Jean-Philippe Jaworski : La politique dans Gagner la Guerre... Tous pourris ?

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Razheem L'insensé a écrit:
Autrement, on sent dans Gagner la Guerre une profonde volonté de briser l'image des héros proprets et trop corrects. Cette ambiance "tous pourris", même si j'y adhère totalement", serait-elle le reflet de votre perception de notre époque ? Je ne peux m'empêcher d'établir également le parallèle entre ce livre et le trône de fer, pas tant que niveau de la construction mais plutôt de ce refus du manichéisme. Est-ce une de vos influences ?


Non, je n'ai pas lu le Trône de Fer.

Quant à l'ambiance "tous pourris", elle ne correspond pas à la conception que je me fais de l'homme, mais elle reflète en partie les périls que je crains pour nos démocraties. Le déficit démocratique des institutions européennes, le poids des lobbies, l'impuissance des Etats face à la Finance, l'apologie de la "délégislation" par les godillots libéraux, et en corollaire le mépris des citoyens et du bien commun : la République de Ciudalia en est sans doute une modeste métaphore.

J'étais en plein dans la composition de Gagner la Guerre pendant l'élection présidentielle de 2007. Quand Nicolas Sarkozy est parti fêter sa victoire au Fouquet's avec son clan de lieutenants, de clients et de patriciens, j'ai dit à André-François Ruaud que la réalité rattrapait ce que j'écrivais.
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