Une interview de Jack Vance

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Ce n'est pas franchement de l'actu mais je suis retombé ce matin sur une interview de jack Vance qui date de 2002 et qui a été traduite en français sur le site http://www.noosfere.com/jackvance


Petit extrait :

"Avez-vous voulu toujours être un auteur ?
Vance : Oui. Non pas parce que j'ai un quelconque grand instinct créatif. C'est uniquement parce que je voulais avoir un travail où je n'aurais pas de patron, où je n'aurais pas besoin de me présenter quelque part à une heure donnée. Et après avoir beaucoup bricolé ici et là, j'y suis finalement arrivé. Je n'ai jamais travaillé dans un bureau de ma vie. Cela vous limite, apparemment, quand vous travaillez dans un bureau : vous êtes une créature dans une petite cellule sous la surveillance et l'autorité de quelqu'un. Mais j'ai bien sûr travaillé à des emplois où j'ai été soumis à autorité. J'ai été charpentier pendant quelque temps, et tout le monde surveille ce que vous faites. En fait, dans presque n’importe quel boulot que vous faites, vous êtes surveillé.
(...)

Comment était l'ambiance des milieux des écrivains et de l'édition quand vous avez commencé à écrire ?
Vance : Très dure à forcer. Dur d’y entrer et vous ne pouviez pas y gagner d'argent. Je travaillais pour un demi cent le mot. D’abord, je ne suis pas un auteur rapide, c'est pourquoi pendant les premières années j'ai dû faire d'autres boulots. Comme je l'ai mentionné, j'ai été charpentier pendant quelque temps. Puis j'ai travaillé pour une société qui aménageait des immeubles en bureaux. Un assez bon travail. J'avais une camionnette pour moi tout seul, et j’étais plus ou moins maître de mon temps pour faire ces aménagements. Le meilleur boulot possible, je pense. C'était facile. C'est assez simple, comme du Lego. Par contre, être charpentier était un travail beaucoup plus pénible, vraiment. Cela exige beaucoup plus de vous, tant physiquement que mentalement, vous savez — vous devez être sur le qui-vive à cause des erreurs et parce que vous avez un contremaître qui vous souffle dans le cou en permanence. Vous devez produire ou vous vous faites jeter."
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