Interview 2016 : Ophélie Bruneau pour Freaks Squeele
de Ophélie Bruneau
aux éditions
Genre : Interview
Sous-genres :
  • bande dessinée

Auteurs : Ophélie Bruneau
Date de parution : avril 2016 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Ophélie Bruneau nous présente son roman Freaks Squeele qui vient de paraître aux éditions Bayard, tiré de la bande dessinée de Florent Maudoux aux éditions Ankama.

 ActuSF : Votre roman Freaks Squeele vient de paraître aux éditions Bayard. Pouvez nous s’il vous plait nous présenter l’univers de Freaks Squeele qui, au départ, est une bande dessinée de Florent Maudoux aux éditions Ankama ? 
 
Ophélie Bruneau : Le monde de Freaks’ Squeele est plus ou moins uchronique, puisque la géographie est à peu près la même que la nôtre mais que l’Histoire a pris des chemins différents à cause de la métaphysique. Ça y est, le mot est lâché, j’en vois qui ricanent dans le coin… Toujours est-il que les symboles y sont très puissants, que les concepts s’y incarnent et que l’on croise à tous les coins de rue un demi-dieu, une allégorie… ou un super-héros. Bref, on est quelque part entre l’uchronie et l’urban fantasy, c’est un univers très riche, très geek, ultra-référencé, et beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air au premier abord.
 
 
 ActuSF : Comment avez-vous fait pour vous approprier ce monde déjà existant avec son vécu, ses personnages… et ses visuels très établis ? Avez-vous eu des échanges avec les auteurs de la BD ? Est-ce un exercice où vous vous êtes sentie à l’aise ? 
 
Ophélie Bruneau : Remontons dans le temps. (insérez ici un bruit de Tardis) J’ai fait la connaissance virtuelle de Florent Maudoux en 2007, à l’époque où il montait le projet Freaks’ Squeele, puis je l’ai rencontré en face à face en 2008, au moment de la sortie du premier tome. J’ai donc vu naître la série, à laquelle je me suis attachée d’autant plus vite que son créateur et moi sommes proches à bien des égards : nous avons le même âge, et aussi énormément de références communes, à commencer par un goût tout à fait douteux pour les nanars, ces mauvais films sympathiques, et pour les BD italiennes pour adultes des années 1970. Quand Florent Maudoux a souhaité prolonger en roman les aventures de ses héros, il m’a proposé de travailler avec lui, car j’étais à la fois un écrivain dont il appréciait le travail et une grande fan de son univers. Le rapprochement s’est donc fait assez vite et très naturellement.
 
ActuSF : Avez-vous eu un cahier des charges à respecter ? Pour l’histoire du roman ou pour le monde ? 
 
Ophélie Bruneau : Florent et moi avons travaillé ensemble du début à la fin. C’est lui qui a défini les grandes lignes de l’intrigue, qui m’a guidée quand je ne savais pas comment traiter tel ou tel passage, et en parallèle, il m’a laissé toute latitude pour la gestion du rythme, de la narration, des références, et pour faire vivre les personnages. J’ai ainsi influencé le déroulement des événements, et en retour, il a écrit une partie du texte. Si nous avons bien travaillé, il doit être très difficile de démêler qui a inventé quoi. Il y a eu entre nous une vraie synergie d’équipe.
 
ActuSF : Dans le roman, nous suivons les nouvelles aventures de Xiong Mao et Ombre de Loup, des étudiants de la Faculté des Études Académiques des Héros. Pouvez-vous nous les présenter ? 
 
Ophélie Bruneau : Tous trois sont des apprentis héros qui terminent leur cursus de base, dont l’histoire est racontée dans les sept tomes de la BD. À l’issue de ces études, ils auront leur permis d’exercer en tant que super-héros, mais aucune garantie de trouver un emploi dans cette branche… 
 
Chance a des cornes de démon et des ailes qui s’escamotent dans son dos quand elle ne les utilise pas. Elle est facétieuse, dénuée de scrupules, assez égoïste au premier abord, et pourtant essentielle puisque son pouvoir consiste à catalyser l’improbable : quand elle intervient, tout devient possible.
 
Ombre est un loup-garou au passé encore mystérieux, très imposant physiquement (son character design est inspiré… d’un cheval), qui répugne à utiliser son immense force car il a le cœur tendre et aime par-dessus tout jouer les chefs cuisiniers.
 
Xiong Mao, quant à elle, n’a semble-t-il aucun pouvoir… mais cette fille illégitime d’un parrain de triade connaît le flamendo, un art martial utilisant les postures du flamenco, et maîtrise à la perfection les armes blanches qu’elle forge elle-même. Vive d’esprit, bosseuse, dotée d’une forte volonté, elle est le leader du trio.
 
ActuSF : "Le Faucheur a disparu ! Les morts se relèvent". Ça promet une sacrée pagaille. Comment nos héros vont-ils être embarqués dans cette histoire ? 
 
Ophélie Bruneau : La disparition du Faucheur ne passe pas inaperçue, en particulier auprès de ses comparses de la Trinité de la Mort qui ne sont autres que Scipio et Funérailles, respectivement directeur et professeur de l’université où étudient les héros. Devant l’urgence, ceux-ci impliquent leurs étudiants les plus fiables, qui ont déjà sauvé l’école et la ville au cours de la série en BD. Au point où ils en sont, sauver le monde, c’est dans leurs cordes !
 
ActuSF : D’autres tomes sont-ils prévus ? 
 
Ophélie Bruneau : Ce ne sont pas les idées qui manquent ! L’Étoile du Soir étant un roman plutôt centré sur Chance, nous aimerions pouvoir en consacrer un autre à chacun des deux autres membres du trio, voire poursuivre l’aventure au-delà, si l’inspiration est là et si Bayard nous suit.
 
ActuSF : Avez-vous d’autres romans ou nouvelles en cours d’écriture ? 
 
Ophélie Bruneau : J’ai une série d’urban fantasy en cours aux éditions du Chat Noir, Ana l’Étoilée, centrée sur une sorcière matheuse et accro au thé. Nous avons prévu quatre tomes. Le premier est paru en février, le deuxième sortira en septembre, j’ai écrit le troisième, et j’attaquerai le quatrième cet été. En attendant, parce que j’ai besoin de changer d’univers de temps à autre, je travaille sur un roman de SF young-adult, intitulé Ysa Zéro, avec une communauté en vase clos qui s’arrache les cheveux sur la gestion des ressources, une IA qui se choisit un nom dans un dessin animé, et, comme souvent chez moi, une héroïne qui doit remettre en cause tout ce à quoi elle tient pour pouvoir avancer.
 
ActuSF : Où pourra-t-on vous trouver en dédicaces ? 
 
Ophélie Bruneau : J’ai hâte de retourner à Épinal pour les prochaines Imaginales, auxquelles je participerai sur le stand des éditions du Chat Noir.
 
 

Jean-Laurent Del Socorro

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