Science : Un traitement pour Alzheimer

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Cette semaine, deux avancée majeurs dans la prise en charge de la maladie d'Alzheimer.
Chacune dans un domaine clef de la maladie.

La première découverte, publié dans Nature medicine affine de manière très intéressante, nos connaissance quant à l'étiologie de la maladie.

Il est connu depuis quelque temps maintenant que la maladie d'Alzheimer s'accompagne de dépôts dans le cerveau. Ces dépôts sont des plaques amyloïdes constitués de protéine Aβ amyloïde ou proétine Abéta. En bref, ces protéine Abéta s'accumulent dans les plaques séniles des parois des vaisseaux cérébraux par exemple, ce qui aboutit tout d'abord à des troubles neurologiques puis à la mort.

Et bien des chercheurs de Harvard viennent de publier que ce sont en fait des dimères solubles de ces protéines abéta qui sont à l'origine de la maladie, et que la plaque elle même est inactive. Elle constitue simplement un dépôt insoluble qui relargue régulièrement des dimères qui sont eux toxiques.

Cf. News 17 ci-dessous.

Connaître l'agent étiologique d'une maladie est toujours primordiale avant de trouver une thérapeutique adéquate.

Cette vérité de Mr Lapalisse n'a jamais été aussi vrai cette semaine où en parallèle de la news 17, deuxième découverte concernant Alzheimer, mais cette fois ci, concernant le traitement. (Cf. news 18)

En effet, des chercheurs en Allemagne viennent de trouver un médicament, à l'origine un simple anti-inflammatoire, mais qui en plus a la propriété d'empêcher la formation de la plaque de protéine A Béta amyloïde en "bloquant" les oligomers de proétines A béta.

Conséquences de l'utilisation de ce médiacament en modèle animale, diminution de 70% de formation de la plaque Abéta.

Et comme vous avez encore en tête le résultat de la news 17, vous n'êtes pas surpris du résultat chez la souris de l'utilisation de ce traitement :

Moins de perte de la mémoire, moins de troubles neurologiques !



Hypothèse personnelle en reliant les news 17 et 18 : il y a moins de troubles cliniques, car moins de plaques, donc de relargage des des dimères toxiques.

Mode SF ON/
Reste plus qu'à trouver un médicament complémentaire pour inhiber les rares dimères produits une fois que la plaque est réduite de 70% par le traitement de la news 18, et hop, la Maladie d'Alzheimer est guérie !!!
/Mode SF off

News 17
Citation:
Nat Med. 2008 Jun 22


Amyloid-beta protein dimers isolated directly from Alzheimer's brains impair synaptic plasticity and memory.

Shankar GM, Li S, Mehta TH, Garcia-Munoz A, Shepardson NE, Smith I, Brett FM, Farrell MA, Rowan MJ, Lemere CA, Regan CM, Walsh DM, Sabatini BL, Selkoe DJ.

[1] Center for Neurologic Diseases, Brigham and Women's Hospital and Harvard Medical School, 77 Avenue Louis Pasteur, Boston, Massachusetts 02115, USA. [2] Department of Neurobiology, Harvard Medical School, 220 Longwood Avenue, Boston, Massachusetts 02115, USA.

Alzheimer's disease constitutes a rising threat to public health. Despite extensive research in cellular and animal models, identifying the pathogenic agent present in the human brain and showing that it confers key features of Alzheimer's disease has not been achieved. We extracted soluble amyloid-beta protein (Abeta) oligomers directly from the cerebral cortex of subjects with Alzheimer's disease. The oligomers potently inhibited long-term potentiation (LTP), enhanced long-term depression (LTD) and reduced dendritic spine density in normal rodent hippocampus. Soluble Abeta from Alzheimer's disease brain also disrupted the memory of a learned behavior in normal rats. These various effects were specifically attributable to Abeta dimers. Mechanistically, metabotropic glutamate receptors were required for the LTD enhancement, and N-methyl D-aspartate receptors were required for the spine loss. Co-administering antibodies to the Abeta N-terminus prevented the LTP and LTD deficits, whereas antibodies to the midregion or C-terminus were less effective. Insoluble amyloid plaque cores from Alzheimer's disease cortex did not impair LTP unless they were first solubilized to release Abeta dimers, suggesting that plaque cores are largely inactive but sequester Abeta dimers that are synaptotoxic. We conclude that soluble Abeta oligomers extracted from Alzheimer's disease brains potently impair synapse structure and function and that dimers are the smallest synaptotoxic species.



News 18 :
Citation:
: J Exp Med. 2008 Jun 23.

CNI-1493 inhibits Aβ production, plaque formation, and cognitive deterioration in an animal model of Alzheimer's disease.

Bacher M, Dodel R, Aljabari B, Keyvani K, Marambaud P, Kayed R, Glabe C, Goertz N, Hoppmann A, Sachser N, Klotsche J, Schnell S, Lewejohann L, Al-Abed Y.
Department of Neurology, Philipps-University Marburg, 35039 Marburg, Germany.

Alzheimer's disease (AD) is characterized by neuronal atrophy caused by soluble amyloid beta protein (Abeta) peptide "oligomers" and a microglial-mediated inflammatory response elicited by extensive amyloid deposition in the brain. We show that CNI-1493, a tetravalent guanylhydrazone with established antiinflammatory properties, interferes with Abeta assembly and protects neuronal cells from the toxic effect of soluble Abeta oligomers. Administration of CNI-1493 to TgCRND8 mice overexpressing human amyloid precursor protein (APP) for a treatment period of 8 wk significantly reduced Abeta deposition. CNI-1493 treatment resulted in 70% reduction of amyloid plaque area in the cortex and 87% reduction in the hippocampus of these animals. Administration of CNI-1493 significantly improved memory performance in a cognition task compared with vehicle-treated mice. In vitro analysis of CNI-1493 on APP processing in an APP-overexpressing cell line revealed a significant dose-dependent decrease of total Abéta accumulation. This study indicates that the antiinflammatory agent CNI-1493 can ameliorate the pathophysiology and cognitive defects in a murine model of AD.

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