Si, depuis les événements de Puy-Rouge, Syffe est conscient que le primat de Bourre ne lui dit pas tout, il choisit néanmoins de rester à son service. Les missions qu'Aidan confie à la coterie le plongent à nouveau dans des situations périlleuses : la volonté d'Aidan d'unifier les primeautés attire l'hostilité grandissante de la Ligue, une guilde puissante qui oeuvre déjà contre lui. Pour autant, les dangereuses intrigues politiques du primat ne sont pas la principale source d'inquiétude de Syffe. Le jeune homme ne désespère pas de pouvoir aider les guerrières épones, dont les foyers sont en première ligne face à la menace inexorable qui approche depuis l'ouest.
Un jeune mercenaire
Syffe dirige désormais une compagnie de mercenaires, comprenant ses amies Plume et Driche, et travaille pour Aidan, un seigneur qu’il a sauvé et pour qui il s’est pris d’une certaine affection (il faut avoir lu le tome précédent). Syffe est cependant parfaitement conscient qu’Aidan mène une politique dont il ne lui confie pas tous les tenants et les aboutissements avec comme but l’unification des primeautés. Au cours d’un combat violent, Syffe est blessé et manque de perdre une main mais la vigne qui est en lui empêche l’amputation et le guérit.
Après le mariage d’Aidan, Syffe doit accompagner le légat Clairvalle dans une mission qui va le remettre en contact avec son passé…
Une saga passionnante
La maison des veilleurs constitue le quatrième tome du Cycle de Syffe, publié originellement chez Au Diable Vauvert, imaginé par Patrick K. Dewdney. C’est de la fantasy riche, parfois violente, souvent pleine de souffle, avec un personnage charismatique et torturé par son passé. La fin du roman est très réussie, je vous laisse la découvrir. Voici donc un « must » qui permet de réconcilier un lecteur blasé avec le genre de la fantasy.
Sylvain Bonnet