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Planète Larklight

Jean Esch (Traducteur), Philip Reeve ( Auteur), David Wyatt (Dessinateur)
Langue d'origine : Anglais UK
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 17/01/2013  -  jeunesse
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Planète Larklight

Philip Reeve, connu pour sa série steampunk Tom et Hester, nous entraîne dans un monde tout aussi passionnant avec Planète Larklight, qui paraît en poche chez Folio Junior. Le résultat est éblouissant, d’autant plus qu’on y trouve de nombreux dessins de David Wyatt, illustrateur de Tolkien et Pullman, pour ne citer qu’eux ! Accrochez-vous, ça va secouer ! 

Vers l’infini et au-delà !

Waouh. C’est le premier mot qui vient à l’esprit après avoir refermé Planète Larklight. Durant 400 pages, le lecteur devient un  voyageur «ethernaute» (du nom de la matière qui entoure le vaisseau !) et traverse le cosmos, poursuivi par des araignées géantes.

Mais juste avant cela, on fait la connaissance de nos deux héros, Arthur, douze ans, et son aînée, Myrtle, qui habitent sur une maison-vaisseau, Larklight, avec leur père. Un jour, un certaine Mr Webster sonne à leur porte, et c’est le début de grandes aventures. Ils vont être attaqués par des araignées géantes, et contraints de leur abandonner leur père, ils s’enfuient sur la lune. Ils vont alors être sauvés par une troupe de mercenaires, dirigée par le charismatique (et très jeune) Jack Havock, recherché dans tout l’univers ! Si vous avez l’impression que je dévoile une bonne partie de l’intrigue, ce n’en est pourtant que le dixième ! A partir de là, ils embarquent à bord du Sophronia, et avec leur nouveaux amis, vont connaître aventure sur aventure, pour peut-être découvrir pourquoi ces araignées en ont après eux.

Ça démarre tout de suite, il y a du danger sans arrêt, et cerise sur le gâteau, l’univers créé par Philip Reeve est d’une richesse incroyable !

 

Un cocktail très réussi de steampunk, d’humour et de créatures bizarres

Ce que l’on adore dans ce roman d’aventures, c’est qu’à chaque fois que l’on se retrouve sur une nouvelle planète, on découvre son histoire et ses étranges (et souvent dangereux) habitants. Sur la Lune, Arthur et Myrtle affrontent des mites potières et sur Venus, on découvre des plantes et des arbres qui bougent, porteurs d’un virus très contagieux. Et je ne vous parle même pas des baleines de Jupiter ou de son Cumulus géant, gardien des histoires de tous les voyageurs qu’il a croisés. Notre héros ne se laisse pas (trop) dépasser par ces rencontres impressionnantes et a toujours un petit mot pour le lecteur, en l’invitant à observer les dessins qui accompagnent ses descriptions ou en nous apprenant ce qu’est finalement devenu un personnage grâce à une note de bas de page ! Nous avons également un point de vue plus … délicat lorsqu’Arthur nous offre des extraits du journal intime de sa sœur pour que nous sachions ce qu’il est advenu d’elle lorsqu’elle s’est faite enlever par les araignées.

Dans ce récit futuriste, il y a aussi une touche très steampunk avec le look rétro des vaisseaux et des costumes des personnages, l’action qui se déroule aux environs de 1850 et Londres qui se prépare à accueillir l’exposition universelle… Pour l’anecdote, nos personnages ont l’honneur de croiser le voyageur Richard Burton, en pleine histoire d’amour, et même Isaac Newton !

 

De l’action, de l’humour, des personnages hauts en couleurs, un univers plein de fantaisie et des illustrations très détaillées… il y a tout pour apprécier Planète Larklight ! Petit bémol, tout ce foisonnement de détails sur l’histoire de chaque planète et les nombreux personnages secondaires ont tendance à ralentir la lecture, à nous couper de l’intrigue. Et lorsque Folio Junior indique « à partir de 10 ans » sur la quatrième de couverture, je rajouterai juste qu’il faut quand même être un bon lecteur, et que les adultes sont eux-aussi invités à se plonger dans ce récit hautement fantaisiste !

Pour les fans, il existe un autre tome mettant en scène Arthur et Myrtle, L’hôtel étrange, qui n’est pas encore paru en poche.

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