Dossier Ruellan, Steiner et Cie
( Bifrost 38 )
de Bifrost et Neal Asher
aux éditions Le Bélial
Genre : Fantastique

Auteurs : Bifrost , Neal Asher , Victor Conde , Philippe Curval , Johan Heliot , André Ruellan
Couverture : Eric Scala
Rédaction : Olivier Girard
Date de parution : avril 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Revue
Nombre de pages : 190
Titre en vo : 1

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Bifrost, c’est vraiment bien !

Ce qu’il y a de génial avec des revues comme Bifrost (et j’englobe Galaxies qui fait aussi régulièrement le même genre de choix), c’est qu’elles se permettent de sortir des chemins du purement commercial en choisissant de s’attarder sur des auteurs qui a priori n’attireront pas les lecteurs sur leur simple nom. Car il ne faut pas s’y tromper, si André Ruellan a connu ses heures de gloires dans les années 60 et 70 (allez, et un peu les 80, je vous l’accorde), ce n’est pas une couverture sur lui qui assurera à Bifrost des ventes phénoménales. On ne peut donc que saluer la ligne de conduite de la revue. Car en dehors de ces considérations bassement matérielles, André Ruellan reste aujourd’hui encore à 83 ans un grand de la SF française. En tout cas un de ceux qui ont fait le genre dans l’hexagone sous son nom ou sous celui de Kurt Steiner. Les lecteurs qui ont parcouru avec plaisir ses romans tels que Le Disque rayé, Ortog ou Mémo seront sans doute séduits par l’interview publiée dans les pages de Bifrost. Une interview complète et documentée et qui permet de remettre en lumière cet excellent auteur. On est ravi !

Fictions

Du côté des fictions, la nouvelle de Ruellan est trop courte pour qu’on y prenne vraiment du plaisir. Une short short storie qui nous laisse sur notre faim. Tant pis, on se rattrapera avec le texte d’une autre pointure de la SF française au sommaire : Philippe Curval. A 76 ans, il montre qu’il faut encore compter sur lui avec une histoire diablement efficace d’homme subissant une cure de rajeunissement, ou comment pousser à l’extrême les dérives de la science. C’est classique dans la thématique mais passionnant dans la forme.
Autre texte relativement classique, celui de Victor Condé (un auteur espagnol) dans lequel un combattant remet en cause la réalité de la guerre qui l’éloigne peu à peu de chez lui. Là encore c’est remarquablement bien fait. On apprécie la manière et le style. A aucun moment, on ne s’ennuie.
Une réflexion qu’on se fait d’ailleurs en lisant les deux derniers textes, que ce soit le steampunk de Johan Heliot sur Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne ou le planet Opera de Neal Asher. Sans crier au génie, voilà encore deux nouvelles bien agréables à lire et de qualité.

Que dire de plus ?

Que dire de plus sur ce 38ème numéro de Bifrost sauf que comme d’habitude on n’est ni déçu de la partie fiction ni de la partie étude ! Une bonne habitude ! Au final on se fait plaisir et on en apprend un peu plus sur la SF. Que demande le peuple !

Jérôme Vincent

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