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Volume Troisième

Djillali Defali (Dessinateur), Eric Corbeyran (Scénariste), Pérubros (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/05/2006  -  bd
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Volume Troisième

En accumulant les séries (Petit Verglas, Le Régulateur, Weëna, Le Territoire, Le Chant des Stryges, Le Clan des Chimères…), Eric Corbeyran peut s’enorgueillir d’avoir dépassé le million d’albums vendus. Un petit exploit pour un scénariste particulièrement prolifique et qui navigue aussi bien dans les remous de la fantasy, que dans ceux du polar, du fantastique ou du thriller. Avec La Loi des 12 Tables, il s’est lancé dans un défi assez fou : réaliser une série de six tomes au rythme d’un volume tous les deux mois. Il s’est adjoint pour ça un dessinateur aussi talentueux qu’il travaille vite : Djilali Defalli.

Asphodèle et les complots

Décidément la vie d’Asphodèle, jeune sorcière talentueuse, est plus que compliquée. A peine a-t-elle réchappé de justesse à son exécution pour un meurtre qu’elle n’a pas commis que les ennuis continuent à s’abattre. Une nouvelle fois elle va devoir se protéger elle et ses proches contre ceux qui lui en veulent. Surtout il lui faut comprendre qui veut lui nuire et pourquoi ? Une tâche compliquée tant les cartes sont brouillées…

Enfance…

Comme dans les deux premiers volumes de la série, Corbeyran multiplie les rebondissements, les trahisons et les coups de théâtre. Peut-être parfois un peu trop. On a la sensation qu’il prend des chemins de traverse pour parvenir à son but. Surtout certains personnages semblent condamnés à faire la girouette sans jamais vraiment choisir leur camp. Une instabilité dont on comprend l’intérêt en terme de suspens mais qui ici en devient presque gênante. Les retournements de veste apparaissent un peu faciles. Même chose d’ailleurs pour les rebondissements qui parfois manquent de crédibilité. Toutefois ce troisième tome a surtout le mérite d’en dévoiler un peu plus sur l’enfance d’Asphodèle. Un passage qui permet de mieux comprendre la psychologie de l’héroïne et lui donne un peu plus d’épaisseur. D’ailleurs on sent un petit changement dans son caractère et une hostilité moindre envers la gente masculine.

Côté dessins, Djilali Defalli est à la fois remarquable et décevant. Remarquable parce que son découpage donne un certain dynamisme au récit et certaines planches notamment lorsqu’il s’attarde sur les visages de ses personnages. C’est sa grande force de savoir saisir toute l’intensité des expressions faciales. Il est aussi bien servi par la mise en couleur de Pérubos, que l’on peut aussi qualifier de remarquable. Les ambiances visuelles deviennent avec lui (elle ?) marquantes et très agréables à suivre, avec en plus une certaine homogénéité. Il s’en dégage une douceur et une chaleur peu courantes. Malheureusement le dessin de Djilali Defalli est parfois défaillant. Ce sont des attitudes, des positions des personnages, des décors… où l’on sent qu’il manque son exigence du détail. Sans doute l’explication est-elle à chercher dans la rapidité d’exécution qui lui est demandée (6 albums en 12 mois là où les autres dessinateurs en font un par an). Rien de très grave, mais ces petites maladresses gâchent un peu le plaisir même si globalement il tient la distance. Affaire à suivre…

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