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Terre d'Horizon

Nicolas Jarry ( Auteur), Julien Delval (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 28/02/2001  -  livre
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Terre d'Horizon

Après avoir déboulé dans le petit monde de la SF comme un chien dans un jeu de quille avec son premier livre, Le Loup de Deb, voici l’heure redoutable de la confirmation pour Nicolas Jarry. L’épreuve est d’autant plus délicate que son premier opus était tout simplement excellent. On s’était régalé en octobre dernier avec l’histoire de ce chevalier pochtron prêt à traverser la moitié du monde pour trouver trois bouteilles d’un grand cru.

Exit le Loup de Deb !

Pour ce nouveau livre, Terre d’Horizon, changement de ton. Exit le chevalier de Deb et le " il " du conteur. Désormais, c’est Nambi le héros (le jeune guerrier Sînamm) et la narration passe à la première personne. Cela semble anodin et pourtant, la transition est plus importante qu’il n’y paraît. En changeant de personnage principal, l’écriture et l’ambiance se modifient peu à peu. D’un livre à la limite de la parodie (Le Loup de Deb), on se dirige vers un récit plus classique et aventureux (Terre d’Horizon). Que voulez-vous, Nambi du haut de sa vingtaine d’années est moins haut en couleur que le vieux et truculent chevalier d’Asquin…

Le monstre des abysses rode…

Cela n’empêche pas le récit d’être agréable. Cette longue migration des tribus Sînamm vers la terre promise par-delà l’océan est sympathique. On peut les suivre tout au long de la traversée jusqu’aux premiers jours sur le nouveau continent avec Nambi, sa jeune amie et sa sœur. Bien sûr, ils leur arrivera des tas d’aventures que je ne développerais pas ici. Il y aura entre autres de la mutinerie dans l’air, un monstre des abysses tout droit sorti d’un cauchemar de Lovecraft et quelques bonnes batailles pour finir le roman. Le tout sans oublier les ingrédients classiques de la plupart des sagas de fantasy : des duels à l’épée, de la magie et, puisque nous sommes sur l’eau, des tempêtes terrifiantes…

On rit moins, mais on ne s’ennuie pas.

L’impression est donc plutôt bonne. L’écriture est fluide et malgré quelques petites maladresses, l’ensemble se tient bien. Et puis, cette histoire en appelle d’autres sans doute plus prometteuses. Bref, si l’on rit moins que pour le premier tome, on ne s’ennuie jamais. Finalement, c’est le principal. Un virage réussit.

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