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Quand pleure le crépuscule

Michel Borderie (Illustrateur de couverture), Jean-Pierre Fontana ( Auteur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/03/2007  -  livre
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Quand pleure le crépuscule



Les Éditions Eons, tournées à la fois vers le passé et l'avenir de la SFF restent fidèles à leur ligne d'origine avec la publication de Quand pleure le crépuscule.
L'auteur; Jean-Pierre Fontana  a, depuis 1966, œuvré sur tous les fronts de la science-fiction. Il est à l'origine non seulement d'un nombre impressionnant de romans et de nouvelles, mais aussi de la première convention française de science-fiction et du Grand prix de l'Imaginaire.
Jean-Pierre Fontana dirige, depuis 2005, Lunatique, la nouvelle formule de la revue des Univers de l’Imaginaire.
Déjà paru en 1992 au Fleuve Noir Anticipation sous le titre La Colonne d'émeraude, le récit de Quand pleure le crépuscule est entièrement revu et corrigé.

Un Space Opera

Krish Ambelunga fait partie des passagers du Sergeant Pepper, un vaisseau Découvreur spatial, en quête d'un système habitable. Persuadé d'avoir tout vu en matière de planètes inconnues l'explorateur est convaincu que l'être humain est l'unique entité vivante et intelligente de l'univers.
Il prend donc l'arrivée aux abords de Magdarêva avec une désinvolture qui ne tardera pas à s'effriter. La planète produit sur l'équipe d'exploration au sol un sentiment de malaise diffus, avant de réagir de plus en plus étrangement à l'intrusion des terriens qui provoque sur le climat de ce monde des dégâts considérables.
Ambelunga est partagé entre l'appréhension qu'il partage avec son équipe et sa fascination pour l'émeraude véritable plantée comme un doigt géant dans le sol de Magdarêva. Il hésite alors à s'avouer vaincu par la nouvelle planète.

L'autre point de vue en miroir.

Le récit de l'exploration de Magdarêva peut sembler des plus classiques.
Les constantes du genre sont là : un vaisseau capable d'atteindre des vitesses supra-luminiques, un explorateur débordant de testostérone, une jolie jeune femme, des désaccords au sein de l'équipe, des ennuis mécaniques...
Pourtant Quand pleure le crépuscule diffère du Space op de base, en proposant, en parallèle le point de vue autochtone sur l'agression humaine.
Les chapitres consacrés aux indescriptibles habitants du monde découvert sont empreints d'une grande poésie. Leur aspect éthéré, leur mode de communication, le flou des descriptions de leur beauté absolue, tout cela contribue à les séparer radicalement, dans un schéma presque manichéen de la brutalité et de l'étroitesse de vue des hommes qui accumulent les erreurs et les maladresses, obstinés qu'ils sont dans leur quête d'un Eldorado.

Science-fiction de divertissement

Qu'on ne s'y trompe pas, cependant. La relative originalité de l'histoire de Krish Ambeluga et ses compagnons et la dimension morale que peut prendre son déroulement ne suffisent pas à dérouter le  lecteur familier du genre. Quand pleure le crépuscule n'a rien d'un traité de philosophie. C'est un roman de divertissement qui s'assume et  qui se lit facilement.
La nouvelle jointe au roman est signée Clark Dalton. Plus classique encore, elle vient ajouter à la légèreté de l'ensemble. Adam Helling, civil emprisonné par les soldats de la Terre est forcé de jouer la bombe humaine contre les ennemis Scarabées. Se venger des hommes devient son objectif.
Au bout du compte, l'ouvrage constitue un moment d'évasion qui, sans être inoubliable, laisse en bouche un vrai goût d'ailleurs.

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