Eymerich d'Aragon est appelé à enquêter mais durant son voyage dans le sud de la France, il est confronté à d'étranges phénomènes tels des nuées de cerfs-volants, les délires d'un père Corona en proie à des visions corrompues et à une jeune fille prétendant devoir, de par Saint Michel, libérer la France du joug Anglais.
1429. Jeanne d'Arc dit la Pucelle, entre à Orléans et inscrira son nom, ainsi que celle du Baron Gilles de Rais, dans l'histoire.
1990 à 2068. L'Euroforce et la Rache s'opposent dans une guerre terrifiante, alors qu'une station orbitale, le Vortex, manipule les rêves et l'imaginaire de l'humanité et est soudainement contaminée par un virus informatique.
 
Et si le chaos était l'écho d'un ancien texte ésotérique, l'Aurora Consurgens, dont l'entité matriarcale, la grande dévoreuse, attend de substituer le monde à la domination masculine...
 
[...] Et sur sa robe il est écrit en lettres d'or, [...] : "Je suis la fille unique des sages, absolument inconnue des sots." 
 
Huitième volet inédit pour nous en France, Mater Terribilis trace un parallèle de l'histoire de La Pucelle, Jeanne d'Arc, à la montée en puissance de l'Inquisition et celle de l'apocalypse.
 
Roman captivant où la femme croise le fer avec l'histoire et l'homme, Mater Terribilis est le tome culminant dans cet enchevêtrement uchronique qui distille un scénario outrageusement machiavélique. Valerio Evangelisti glisse là l'ombre d'un traité d'alchimie méconnu (Aurora Consurgens) mettant en doute la doctrine ecclésiastique de cette ère meurtrière et nous donnant une nouvelle fois l'occasion de nous cultiver, hors cycle de Nicolas Eymerich.
 
Pas de pause dans cette huitième aventure, on y retrouve notre Père inquisitorial dans sa plus joviale facette de Saint-Mauvais et révèle tout son pouvoir antipathique à un lecteur en proie à des émotions diverses, mais surement pas à celui de l'ennui.
 
Mater Terribilis est un bras de fer entre le genre féminin et masculin, ainsi que le chaos engendré par ces deux facettes. Derrière ce voile fantastique, la place de la femme se dessine en révolte mystique, et, à l'image de l'ange Satan, elle est déchue du haut de sa gloire sans s'avouer vaincue car comme il est dit dans l'Isaïe 14.13:14 : "Tu as dit en ton cœur : je monterai aux cieux, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu... Je serai semblable au Très haut." 
La femme en son entité de Lucifer, n'a pas dit son dernier mot...
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