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Mort Blanche

Christophe Bec (Scénariste), Bruno Pradelle (Coloriste), Stefano Raffaele (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/04/2011  -  bd
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Mort Blanche

Né à Milan en 1970, Stefano Raffaele travaille d'abord dans la bande dessinée italienne avant de s'orienter vers le comics américain. Il a notamment l'honneur de dessiner certaines des aventures de Batman. En 2003, il publie Fragile à la fois aux Etats unis et en France, une histoire d'amour entre zombies. Depuis il a enchaîné les séries chez nous et notamment avec Christophe Bec. Ensemble ils ont réalisé Pandemonium donc mais aussi Sarah et Prométhée.

De son côté, son compère mène une carrière en étant soit au scénario, soit aux dessins. On citera évidemment Sanctuaire mais aussi Carême, Carthago, Deus, Doppelgänger, Hanté ou Le Temps des Loups... autant de séries et d'albums réussis...

Dans l'enfer du sanatorium de Waverly

Basé sur des faits réels, le récit se passe au Waverly Hills Sanatorium aux Etats Unis qui, entre 1920 et 1960, était spécialisé dans le traitement de la tuberculose. En 40 ans, 63 000 personnes y sont décédées.
 
L'histoire de Pandemonium se déroule en 1951 lorsque Doris amène sa petite fille Cora dans cet hôpital pour  y être soignée. Elle même y trouve une place d'infirmière pour rester près de sa fille et payer les soins. Mais les choses se dégradent rapidement, que ce soit pour Cora comme pour sa mère. L'enfer atteint son paroxysme dans ce troisième et dernier album. Les deux héroïnes parviendront-elles à échapper à leur funeste destin ?

Glaçant. Une grande réussite.

Le fantastique est un art délicat en bande dessinée et Pandemonium est la preuve que Christophe Bec en est un grand spécialiste. Cette série est tout simplement glaçante, à la limite du supportable. Il y raconte l'horreur des traitements subis par les enfants, les opérations sans anesthésie, les théories aberrantes des médecins, la cruauté de certaines infirmières... Il y rajoute une touche de fantastique avec ce que seuls les enfants voient dans le sanatorium. Le résultat est totalement terrifiant, l'angoisse montant crescendo tout au long de la trilogie. Une terreur due également aux dessins de Steffano Raffaele qui servent magnifiquement cette histoire. Les ambiances, les attitudes des personnages, les toux pleines de sang des patients comme du personnel médical... tout concourt à renforcer le sentiment d'oppression.

Adossé à des faits réels, cette bande dessinée est une grande réussite. Une série que l'on ne peut que conseiller, le final étant à la hauteur des deux premiers tomes !

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