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Nostra perd la boule

Amouriq (Dessinateur), Lunven (Coloriste), Cazenove (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/01/2004  -  bd
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Nostra perd la boule

Les petites maisons d’édition ont souvent leurs auteurs maison. C’est le cas de Bamboo et de Cazenove et Amouriq. Hormis un album érotique chez Albin Michel pour ce dernier (Le Petit Monde de Pétassine) et quelques aventures ici et là (notamment des strips pour le journal Le Progrès), toutes leurs séries ont été publiées par les éditions Bamboo, que ce soit les deux tomes de Pompiers et les six tomes des Gendarmes pour Cazenove, ou les Zypers (un volume) pour Amouriq. Rien d’étonnant donc à les retrouver sur un projet commun, Nostra, toujours pour le même éditeur et dont le troisième tome sort aujourd’hui.

Voyance et gags

Nostra, version BD et caricaturale de Nostradamus, est un voyant haut en couleurs. Ayant les faveurs de la cour du roi, il jouie d’un énorme prestige et son bureau ne désemplit pas. Jusqu’au jour ou il perd son don ! Quoi de plus horrible pour un voyant ? Il découvre alors que son ami le roi a embauché une autre intime des astres et que son pouvoir annule le sien. Et son altesse royale n’a rien pensé de mieux que de la confier à Nostra pour parfaire son éducation. Difficile situation pour notre héros qui est forcé d’héberger son ennemi, même s’il ne s’agit que d’une petite fille.

Un bon moment

Même si l’on était au départ réticent à la lecture de cet ersatz de Léonard, force est de constater que Cazenove et Amouriq ont réussi leur coup. Oh bien sûr, ce n’est pas la BD du siècle, mais tous les ingrédients sont présents pour nous faire passer un bon moment. C’est toujours le même mode d’humour mais avec une continuité tout au long de l’album, les gags plus ou moins longs s’enchaînant pour former une histoire complète. Et on se laisse prendre finalement assez facilement au jeu avec ces personnages un peu barjots et ces situations délirantes (même si classiques). C’est en tout cas la preuve qu’on peut encore faire de l’humour en BD tout en gardant ses références.

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