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Comment structurer notre mouvement ?

Allan
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Message par Allan » dim. nov. 26, 2017 11:58 am

Hello,

Je pense, comme beaucoup d'autres au cours de ces Etats Généraux, que la structure associative est la plus adaptée.

Après, qui sont les porteurs / moteurs, ... cela reste à définir :)

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » dim. nov. 26, 2017 2:12 pm

J'ai peur qu'avec une structuration l'on perde ce qui faisait la force du mouvement : sa spontanéité.

jerome
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Message par jerome » jeu. nov. 30, 2017 5:53 pm

Fabien Lyraud a écrit :J'ai peur qu'avec une structuration l'on perde ce qui faisait la force du mouvement : sa spontanéité.
Oué, mais on y gagnerait en structure pour aller plus loin :)

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » mar. mars 20, 2018 10:46 am

C'est étrange. Nous touchons la du doigt un phénomène psychologique que l'on peut retrouver chez nos lecteurs.

Ils attendent, ils demandent de nouveaux univers imaginaires, mais ne sont pas prêt à courir le risque d'acheter cette innovation en librairie, préférant se rabattre sur des terres connues.

De notre coté, nous espérons structurer une offre forte, mais ne sommes pas prêt à nous associer de peur de nous lier à une entreprise inconnue...

C'est une peur que je connais bien car je dois concilier avec elle pour rassembler les auteurs indépendants en une structure leur permettant d’accéder à une certaine forme de professionnalisme. Vous pouvez imaginer que ce n'est pas facile car le moteur intrinsèque de chaque auteur est basé sur la force de son ego.

Pour l'instant la stratégie qui semble donner les meilleurs résultats est du domaine de l'initiative personnelle regroupant des intérêts communs. Un auteur décide de mettre en place un groupe, un événement ou une anthologie et les autres profitent du mouvement pour le suivre. Notre pays est toujours à la recherche de l'individu providentiel qui saura imposer une volonté et entraîner avec lui ceux qui adhèrent à ses convictions.

Ce que je veux dire : Nous perdons notre temps en nous regardant tous en chiens de faïence tentant de nous mettre d'accord sur une volonté commune ou chacun se sentira emporté sans être lésé. Plus nombreux nous serons à palabrer autour de la table et plus lointain sera le consensus. Structurer une association dans ces conditions sera un processus long, douloureux et dès le départ voué à l'échec.

La question qui se pose donc est : Qui va proposer une initiative providentielle !

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » mer. mars 21, 2018 8:21 pm

Pour se grouper il faut des objectifs. Par exemple décider qu'en 2030, on veut des ventes comparables à celles du polar. (il faut mettre la barre assez haut pour que les gens se retrousse les manches). Ensuite se fixer des objectifs intermédiaires réalistes pour faire avancer les choses.

jerome
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Message par jerome » jeu. mars 22, 2018 8:30 am

Fabien Lyraud a écrit :Pour se grouper il faut des objectifs. Par exemple décider qu'en 2030, on veut des ventes comparables à celles du polar. (il faut mettre la barre assez haut pour que les gens se retrousse les manches). Ensuite se fixer des objectifs intermédiaires réalistes pour faire avancer les choses.
Bon, pour info, on cogite à deux choses :
- Une structure globale pour le lobbying de l'imaginaire
- La création avec BDFI et Noosfere d'un "observatoire" de l'imaginaire...

Ca se structure petit à petit :)

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » jeu. mars 22, 2018 4:37 pm

Tu peux définir la partie "Lobbying" en quelques mots ?

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Message par jerome » lun. mars 26, 2018 7:31 am

Elijaah Lebaron a écrit :Tu peux définir la partie "Lobbying" en quelques mots ?
En gros, c'est l'idée qu'on puisse faire la promotion des littératures de l'imaginaire pour redire leurs forces, et l'inscrire dans la culture littéraire acceptable. Par exemple, insister un peu pour que l'imaginaire ait une place dans les grandes émissions littéraires...

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » mer. mars 28, 2018 9:33 am

Si je comprend bien il faut expliquer notre offre en sortant des chemins balisés par les 4eme de couverture.
On sort du factuel et des anecdotes de l'histoire pour entrer dans la philosophie à la base de l'inspiration de l'auteur. Ce contenu, cette réflexion que l'on retrouve à la base de la littérature générale...

Du coup les médias pourraient identifier le fait que la culture de l'imaginaire n'est pas si éloignée des questions fondamentales qui animent notre époque. Nous pourrions démontrer comment nous pouvons répondre à ces questions en faisant, en plus, travailler l'imagination de nos lecteurs. Car, a mon humble avis, nous ne devons pas seulement prouver que notre offre est équivalente a celle de la littérature générale, mais bel et bien supérieure.


Tactique d'action :

Que diriez-vous si nous mettions en place une série d'interview d'auteur basée sur ce concept : "Expliquez nous les combats moraux et philosophiques à la base de votre oeuvre" ?

Ces interviews seraient diffusées sur un site internet indépendant de toutes les maisons d'édition et réunies dans un dossier de presse destiné aux médias et autres professionnels du secteur...

Croyez-moi, il ne faut pas sous-estimer la fainéantise (et la sur-sollicitation professionnelle) des journalistes qui adorent s'approprier un travail déjà bien balisé. C'est un argument qui devrait se révéler efficace.

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » mer. mars 28, 2018 10:48 am

- Montrer que les littératures de l'imaginaire sont sans doute les littératures les plus subversives du moment car non seulement elles peuvent faire réfléchir mais elles font également rêver. Et faire rêver est un acte politique car celui qui rêve peut devenir un créatif capable de changer la société.
- Montrer aussi que les littératures de l'imaginaire peuvent être une force de résistance à l'oligarchie et à la culture qu'elle tente d'imposer.

Ça fait très politique dit comme ça, j'en ai conscience. Mais on est obligé d'en passer par là.

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » mer. mars 28, 2018 12:15 pm

Bah, après le politique, on peut y ajouter également du médical.
J'ai rencontré il y a quelques mois un spécialiste de la recherche neuro-cognitive après une conférence plutôt intéressante.

L'imagination fait appel au cortex préfrontal qui permet à l'homme, entre autre, d'évaluer de nouveau concept, d'analyser le monde qui l'entoure, de réviser les informations situées dans sa mémoire à long terme. Plus l'homme fait appel à cette portion de son cerveau, plus ses processus cognitifs sont optimisés.

Ce spécialiste nous avait parlé d'une expérience menée auprès des pilotes de l'armée de l'air. Un groupe de pilote avait participé à une séance ou il avait été poussé à utiliser son cortex préfrontal et l'autre pas. Suite à la visualisation d'une vidéo prise d'un avion, les deux groupes ont été interrogés pour déterminer le nombre d'informations retenues. les résultats du groupe entraîné à une analyse "pré-frontale" aurait été supérieurs de 30% à l'autre groupe...

Bref, en faisant appel à son cortex pré-frontal l'imaginaute optimise ses processus mentaux :wink:
(oui je sais, c'est un argumentaire difficile à faire passer auprès du grand public :( )

https://neurocognitivisme.fr/

jerome
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Message par jerome » ven. mars 30, 2018 7:56 am

Elijaah Lebaron a écrit :Si je comprend bien il faut expliquer notre offre en sortant des chemins balisés par les 4eme de couverture.
On sort du factuel et des anecdotes de l'histoire pour entrer dans la philosophie à la base de l'inspiration de l'auteur. Ce contenu, cette réflexion que l'on retrouve à la base de la littérature générale...

Du coup les médias pourraient identifier le fait que la culture de l'imaginaire n'est pas si éloignée des questions fondamentales qui animent notre époque. Nous pourrions démontrer comment nous pouvons répondre à ces questions en faisant, en plus, travailler l'imagination de nos lecteurs. Car, a mon humble avis, nous ne devons pas seulement prouver que notre offre est équivalente a celle de la littérature générale, mais bel et bien supérieure.


Tactique d'action :

Que diriez-vous si nous mettions en place une série d'interview d'auteur basée sur ce concept : "Expliquez nous les combats moraux et philosophiques à la base de votre oeuvre" ?

Ces interviews seraient diffusées sur un site internet indépendant de toutes les maisons d'édition et réunies dans un dossier de presse destiné aux médias et autres professionnels du secteur...

Croyez-moi, il ne faut pas sous-estimer la fainéantise (et la sur-sollicitation professionnelle) des journalistes qui adorent s'approprier un travail déjà bien balisé. C'est un argument qui devrait se révéler efficace.
Fabien Lyraud a écrit :- Montrer que les littératures de l'imaginaire sont sans doute les littératures les plus subversives du moment car non seulement elles peuvent faire réfléchir mais elles font également rêver. Et faire rêver est un acte politique car celui qui rêve peut devenir un créatif capable de changer la société.
- Montrer aussi que les littératures de l'imaginaire peuvent être une force de résistance à l'oligarchie et à la culture qu'elle tente d'imposer.

Ça fait très politique dit comme ça, j'en ai conscience. Mais on est obligé d'en passer par là.
Vous avez tous les deux raisons. Ce sont de bonnes idées (et on va laisser le médical de côté pour le moment ;-) ). Il nous faut juste une structure assez forte et des moyens d'actions pour donner un écho très vaste à ce genre d'initiatives :)

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Message par Fabien Lyraud » dim. avr. 01, 2018 9:27 am

Signalons aussi que l'imaginaire peut également être une soupape de sécurité dans un mode de plus en plus anxiogène. La lecture de certaines œuvres plutôt orientées vers l'évasion peut faire du bien à des gens qui supportent mal le monde d'aujourd'hui. En apportant une évasion qui ne soit pas une simple fuite mais qui amène quelque chose en plus.
Les littératures de l'imaginaire peuvent contribuer à lutter contre la drogue, l'alcoolisme, le suicide chez les jeunes.... Peuvent éviter à certains de se tourner vers des idées extrêmistes....

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » mer. avr. 04, 2018 12:39 am

Quels auteurs pouvons nous rassembler pour les interviews ?

Quelles maisons sont prêtes à jouer le jeu ?

Il nous faut 4 ou 5 auteurs pour commencer. Comme d'habitude le reste viendra quand l'initiative commencera à faire parler d'elle.

Je peut réaliser un brouillon des questions qui seraient posées, si vous le voulez. A affiner par la suite...

LDavoust
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Message par LDavoust » mer. avr. 04, 2018 9:07 am

De manière générale, je ne vois guère d'auteur qui ne serait pas prêt à jouer le jeu, et pour les maisons d'édition, il devrait être possible de compter sur toutes celles qui ont participé activement au mois de l'imaginaire.

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