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Morne crépuscule

Nicolas Mitric (Scénariste), Alexe (Coloriste), Grey (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/08/2006  -  bd
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Morne crépuscule

Anatole et Compagnie, Tessa, Agent Intergalactique, Kookaburra, Verseau, Arkeod... Toutes ses séries ont en commun d'avoir été dessinées ou scénarisées par Nicolas Mitric. Un auteur particulièrement prolifique qui, sur cette série, a laissé les pinceaux à Grey qui fait là ses premiers pas. A noter enfin que le coloriste a changé : c'est désormais Alexe et non plus les frères Bouet qui officie sur La Voie du silence.

La voie de la tromperie

Recueilli enfant par une bande de Samouraïs, Scalp est devenu le meilleur d'entre eux dans un monde totalement ravagé par la guerre et l'invasion d'une armée extraterrestre. Avec ses compagnons, ils sont les derniers à les combattre. Mais dans le groupe des dissensions existent au rythme des amours et des jalousies de chacun. Et si leur maître ne leur avait pas dit toute la vérité ?

Un mélange qui prend mal

Si dans sa chronique mon camarade Noé désespérait de trouver le moindre sentiment dans le premier tome de ce diptyque, dans ce second on désespère de trouver des rebondissements qui tiennent la route dans le scénario. Les ficelles utilisées par Mitric sont grosses, mélangeant sans génie l'action, la science-fiction et les arts martiaux avec un maître d'armes au terrible secret, une malédiction autour des katanas et une réalité fuyante pour les héros. Ajoutez-y en plus des détours amoureux pas franchement utiles et des rivalités de collégiens dans le groupe, et l'on risque l'assoupissement à chaque planche. Ils flirtent à la moindre pause, ils tuent dès qu'ils le peuvent et surtout ils s'entretuent dans un final qui laisse sans réaction devant tant de naïveté. Peut-être le format est-il trop court. Il y a trop d'événements qui arrivent en même temps, nous laissant un peu incrédule. Peut-être que si Mitric avait eu plus d'albums pour développer peu à peu son intrigue et creuser ses personnages, il aurait donné une autre ampleur à La Voie du silence. Là on n'y voit que des lieux communs et des banalités, avec en plus trop de questions en suspens, la grosse révélation du récit s'accommodant mal de certains épisodes. Dommage car le dessin est plutôt réussi (sans génie non plus) et prometteur. Vite passons à autre chose...

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