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Tempête noire

Eric Stoffel (Scénariste), Luc Brahy (Scénariste), Emmanuel Pinchon (Coloriste), Michel Espinosa (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/12/2006  -  bd
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Tempête noire

Eric Stoffel est un scénariste au parcours atypique. Scientifique, puis commerce et radio, il a scénarisé plusieurs albums chez Clair de Lune ou Vents d’Ouest. Il collabore avec Michel Espinosa au dessin sur deux histoires courtes de Tinyas mais Tempête noire est leur premier album ensemble. Avec eux, on trouve Luc Brahy qui collabore au scénario. En tant que dessinateur et/ou scénariste, ce dernier a déjà signé plusieurs cycles chez Vents d’Ouest, Clair de Lune ou Dargaud.

Plongeon dans les intrigues de la CIA

L’agent Sirweed Galver est proche de la retraite après de bons et loyaux services pour la CIA où il occupe à présent le poste de directeur des opérations d’infiltration : autant dire un poste clef de l’agence. Veuf et père de deux filles, il aspire à une retraite bien méritée lorsque son agent et ami Peter Tasker disparaît en opération secrète. Ce dernier est infiltré dans la mafia russe avec pour mission de faire main basse sur les actifs pétroliers sibériens, nom de code : Tempête noire.
Alors que Sirweed essaie de retrouver sa trace, il essuie une première tentative d’assassinat. La chasse à l’homme commence…

Polar et espionnage


La BD comme au cinéma, la devise de la collection Grand Angle n’a jamais aussi bien portée son nom. CIA, conspiration, espionnage russe et grand banditisme, tous les éléments « classiques » de l’espionnage sur grand écran sont présents dans cette intrigue. Mais attention, Sirweed Galver n’est pas un nouveau James Bond. Dynamique quinquagénaire, ce héros se montre plus routinier des intrigues diplomatiques et des opérations secrètes que des démonstrations de gâchettes.

Ce premier tome pose le décor d’un mystère compliqué et tortueux. Les dessins, d’un genre plutôt réalistes sont très sombres et le découpage des vignettes est très classique. Il en ressort un sentiment structuré et oppressant. L’enchaînement des plans rappelle fortement celui d’un story-board.

L’agent Sirweed est un personnage intéressant. Son âge et sa carrière lui donnent une assurance qui le fait paraître dans son élément dans les situations les plus alambiquées.
Evidemment, le sujet de cet album est loin d’être inédit et certains passages font un peu « clichés ». Mais l’intrigue est bien construite et monte crescendo. On attend la suite avec impatience.

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