Une interview de Thierry Di Rollo

Commenter

Le site Elbakin.net publie une longue interview accordée par Thierry Di Rollo, dans laquelle l'auteur de Bankgreen explique comment, entre autres, il en est venu à l'écrire, les thèmes évoqués dans son oeuvre, et la place que le présent de l'indicatif occupe dans ce livre, comme dans sa vie. Extrait :
Citation:
Quel cheminement vous a conduit sur Bankgreen ?

Beaucoup de choses. Ma vie personnelle; le sentiment d’être arrivé au bout d’un système créatif avec mes romans de S.-F; l’envie de relever un défi, également. Entre autres.
Ma vie personnelle : au moment où j’ai commencé l’écriture de Bankgreen, je sentais que ma mère s’en irait bientôt. Je l’ai senti. J’éprouvais inconsciemment le besoin de redéfinir le propre sens de ma petite existence. Le besoin de m’ouvrir à plus de sensations. Et quand ma mère est partie réellement, j’ai su que j’avais eu raison de tenter l’aventure. Je lui devais cela. Mon seul regret est de ne pas avoir eu le temps de lui dire que j’avais écrit autre chose. Je n’ai pas eu le temps.
Mes romans de S.-F.: Olivier (NdG : Olivier Girard, au Bélial) m’avait averti qu’il ne me publierait pas si je persistais dans le schéma que j’avais adopté. Et il avait raison. Il était temps pour moi de visiter d’autres univers.
Le défi : je me suis demandé si j’étais capable d’aborder un genre totalement différent et de me l’approprier. Juste histoire de se donner l’impression que l’on avance, d’une certaine façon.

Les couleurs semblent avoir une importance particulière sur ce monde. Existe-t-il une raison spécifique à ce choix ?

Oui. Les couleurs m’ont tellement manqué dans mes romans de S.-F. que ça a éclaté dans tous les sens pendant l’écriture de Bankgreen. Et puis, je voulais rendre cette planète majestueuse, définitive, aussi belle que j’étais capable de l’imaginer. Une sorte de monde doté d’une nature idéale.

L’idée d’un cadre et d’un roman de fantasy s’est-il immédiatement imposé à vous, pour donner vie à Bankgreen ?

Oui. L’histoire m’est venue d’un seul coup et sans le moindre effort. J’avais envie de voyager, de m’évader à travers un monde inédit pour toutes les raisons que j’ai exposées plus haut. J’ai compris que Bankgreen, lorsqu’elle s’est imposée à moi, m’emmènerait loin, très loin. C’est en tombant sur une illustration d’un roman de Hobbes, dans un magazine, qu’elle m’a habité; le dessin représentait une baleine visiblement en colère sautant au-dessus des flots. Je me souviendrai de ce moment jusqu’au bout. De l’histoire qui coulait, coulait, dans mon esprit, sans aucune intervention de ma part.


Pour plus de détails, et l'intégralité de l'interview, c'est ici

Priscilla Duran-Mulas
Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?