de Arnaud Boutle et Corinne Denoyelle
aux éditions Paquet
Sous-genres :
- Contes
Scénariste :
Corinne Denoyelle
Dessinateur :
Arnaud Boutle
Date de parution : décembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Pas facile de revenir sur le mythe de Pinocchio…
Arnaud
Boutle aime Pinocchio depuis qu’il a cinq ans. Une passion née après avoir
vu au cinéma un dessin animé sur le pantin de bois qui parlait. Des années plus
tard, après avoir fait des études d’Arts Plastiques et mis en couleurs une douzaine
d’albums pour Soleil ou Vents d’Ouest, il est revenu vers le héros de son enfance
avec un projet pour les éditions Paquet, projet porté en partie par Corinne Denoyelle.
Cette enseignante de français qui prépare en parallèle une thèse sur les dialogues
dans les romans médiévaux a depuis toujours la plume qui la démange. Son idée
fixe : raconter des histoires. Une envie qu’elle assouvit aujourd’hui avec Pinocchio.
Tête de bois et tête de mule
Alors qu’il se balade en forêt,
le bon vieux Geppetto trouve une drôle de bûche qui parle. Seul et sans enfant,
il en fait un pantin de bois qui après les derniers coups de ciseaux s’anime tout
seul et se montre doué d’une vie propre. Mais Pinocchio ne peut se contenter de
la petite maison du vieil homme. Il a envie de partir à l’aventure découvrir le
monde et se découvrir lui-même. L’évocation de l’école un matin lui donne des
ailes et il file sur les chemins. Mais nombreux sont les dangers qui l’attendent…
Besoin d’un peu de maturité...
Ce Pinocchio possède
de nombreuses qualités et quelques défauts. Si l’on commence par ces premières,
on citera d’abord l’envie des deux auteurs de bien faire. Une véritable envie
de revisiter le mythe et de redonner vie à l’attachant bonhomme de bois en lui
donnant des racines (c’est le cas de le dire) et une véritable origine féerique.
Le tout en mélangeant avec bonheur (en général) des éléments en dehors du conte.
On pense à l’apparition du criquet moralisateur qui finit disloqué par Pinocchio
(le grand éclat de rire de cet album). Au rayon du négatif, on dira que l’album
est inégal, alternant les bons moments et les moins bons, parfois un rien ennuyeux.
Une sentence qui vaut aussi pour le dessin qui manque sans doute un peu de relief.
On y trouve de chouettes planches mais également quelques ratés. En résumé, on
dira qu’il n’est sans doute pas facile de revisiter un tel mythe, de lui donner
un nouveau souffle et de le dépoussiérer. Un défi compliqué pour nos deux auteurs.
Pour autant, il y a de bonnes choses dans cet album. De bonnes choses qui comme
des glands plantés dans le sol ne demandent qu’à pousser. A vérifier dans les
prochains tomes si les pousses donneront des arbres en bonne santé.







