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Urkhan, le Prince Enéïde

Juan Santa Cruz (Dessinateur), Frédéric Brrémaud (Scénariste), José Luis Roger (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/11/2002  -  bd
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Urkhan, le Prince Enéïde

Frédéric Brrémaud n'en est pas à son premier scénario de BD. Il a fait paraître de nombreuses séries, notamment chez Soleil, qui ne sont pas toutes de même niveau. Citons Robin Hood, une Bande dessinée de médiéval fantastique plutôt sympa, dont le tome 2, Morrigan, paraîtra incessamment sous peu avec Loche au dessin. Cœur de Royaume (tome 2 : Amazones, Soleil, mai 2001) aussi se lit bien même s'il n'y a rien d'exceptionnel. Comme il le dit apparemment lui-même, il " peut travailler avec n'importe qui, sur tous les sujets portés sur le décalé et l'ignoble ". C'est dire… Juan Santa Cruz signe là sa première BD chez Soleil, mais il aurait déjà travaillé pour Marvel.

Y'a des périodes où rien ne va...

Au royaume des Enéïdes, tout ne va pas pour le mieux. Le fils aîné du roi, banni il y a dix ans à la suite d'un coup d'Etat manqué, revient à la tête de Légions de Fer. Les Astriennes sont tombées elles aussi en disgrâce. Le Roi organise la fuite de son peuple tandis que Urkhan, son deuxième fils, couvre le replis. Ce dernier malgré ses efforts ne parvient pas à sauver sa fiancée, la Princesse Thesséa. Mais le chagrin est vite oublié lors de la rencontre avec une magnifique Astrienne venue lui proposer une alliance. Il cherche aussi l'appui d'un étrange peuple à l'apparence humaine venu des étoiles qui ont une supériorité technologique mais qui prône la non-intervention.

Laborieux...

Espérons que le deuxième tome sera mieux parce que le premier est laborieux et ennuyeux. L'histoire est le plus souvent convenue. C'est le scénario d'héroïc fantasy dans tout ce qu'il a de plus conventionnel. Un preux chevalier version barbare avec les muscles saillants et le cerveau inversement proportionnel, la belle et farouche guerrière, le bouffon de mise en la personne du maître d'armes, et bien sûr le mélo du début avec la mort affreuse de la belle princesse si douce. On ne s'attache pas aux personnages, et par là même à l'histoire, qui ne sont pas fouillés et qui tombent le plus souvent dans la caricature grossière. Mais on garde le meilleur pour la fin, l'intervention inopinée d'extraterrestres de forme humanoïde. Et avec eux tous les poncifs du genre de la Science-Fiction, supériorité technologique, non-intervention, rébellion de l'un d'entre eux… Bref, rien de bien savoureux. Les dessins sont par contre en adéquation avec ce triste scénario. C'est le dessin type de ce genre de série " héroïco-barbaresque " en plus mal dégrossi. Et on n'échappe pas à la pleine page finale. En somme une BD qui surfe sur la vague, ô combien rentable, de l'héroïc fantasy mais qui n'apporte absolument rien à sa lecture.

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