Autrice de La Cité diaphane (2023) et Aatea (2025), Anouck Faure a répondu à notre interview sur 2026 !
Actusf : Quels sont tes projets sur 2026 ?
Anouck Faure : Après une année 2025 majoritairement consacrée à l’illustration ainsi qu’à la promotion d’Aatea, en 2026 je souhaite me recentrer davantage sur l’écriture et divers projets personnels. Cela devrait donc être une année plus calme pour moi, du moins vu de l’extérieur, mais qui me permettra je l’espère de faire fructifier de nombreuses choses pour les années à venir.
Au programme, des projets qui fourmillent et que je ne sais encore dans quel ordre aborder. Mais dans le tas, il y a un roman jeunesse, de la poésie insulaire, du space-opéra, une mythologie imaginaire illustrée… Autant d’idées qu’il me tarde de voir prendre forme.
Actusf : Est-ce que tu vas avoir une / des parutions ? De quoi s’agira-t-il ?
En tant qu’illustratrice, on me retrouvera bien sûr aux couvertures de la collection RéciFs, avec des textes aussi variés qu’enthousiasmants qu’il me tarde de vous voir découvrir. 2025 a aussi été une année sous le signe de plusieurs collaborations avec Gilles Dumay alias Thomas Day. On me retrouvera donc en couverture de très beaux romans chez Albin Michel, et au Bélial’ aux illustrations du recueil coup de poing Women in chains, de Thomas Day donc, avec des textes sombres (façon vantablack) et sans concession qui m’ont poussée vers de nouvelles directions graphiques.
Toujours en illustration, la fin d’année sera marquée par une nouvelle publication avec Siècle Vaëlban. Après La Demeure des Mah-Haut-Rels, nous continuons à explorer nos univers communs dans un projet conçu ensemble de longue date qui parlera de créativité, d’art et de comment courtiser sa Muse Impératrice… et ce ne sera pas un livre !
Pas de nouveauté cette année côté ecriture. je prends mon temps après le gros morceau qu’a représenté pour moi Aatea, et n’écrivant pas de nouvelles, mon rythme ne saurait être si soutenu.
Cependant du nouveau arrive bel et bien en 2026 tant pour Aatea que pour La Cité diaphane, à suivre…

Actusf : Sur quoi tu travailles sinon ?
Anouck Faure : Aux dernières étapes du projet avec Siècle et aux dernières couvertures de 2026 de RéciFs, pour ce qu’il m’est permis de dévoiler.
Actusf : Et quelles seront tes prochaines dédicaces ?
Anouck Faure : Je serai à Avignon le 17 janvier à la médiathèque Ceccano pour un atelier, une rencontre et une dédicace, puis les 27 et 28 février à la bibliothèque de Saint-Brieuc, avec la même formule. Côté salons, on pourra me retrouver le 14 mars à Utopies Fontenay et du 24 au 28 avril au salon de littérature insulaire d’Ouessant. Avant certains gros salons de printemps que je suis impatiente de retrouver !
Actusf : Est-ce que l’imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ? (Doit-il essayer d’en avoir un d’ailleurs)
Anouck Faure : C’est un lieu commun que de le dire, mais l’imaginaire puisse ses sources dans le réel, et par conséquent, elle l’influence nécessairement, plus ou moins en douceur. À mes yeux, une des forces de l’imaginaire est sa capacité à nous ouvrir à d’autres regards, à nous permettre de développer de l’empathie pour ce qui diffère de nous, une qualité précieuse à une époque où tant de visions différentes se heurtent et se confrontent. Elle développe aussi notre faculté à envisager des avenirs possibles, des réalités autres. Ce qui peut être aussi bien une source d’espoir que d’anxiété, comme notre espèce semble avoir une facilité particulière pour imaginer le pire, et essayer, inconsciemment ou non, de le réaliser ! Mais nous avons le choix des imaginaires que nous décidons d’investir et de nourrir à l’intérieur de nous…
