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Shiki, tomes 5 et 6

Fuyumi Ono (Scénariste), Ryu Fujisaki (Dessinateur), Arnaud Delage (Traducteur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Japonais
Aux éditions : 
Date de parution : 31/05/2011  -  bd
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Shiki, tomes 5 et 6

Fuyumi Ono, née en 1960, est une écrivaine japonaise connue notamment pour être l’auteur de la série Les 12 royaumes (Milan jeunesse), à partir de laquelle un anime a été créé.
 
Ryū Fujisaki est un mangaka né en 1971. Il est connu pour être l’auteur de Hoshin, l’Investiture des Dieux. C’est à dix-huit ans qu’il est primé lors du trente-neuvième prix Tezuka pour une histoire courte intitulée Hamerun no Fuefuki. Remarqué par les responsables de la maison d’édition Shūeisha, il monte à Tōkyō trois ans plus tard pour y faire ses débuts de dessinateur de mangas.

La folie rôde

Cerné par la mort, prisonnier d’une situation qui semble sans espoir, le docteur Ozaki sombre dans la folie. Pour trouver un moyen de vaincre les shiki, il décide de mener de terribles expériences sur le corps en mutation de sa propre femme. Il est cependant trop tard pour Natsuno : son ami Tooru s’apprête à le vider une dernière fois de son sang…

L’horreur n’en finit pas

Chaque volume de cette série prend un degré supplémentaire dans l’horreur : le village tranquille des débuts se trouve de plus en plus isolé, et les vampires finissent par prendre le dessus. De plus en plus isolés, les quelques protagonistes au courant de la véritable nature de la maladie qui touche le petit hameau sont complètement désemparés, au point de devenir des monstres pires que ceux qu’ils combattent…

La série prend maintenant un tournant moins manichéen : si l’attitude des monstres responsables de l’épidémie laissait entrevoir deux camps opposés, les choses ne sont pas aussi simples. Les hommes comme les vampires sont des monstres, à leur manière, et les pires d’entre eux ne sont pas forcément ceux auxquels on aurait pensé. L’auteur met en scène les plus bas instincts de l’homme, et ce n’est pas beau à voir, sachant qu’aucune lueur d’espoir ne vient adoucir un tableau décidément bien sombre.

Le trait de Ryu Fujisaki s’adapte parfaitement à l’univers sombre de Shiki : le contraste entre noir et blanc est toujours aussi saisissant, et fait ressortir les tensions qui habitent les personnages. Les amateurs d’ambiances sombres et de plongée dans la noirceur humaine peuvent découvrir sans hésiter cette excellente série !

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