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The Key Quête Quouest Ouane

Eric Herenguel (Scénariste, Dessinateur), Dameex (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2006  -  bd
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The Key Quête Quouest Ouane

Né en 1966, Eric Hérenguel commence véritablement sa carrière en bande dessinée avec la série Carnivores chez Glénat en 1991 avant de prendre la place de Laurent Vicomte dans la série Balade au bout du monde. Mais sa pleine dimension, il l'acquiert avec la série Krän. Une saga particulièrement violente, pleine de blagues grasses et crades mais avec un vrai fond satirique sur les sagas de fantasy. Dernièrement, il a ajouté une nouvelle corde à son arc en commençant la superbe série : Lune d'argent sur Providence, un polar fantastique dans une petite ville du far west.

De l'utilité du GPS...

Partis rejoindre le pays des Bombasses, la Nymphonie, Krän et Kunu finissent par se perdre au pays de Nadaland. Là ils y rencontrent un elfe, un nain, des centaures et tout un tas de créatures avec lesquelles se bastonner. Mais entre deux baffes, ils vont surtout découvrir un pays et ses règles très particulières de l'hospitalité.

Ouf...

A la lecture du très décevant premier tome du cycle paralèlle Krän - Univers, on craignait que la série mère tombe dans les mêmes travers. On craignait également que la multiplication des activités pour Eric Hérenguel soit préjudiciable à la qualité de Krän (il réalise en même temps Lune d'argent sur Providence et le scénario de Krän - Univers). Qu'on se rassure, il n'en est rien. C'est même l'inverse. Plutôt que de s'essouffler dans un énième tome dans le même background, Hérenguel a décidé de partir avec ses deux héros à la découverte du pays de Nadaland à forte connotation orientale. Evidemment, il y est de nouveau question de bagarres, de bons mots graveleux et de jolies filles. Mais si l'humour est toujours aussi gras, le changement de décor apporte un souffle nouveau. D'ailleurs on a même le sentiment que la série prend un peu d'ampleur et que l'auteur a trouvé un vrai terrain de jeu puisque pour une fois, cet album n'est pas un one shot. Il sera donc de nouveau question du Nadaland dans le tome neuf.

Côté dessin, le trait est toujours aussi précis et Eric Hérenguel n'est pas économe de détails. Tant mieux. Le découpage paraît même un peu plus présent avec semble-t-il une légère augmentation du nombre de cases. Là aussi on ne s'en plaindra pas. Seul petit bémol, puisque nous sommes au Nadaland, on aurait aimé des couleurs et des décors qui changent un peu visuellement. Un peu plus orientaux peut-être puisque c'est la thématique du pays... Rien de bien grave toutefois. Il y a toujours une vraie jubilation à lire cette BD. Au bout du huit tomes, on peut dire que c'est un signe de réussite !

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