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Une planète pour Copponi

Pierre Gévart ( Auteur), Marek Bazylow (Illustrateur de couverture)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/05/2006  -  livre
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Une planète pour Copponi

Pierre Gévart, en plus d'être directeur de l'INRA de Lille, est écrivain. Touche-à-tout, il a travaillé sur des pièces de théâtre, rédigé des ouvrages très sérieux – comme Réussir ses notes de synthèses – et aussi écrit de nombreuses nouvelles et plusieurs romans de science-fiction. Amateur de SF, il dirige le fanzine Géante Rouge. Il travaille actuellement sur le cycle de Khopnê, qui compte déjà deux tomes publiés et deux autres en préparation. Une Planète pour Copponi, publié à l'origine sous le pseudonyme de Hugo Van Gaert, en est le premier opus.

Désastreuse colonisation

L'Orejona est parti de la Terre depuis dix ans pour préparer une émigration massive de la population terrestre en créant une colonie dans un autre système planétaire. Enfin, la nef arrive avec ses dix mille passagers en orbite d'une planète de type terrestre. Il est temps, car les futurs colons s'impatientent et ont perdu le moral. Ils sont excités à la perspective de découvrir leur nouveau foyer et à la limite de se mutiner pour quitter plus rapidement le navire.

Le principal souci du commandant Pasternov est que la planète qu'ils survolent est totalement morte. Elle semble pouvoir être rendue habitable, mais il n'y a aucune trace de vie à sa surface et chaque expédition envoyée au sol se termine de manière désastreuse. Pour lui-même et son équipe, la seule solution envisageable est de repartir, d'aller chercher plus loin... Ce qui implique un a voyage d'au moins dix ans.

Les passagers ne l'entendent pas de cette oreille. Rapidement la révolte gagne entièrement le vaisseau, tout se dégrade à bord et une guerre fratricide décime la population. Chacun doit faire son choix et agir come il le pense juste, même si cela peut mettre en péril la survie de toute l'expédition.

Réfléchi mais peu crédible

Bien que le genre du livre s'apparente à du Space Opera, le sujet réel du livre est beaucoup plus intime et humain. Gévart nous parle des pulsions humaines, depuis le sexe jusqu'à l'instinct de survie, de la soif de pouvoir et de l'abnégation. Il cherche à montrer comment les travers des hommes et des femmes peuvent se révéler et s'exalter lorsque les circonstances deviennent dramatiques après des années de promiscuité.

Mon avis est qu'il a raté son texte. En effet, soucieux de faire de la science fiction tout en analysant l'âme humaine, il nous promène d'un côté et de l'autre sans jamais aller vraiment au fond des choses. Chacun de ses personnages est un stéréotype sans profondeur, aux réactions souvent outrées et peu compréhensibles. Il en résulte une gêne pour le lecteur qui aurait dû rentrer plus intimement dans l'histoire. Pourtant d'autres écrivains ont effleurés ce type de sujet avec plus de bonheur.

L'ouvrage ne manque toutefois pas totalement d'intérêt. Il résulte d'une vraie réflexion sur l'homme, même si le rendu n'est pas aussi poussé qu'il aurait pu l'être. La vision du futur que nous brosse Gévart est sombre, tant pour l'avenir de la Terre que pour l'esprit humain. Elle est là pour nous interroger et nous faire réfléchir à notre tour.

Toutefois, de bien meilleurs ouvrages ont été écrit sur ce sujet et méritent plus notre attention que celui-ci.

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