Voilà un argument qui me paraît effectivement tenir la routeorcusnf a écrit : sinon, je sais que dans les débouchés de science po, l'édition est souvent citée, mais tu sais fabien, pour se diriger vers l'édition après une école de commerce/iep alors que tu peux faire des super métiers bien payés à 3000€ minimum par mois, faut être un passionné.
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- Jean-Claude Dunyach
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Fabien Lyraud
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Pourtant c'est l'une des causes citées par Pierre Jourde à la décadence de la littérature française, parmi d'autres c'est vrai.
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Bouse Bleuâtre
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Fabien Lyraud
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Je parlais de la l'édition littéraire en général. Et j'ai même dit que la SF et les littératures de l'imaginaire n'étaient pas concernées et que c'était une affaire de passionnés.
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- orcusnf
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oui mais des passionnés compétents !Fabien Lyraud a écrit :Je parlais de la l'édition littéraire en général. Et j'ai même dit que la SF et les littératures de l'imaginaire n'étaient pas concernées et que c'était une affaire de passionnés.
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- Jean-Claude Dunyach
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Ah, tu as dit où que " la SF et les littératures de l'imaginaire n'étaient pas concernées " ????Fabien Lyraud a écrit :Je parlais de la l'édition littéraire en général. Et j'ai même dit que la SF et les littératures de l'imaginaire n'étaient pas concernées et que c'était une affaire de passionnés.
Je viens de relire les 4 pages de ce thread et je n'ai pas trouvé cette référence.
Allez, tu as une occasion de me clouer le bec, saisis-là ! Sinon, tu vas passer pour un mec qui ment même sur les choses qu'il prétend avoir dites.
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Impossible de donner des exemples pour une raison toute simple: nous ne connaissons que les "vrais" directeurs littéraires et éditeurs, comme un certain JMD, Gérard K, Gilles D, etc., voire même les jeunes qui prennent leur travail avec sérieux chez Folio, chez J'aiLu, ... Ceux là interviennent dans les festivals, les forums, les discussions. Ceux qui répondent à la définition de Fabien, on ne les connait pas hors de leur service. Ils ne se manifestent pas devant le public ou les amateurs. N'empêche qu'il en existe un certain nombre. pas forcément dans le service littéraire ou dans le service édition: ils peuvent sévir dans la distribution ou le service commercial, et tuer une collection qui avait directeur littéraire et éditeur compétents.Jean-Claude Dunyach a écrit :Il s'agissait de sincère curiosité, hein... Je ne tenais absolument pas à souligner que certaines affirmations radicales se révèlent dans toute la splendeur de leur connerie en l'absence de faits avérés pour les soutenir. Rien à voir avec de la taquinerie, d'ailleurs je suis quelqu'un de tout à fait sérieux. Si, si...Aldaran a écrit :Mouhahaha ! Jean-Claude est d'humeur joueuse.Jean-Claude Dunyach a écrit :Comme qui, par exemple ?Fabien Lyraud a écrit :Cela se rajoute chez nous au fait que dans de grandes maisons les postes éditoriaux sont aux mains de diplômés d'école de commerce qui ne connaissent pas grand chose à la littérature.
Et je ne demande qu'à être convaincu. Des exemples, quelqu'un ?
"If there is anything that can divert the land of my birth from its current stampede into the Stone Age, it is the widespread dissemination of the thoughts and perceptions that Robert Heinlein has been selling as entertainment since 1939."
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Si on lit l'argument : "une des causes". Rien de l'argument imparable, un fait (parmi d'autres plus ou moins corrélés)...Pascal a écrit :Ah oui, bon, là, évidemment, c'est imparable comme argument.Fabien Lyraud a écrit :Pourtant c'est l'une des causes citées par Pierre Jourde à la décadence de la littérature française, parmi d'autres c'est vrai.
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Attends, Georges.bormandg a écrit :Impossible de donner des exemples pour une raison toute simple: nous ne connaissons que les "vrais" directeurs littéraires et éditeurs, comme un certain JMD, Gérard K, Gilles D, etc., voire même les jeunes qui prennent leur travail avec sérieux chez Folio, chez J'aiLu, ...
La liste des gens qui occupent un poste éditorial (les "vrais" directeurs littéraires) est facile à trouver. On prend les livre d'une collection, on voit "ouvrage publié sous la direction de" et on a le nom. Certains sont médiatiques, d'autres pas. Mais leurs noms ne sont pas cachés. Et ils ne sont pas si nombreux que ça en littérature (j'élimine du champ d'expérimentation les gens qui publient des recueils de mots croisés ou des livres de bricolage). Donc, trouvez-m'en un qui corresponde à la fameuse définition de Fabien.
Attention, Fabien parlait de gens qui occupaient un poste éditorial. Qu'il y ait des gens sortis d'une école de commerce dans le service commercial ou juridique d'une maison d'édition me paraît tout à fait concevable (voire souhaitable). Que ces gens ne connaissent pas "grand-chose à la littérature" n'est peut-être pas pertinent. Et effectivement, une mauvaise direction commerciale peut tuer une collection. Mais je ne vois pas le rapport avec ce que dit Fabien.bormandg a écrit :N'empêche qu'il en existe un certain nombre. pas forcément dans le service littéraire ou dans le service édition: ils peuvent sévir dans la distribution ou le service commercial, et tuer une collection qui avait directeur littéraire et éditeur compétents.
Moi-même, j'ai une formation d'ingénieur (pas du tout littéraire, donc). J'ai occupé des fonctions éditoriales. Est-ce contre nature ? Est-ce que Jourde s'en offusquerait ? Je me souviens de l'ami Francis Valéry expliquant - avec son style provoquant habituel - lors d'une table ronde aux Utopiales à laquelle je participais aussi "qu'on ne pouvait pas être à la fois artiste et ingénieur, que c'était n'importe quoi..." Je me souviens avoir répondu que "Léonard de Vinci et moi-même n'étions pas d'accord sur ce point" et on a rigolé comme des bossus.
On peut balancer des énormités sur les forums, ils sont aussi là pour ça. Mais évitons autant que possible de faire semblant de les croire, hein ?
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S'il y a un domaine littéraire où le mélange des genres est possible , c'est bien la S.F. , d'ailleurs , dans les publications de fiction , c'est probablement là qu'on trouve le plus d'auteurs de formation scientifique ; et même ce forum et les autres consacrés au genre doit rassembler des gens de tous horizons . Vive l'oecumène !
"Tout est relatif donc rien n'est relatif !"
Je suis tout à fait d'accord avec Jean-Claude
Il y a forcément des tas de défauts dans l'édition, mais il faudrait tout de même éviter de tomber dans la théorie du complot (sauf pour déconner, bien sûr!).
Je dirais pour ma part que j'ai une impression (mais une simple impression, sur laquelle Jean-Claude et d'autres gens qui connaissent le monde de l'édition de l'intérieur, confirmeront, démentiront, ou affineront): celle que les directeurs de collection ont moins les coudées franches qu'à une certaine époque, sont davantage redevables de "résultats" financiers. J'ai (un peu) l'impression qu'il y a eu une époque où on scrutait moins en détail les résultats. Et ce n'est pas spécialement parce que les temps seraient plus durs, mais parce qu'il y aurait un certain changement de point de vue vis à vis de la "mission culturelle" de l'édition (je parle évidemment des "grandes" maisons d'édition, possédant de multiples sections, collections, etc., pas du "petit" éditeur qui disparaît vite fait quand il ne vend pas assez).
C'est tout à fait autre chose que la "dérive" que pensait repérer Fabien (et je peux me tromper).
Vos avis?
Oncle Joe
Il y a forcément des tas de défauts dans l'édition, mais il faudrait tout de même éviter de tomber dans la théorie du complot (sauf pour déconner, bien sûr!).
Je dirais pour ma part que j'ai une impression (mais une simple impression, sur laquelle Jean-Claude et d'autres gens qui connaissent le monde de l'édition de l'intérieur, confirmeront, démentiront, ou affineront): celle que les directeurs de collection ont moins les coudées franches qu'à une certaine époque, sont davantage redevables de "résultats" financiers. J'ai (un peu) l'impression qu'il y a eu une époque où on scrutait moins en détail les résultats. Et ce n'est pas spécialement parce que les temps seraient plus durs, mais parce qu'il y aurait un certain changement de point de vue vis à vis de la "mission culturelle" de l'édition (je parle évidemment des "grandes" maisons d'édition, possédant de multiples sections, collections, etc., pas du "petit" éditeur qui disparaît vite fait quand il ne vend pas assez).
C'est tout à fait autre chose que la "dérive" que pensait repérer Fabien (et je peux me tromper).
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C'est ce que je remarque depuis longtemps: les membres du prétendu "ghetto" de la SF ont souvent des sujets d'intérêt et des connaissances vastes et extrêmement variés, qu'ils aiment d'ailleurs partager avec tout le monde, bien davantage que dans des tas d'autres milieux.Hoêl a écrit :S'il y a un domaine littéraire où le mélange des genres est possible , c'est bien la S.F. , d'ailleurs , dans les publications de fiction , c'est probablement là qu'on trouve le plus d'auteurs de formation scientifique ; et même ce forum et les autres consacrés au genre doit rassembler des gens de tous horizons . Vive l'oecumène !
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Fabien Lyraud
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Disons que j'ai réagi d'une part en me basant sur certaines déclarations lues dans la presse (Pierre Jourde, Michel Le Bris) sur le monde de l'édition, d'autre part par rapport à diverses offres d'emplois concerant des postes d'assistants éditoriaux dans de grandes maisons d'édition parisienne. Vu les merdes que sortent certains éditeurs de littgen ce ne serait pas difficile à croire.
J'ai généralisé et je n'ai pas été compris.
Fin de l'hsitoire.
J'ai généralisé et je n'ai pas été compris.
Mea culpa. Je croyais l'avoir dit. Mais en fait j'avais dis que les petits et moyens éditeurs étaient des passionnés ce qui est différent.Ah, tu as dit où que " la SF et les littératures de l'imaginaire n'étaient pas concernées " ????
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- Jean-Claude Dunyach
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Amen, cher oncle ! Je suis de tout coeur avec toi sur ce point.Lensman a écrit :Je suis tout à fait d'accord avec Jean-Claude
Il y a forcément des tas de défauts dans l'édition, mais il faudrait tout de même éviter de tomber dans la théorie du complot (sauf pour déconner, bien sûr!).
C'est une impression intéressante, qui mérite qu'on s'y attarde, à mon humble avis.Lensman a écrit :Je dirais pour ma part que j'ai une impression (mais une simple impression, sur laquelle Jean-Claude et d'autres gens qui connaissent le monde de l'édition de l'intérieur, confirmeront, démentiront, ou affineront): celle que les directeurs de collection ont moins les coudées franches qu'à une certaine époque, sont davantage redevables de "résultats" financiers. J'ai (un peu) l'impression qu'il y a eu une époque où on scrutait moins en détail les résultats.
Je dirais que les résultats financiers ont toujours joué un rôle dans la gestion saine de n'importe quelle société (la survie étant une condition préliminaire à toute activité, il est normal qu'on s'y intéresse
Pour être capable de soutenir une politique culturelle à moyen terme face à l'inertie du marché, il faut des reins solides et une absence de pression des actionnaires. Il y avait une époque où les éditeurs pouvaient croire qu'ils allaient façonner le goût du public en se donnant le temps et les moyens de le faire. Aujourd'hui, on a un retour immédiat sur la tendance du lectorat.
Ce qui est curieux, c'est que cette "mission culturelle" se retrouve aujourd'hui chez les "petits" éditeurs. Je n'ai jamais rencontré de "petit" éditeur qui se soit lancé dans le business du livre en disant "avant tout, je veux faire du fric et verser un dividende à deux chiffres à mes actionnaires". Je n'y ai croisé que des passionnés qui voulaient mieux faire connaître une catégorie de livres qu'ils considéraient comme négligés. Certains ont eu la chance de trouver un auteur "filon" et donc de continuer une politique culturelle exigeante grâce à un socle minimal de ventes (prenez Viviane Hamy avec Fred Vargas, par exemple), d'autres (c'est le cas de Bragelonne, désolé si ça hérisse le poil de certains) ont effectivement défriché une catégorie que le reste du milieu éditorial négligeait et que le public a apprécié. D'autres ont sombré corps et biens. C'est la vie.Lensman a écrit :Et ce n'est pas spécialement parce que les temps seraient plus durs, mais parce qu'il y aurait un certain changement de point de vue vis à vis de la "mission culturelle" de l'édition (je parle évidemment des "grandes" maisons d'édition, possédant de multiples sections, collections, etc., pas du "petit" éditeur qui disparaît vite fait quand il ne vend pas assez).
Mais, à mon avis, tu as raison, Joe : les rapports entre le responsable littéraire et le responsable financier ont évolué depuis dix ans.
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