Ciné : Un avis sur The Limits fo Control de Jim Jarrmusch

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Film que j'avais vu au ciné mais dont j'avais oublié de faire une cirtique. La sortie récente du DVD donne l'occasion de rattraper cela.
J'ai rarement pris une telle claque devant un film, mais elle sera sans doute très difficile à partager. La seule manière de rendre le film et de le résumer. On se jette donc à l'eau.
Nous suivons une esépce d'agent secret énigmatique, impassible et presque muet (impassible, encore que) dans une mission à travers l'Espagne dont (surprise) nous ne saurons pas grand-chose. Parceque vous n'êtes pas dans un véritable film d'espionnage. nom de nom, et en guise d'aventures,v ous n'aurez qu'une série, répétitive comme une piéce de musique minimaliste, de dialogues qui comment tous de la même façon ("vous ne parlez pas espagnol, n'est-ce pas ?") et se finissent de même (l'échange d'une boîte d'allumette). Entre deux, des respirations avec des visites au musée et spectacles que le réalisateur arrive plus-qu'habilement à nous rendre intriguant.
On se doute bien que le final, malgré sa logique implacable et sans doute pour cette raison même, n'a rien d'un twist final imprévisible (doux euphémisme). Car l'interêt du film, à l'image de la mission, n'est pas dans la direction qu'il prend, mais dans le voyage en lui-même. On passe de la mégapole madrilène à l'arrière-pays andalou puis à la cambrousse sauvagel, de l'actrice de cinéma au musicien bohème puis au cow-voy amateur de peyotl ; on découvre à chaque rencontre un pan de la culture.mondiale (un agent en mission, avons-nous dit ? ) ; chaque recontre est un bijou d'ambiance servie par une photogpraphie sublime et une musique planante.

Bref, la seule chose de sensée à dire sur ce film est qu'il constitue un poéme filmé, qui bien que pas du tout creux car constituant un hommage à la culture mondiale opprimée, nécessite de se laisser envahir par sa musique, au risque d'être laissé sur le carreau.

Soslan
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