Une interview de Sam Nell

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Elbakin.net a mis en ligne une interview de Sam Nell à propos de Chevaucheur d’Ouragans.

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Qu’est ce qui a été le déclencheur pour faire ça : un univers où les bateaux volent, qui mêle le chamanisme, la magie druidique, et la magie élémentaire… Comment tu en es arrivé à mélanger tout ça ? Parce que ça donne l’impression d’être une somme d’ambiances très différentes qui se croisent, mais le pire, c’est que ça forme un tout et qu’il est cohérent.
Sam Nell : Alors la recette est très simple : j’ai pris tout ce que j’aimais, et j’ai enlevé ce que je n’aimais pas. (Rires) Dans ce roman j’avais envie de raconter des histoires de corsaires, donc il fallait qu’il y ait un bateau. Mais il ne fallait pas non plus que les corsaires soient « classiques ». Donc j’ai décidé que leurs bateaux voleraient. Et à partir de ce moment-là trouver pourquoi, par quels mécanismes et comment ça pouvait pimenter l’histoire. Il y a aussi un certain nombre de néologismes dans le roman, parce que pour moi, pour qu’un univers ait sa cohérence, il doit posséder sa propre terminologie. On ne peut pas plus utiliser la nôtre que pour parler d’extra-terrestres. Donc les navires sont devenus des avire. Le jeu de mot étant un petit péché de l’auteur, mais tellement jouissif à faire… Autre chose par exemple : il n’y a pas de dieux dans le roman. Tout simplement parce que les religions, ça me fatigue. Donc dans mon univers, j’ai décidé de régler le problème à la source. Du coup, ça amène la question de pourquoi et il a fallu trouver de bonnes raisons. Je ne voulais pas non plus d’un univers où la magie serait comptée, qu’elle ait disparu, qu’elle soit en train de renaître ou qu’un grand méchant à l’oeil enflammé surveille son utilisation… Bref, je voulais m’autoriser les effets pyrotechniques, que je puisse me lâcher et que ça cartonne. Je voulais même que tout le catalogue soit disponible, depuis les artefacts atlantes et leur côté steampunk (bombes H dont on aurait perdu le mode d’emploi déterrées par des apprentis sorciers), en passant effectivement par le chamanisme et sa philosophie dans le deuxième acte, et bien sûr la magie élémentaire et son efficacité visuelle. Mais tout ça est interconnecté et la source est unique. Un dernier aspect très important de la création, qui me vient de l’expérience rôliste, c’est la notion d’échelle de puissance. Déterminer ce qui est susceptible de mettre en danger un personnage, qui est en risque de mort quand il se retrouve face à tel phénomène, est capital pour la cohérence de l’univers. L’auteur doit toujours avoir cette échelle à l’esprit, ce serait-ce que pour pouvoir imaginer comment un personnage appréhende les phénomènes auxquels il fait face.

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