Une interview de Steven Erikson

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Les amateurs de fantasy connaissent Steven Erikson pour son cycle Le Livre Malazéen des glorieux défunts publié en français par Calmann Levy.

Le site Elbakin.net a traduit une interview que l'auteur a donné pour le web. Parmi les questions réponses, l'une d'elle porte sur la construction du monde qu'il a imaginé pour la série.

toute l'interview est ici.


Vous avez déclaré que la construction de ce monde a été l’un des aspects les plus agréables de l’écriture de votre série Malazéenne, mais aussi celui qui a posé le plus de défis, en partie parce que vous avez essayé d’éviter tout lien culturel fort avec le monde réel mais également avec d’autres romans de fantasy. Personnellement, je pense que vous avez accompli cette prouesse, mais que ressentez-vous par rapport au monde que vous avez créé avec Ian Cameron Esslemont, et y a-t-il dans cette série une culture ou une race dont vous êtes particulièrement fier ?
Steven Erikson : Nous voulions créer quelque chose d’unique et d’original, qui soit aussi peut dérivé d’autres choses que nous pouvions. Mais ce n’est pas aussi étranger à notre monde qu’il le semble. Bafouer les stéréotypes est inséparable de l’existence même de ces stéréotypes, sans eux, rien de ce qui serait créé dans un monde imaginaire ne pourrait surprendre les lecteurs. Il semble que cela ait été le cas dans la série Malazéenne, en particulier au niveau de la répartition des rôles en fonction du sexe, les soldats féminins, les hiérarchies du pouvoir non basées sur une séparation des genres, etc. Même le fait que le monde Malazéen soit essentiellement non-raciste, cela ne fait en définitive que marquer la différence. Mais cette différence est perçue à travers non pas une présence mais une absence de similitude.
Je pense que si je devais être fier d’une création (dans la série), ce serait celle des T’lan Imass, qui se révèle être une variation originale sur le thème des « morts-vivants » de la fantasy ou des fictions d’horreur.
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