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Organic Transfer

Lucas Moreno (Traducteur), Matt Cossin (Dessinateur), Chuck Austen (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 29/02/2008  -  bd
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Organic Transfer

Né en Californie, Chuck Austen, de son vrai nom Chuck Beckum, est un scénariste habitué des comics. Il travaille dans le monde de la BD américaine depuis les années 80 notamment pour DC et pour la série Miracleman avec Alan Moore. Il a également pas mal évolué dans les jeux vidéos (Falcon, Star Trek, Riad Rash…) avant de se lancer dans les séries télés, notamment King of the Hill et Tripping the Rift. Ces dernières années, il est revenu aux comics avec Elektra, Us War Machine, New X-Men et donc la série Infini pour les éditions des Humanoïdes Associés. Une série en collaboration avec un autre américain : Matt Cossin.

Une balle dans la tête

A la suite de multiples aventures, Kelsey Fontine, flic au sein d’un vaisseau géant abritant toute une société, prend une balle dans la tête. Jean et Nautile vont quand même essayer de le sauver en l’emmenant chez un chirurgien un peu fou capable de greffer des têtes sur des corps indépendants. Ce sera l’occasion pour les deux amis de découvrir ce que cache la mémoire de Fontine. Des souvenirs ultra-importants pour la survie de ce vaisseau monde. Car comme de juste, Fontine est au centre d’une machination gigantesque…

Un bon polar, un peu d’humour…

Du côté du scénario, la trilogie L’Infini est plutôt une réussite. Sorte de polar-cyberpunk, le récit n’apporte rien au genre mais est assez bien maîtrisé pour qu’on le suive avec plaisir. D’autant qu’en terme de narration, les deux auteurs ont choisi une intrigue plutôt ambitieuse, quitte parfois à ce que l’on ait l’impression de ne pas avoir tout compris du premier coup. Avec en plus une touche d’humour qui donne à l’ensemble une fluidité appréciable. On ne s’ennuie pas une seule seconde.

Côté dessin, le trait de Cossin est assez étonnant. Tout du moins pour un dessinateur américain qu’on aurait pu penser beaucoup plus proche du monde des comics. Ici, son trait est presque européen avec des visages lisses et une utilisation limitée des ombrages. On lui reprochera simplement d’avoir assuré un service minimum, limitant les détails, que ce soit dans les décors, les arrière-plans et les personnages. Dommage, cela aurait pu donner une dimension supplémentaire à cette série. Un constat qui est d’ailleurs le même en ce qui concerne les couleurs un peu plates et pas très relevées. Tant pis. Si L’Infini ne brille pas par son dessin, le niveau d’ensemble est toutefois assez correct pour que l’on puisse conseiller sa lecture. Une série SF à découvrir.

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