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Providence

Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/05/2011  -  bd
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Providence

Philippe Ogaki est connu comme dessinateur, pour les séries sur lesquelles il a travaillé avec plus ou moins de réussite (Les Guerriers du Silence, Meteors). Avant de se lancer dans la bande dessinée, il a travaillé dans l'architecture et le cinéma d'animation. Il revient, cette fois en signant le dessin, mais aussi le scénario de sa nouvelle série : Azur.

Pirates des Airs

Sam est un baroudeur. Avec son vaisseau, il fait un peu de contrebande entre les ports aériens. Quand il voit débarquer la jeune Nikki, il pense tout de suite à l'intérêt pécunier qu'il peut y avoir à comprendre ce qu'elle vient faire dans ce lieu perdu, où traînent pirates et marins avinés.

Nikki, elle, recherche ses origines, la trace de son grand-père, fameux pirate – ou vieux fou, c'est selon. Entraînés l'un et l'autre dans des combats et des fuites, ils vont tous les deux nous faire parcourir ce port des airs et les navires qui y accostent.

Dans l'air du temps

Il est des sujets récurrents dans la littérature, qu'elle soit écrite ou dessinée. Vampires, sorciers... et pirates. Par ailleurs, depuis Miyazaki et d'autres auteurs japonais, les univers aériens ont acquis leur droit d'exister dans l'imaginaire de la jeune génération. Ainsi, placer des pirates dans un univers de vaisseaux aériens est tout à fait dans l'air du temps.

Toutefois, ce choix a un revers : rien ne distingue vraiment Azur des autres séries du même genre, ni les personnages (jeune fille au caractère trempé, pirate au grand cœur et même un loup-garou pour faire un peu fantastique), ni les ruelles sordides ou les tronches usées des pochtrons de service. On cherche partout l'idée, le déclic qui ferait ressortir ce volume.
En vain... Ni le scénario rocambolesque – pas plus mauvais que la moyenne, ceci dit – ni le dessin. Ce dernier se veut simple, à tendance mangas pour jeune, avec quand même parfois des décors plus travaillés. Cela lui donne un aspect un peu fou et magique au départ, qui fait un peu fouillis à la longue.

Au final, Azur n'est pas plus mauvais que le reste de la production actuelle du genre, mais n'offre rien de transcendant au lecteur.

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