Interview 2016 : ValÚrie Simon pour La Captive des hommes de bronze
de ValÚrie Simon
aux éditions
Genre : Interview

Auteurs : ValÚrie Simon
Date de parution : mai 2016 Inédit
Langue d'origine : Franšais
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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ValÚrie Simon nous revient avec une nouvelle sÚrie de fantasy aux Úditions de l’Archipel, Mysteria. └ l’occasion de la sortie du premier tome, La Captive des hommes de bronze, nous lui avons posÚ quelques questions.

ActuSF : Le premier tome de votre nouvelle série fantasy Mysteria, La Captive des hommes de bronze, vient de paraître aux éditions L’Archipel. Pouvez-vous nous présenter Mystéria, cette planète sauvage ? 
Valérie Simon : Mysteria est une planète très semblable à la Terre sauf qu’elle est jeune, avec une vie en pleine expansion. Elle est sillonnée par de violentes tempêtes qui ont incité toutes les créatures à optimiser leur survie en devenant carnivores. Bien sûr, il y a de gros prédateurs, de très gros prédateurs semblables à certains de nos dinosaures, mais également des créatures moins spectaculaires comme des oiseaux qui picorent la chair ou des papillons qui sucent le sang, et d’autres vraiment très étranges, comme les hothuries, qui sont une sorte de méduse se déplaçant dans les airs… Surtout, il y a des plantes étranges, qui ont su développer des systèmes ingénieux pour se procurer de la nourriture : certaines sont capables de chasser, d’autres ont créé des pièges pour se procurer des cadavres qui fertiliseront la terre autour de leurs racines.
Lorsque les Terriens découvrent cette planète, ils ne tiennent pas compte de sa sauvagerie et la considèrent immédiatement comme une véritable manne. La Terre est surpeuplée et surexploitée. Mysteria est un monde vierge de tout commerce, riche de minerais, d’or, de diamants, de métaux précieux. Le sol y est fertile, propice à l’agriculture. Le Gouvernement Fédéral décide donc rapidement d’y envoyer des colons. Les premiers à franchir le pas n’ont rien à perdre : militaires en fin de carrière sans peurs et sans scrupules, repris de justice de tout acabit, trafiquants de toutes sortes, populations défavorisées prêtes à tout pour survivre… L’invasion est d’autant plus facile que les indigènes, les mystérieux hommes de bronze, refusent tout contact et se réfugient dans le Sardan, une chaîne de montagnes particulièrement reculée.
 
 
ActuSF : Nous allons suivre les aventures de Jim. Qui est-il ? 
Valérie Simon : Jim est né sur Mysteria, d’une famille de colons terriens. Son père est éleveur de chevaux et cultivateur d’orchidée. En véritable patriarche, cet homme croit à la vertu du travail et rêve pour ses enfants d’une vie de propriétaire. Jim a douze ans. Il n’est pas à l’âge où l’on partage ce genre d’idées. Il est attiré par la sauvagerie de Mysteria, par la notion de beauté et de liberté qu’elle véhicule. Il fugue souvent pour échapper aux corvées de la ferme. Il se sent étrangement à l’aise dans cette nature pourtant extraordinaire et violente. Il a appris à exploiter les « ombres grises » qu’il a dans la tête et qui lui révèlent la présence d’autres êtres vivants, en particulier celles des prédateurs qui voudraient l’attaquer. C’est un secret qu’il n’a jamais partagé avec aucun membre de sa famille. 
 
 
ActuSF : Quand nous le rencontrons, il n’a alors encore que 12 ans mais nous allons le redécouvrir à l’âge adulte c’est bien ça ? 
Valérie Simon : Jim a effectivement 12 ans lorsqu’il va vivre le drame de sa vie. Tout son futur en sera conditionné. Des années plus tard, Jim vit sur la Terre auprès d’une vieille tante affectueuse et très fortunée. Il est devenu un adulte de vingt-quatre ans à qui la vie sourit. Il ne manque de rien, il est jeune médecin, il a rencontré Camille qu’il s’apprête à épouser. Il pourrait être heureux. Sauf qu’il continue à être la proie de cauchemars récurrents. Il est rongé par le remords de ne pas avoir réussi à sauver sa petite sœur qui, au moment du drame, était sous sa responsabilité.
 
 
ActuSF : La Captive des hommes de bronze, c’est la quête d’un frère à la recherche de sa sœur. Et celle de Jim semble peuplée de nombreuses embûches…
Valérie Simon : Dès le départ, cette quête apparaît impossible. La fillette n’a que 3 ans au moment du drame, il est totalement improbable qu’elle ait réussi à survivre sur une planète préhistorique où la moindre parcelle de vie est carnivore. Jim le sait, les autorités compétentes le lui ont dit et répété. Il ne revient donc pas sur Mysteria en espérant retrouver sa sœur disparue, mais plutôt pour se retrouver lui. Essayer de comprendre le pourquoi le comment du drame. Oublier le cauchemar qui a détruit son enfance. Il vit ce retour sur son monde natal comme une rédemption et une possible absolution. 
Par contre, il a oublié à quel point Mysteria est un monde meurtrier, par sa nature carnivore, certes, mais également via la communauté terrienne qui y est implantée, qui n’a qu’une seule ambition, faire de l’argent rapidement, y compris illégalement. La règle d’or est la survie à tout prix. Souvent au mépris de toute humanité.
Jim comprend rapidement que rien ne se passe comme il l’imaginait. Dès l’atterrissage, il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Jeté dans une prison sordide, il se retrouve en butte à un militaire sadique. À partir de cet instant, tout va s’enchaîner pour bien lui pourrir la vie et rendre sa quête vraiment difficile.
 
 
ActuSF : Le destin de Jim est dés le départ lié à celui des hommes couleurs de bronze. Qu’est-ce que vous pouvez nous dévoiler sur eux ? 
Valérie Simon : Les De-Shirs, appelés également hommes de bronze à cause de la couleur de leur peau, sont les indigènes natifs de Mysteria. Ils sont considérés par les colons comme sauvages et primitifs car seulement armés d’arcs, de flèches, de pieux ou de casse-têtes. Les Terriens n’ont à leur égard que crainte ou mépris. Ils les sous-estiment tant qu’ils ne se rendent pas compte que cette civilisation a tout de même su parfaitement s’adapter à un milieu extrêmement hostile. Depuis des millénaires, les De-Shirs ont apprivoisé les agaunes, des créatures géantes qu’ils utilisent comme montures et dont les pouvoirs psychiques sont une véritable providence pour survivre dans ce monde peuplé de monstrueux carnivores. 
 
 
ActuSF : Pour quand est prévu le tome 2 de Mysteria ? Combien de titres comportera cette série ? 
Valérie Simon : Cette série sera développée en minimum trois tomes, qui seront plus ou moins indépendants les uns des autres. Les deux premiers titres sont clairement une suite. J’y raconte les aventures de Jim et de son guide Duncan, un duo qui deviendra au fil de la narration un trio, avec l’arrivée d’un nouveau personnage, féminin cette fois-ci, qui sera à la fois charmant et haut en couleur, et apportera une dimension plus humaine et aussi plus romanesque à l’ensemble du récit. La parution de ce deuxième tome est prévue pour 2017.
Le tome 3 sera, quant à lui, un récit parallèle qui reprendra le point de vue, et les aventures elles aussi très tumultueuses, de Camille, la fiancée de Jim restée sur Terre. La pauvrette, elle n’en peut plus de jouer les Pénélope. Elle va décider de passer à l’action, et ça va plutôt déménager…
 
 
ActuSF : Avez-vous d’autres projets en cours ? 
Valérie Simon : Oulala oui ! 
Je viens de terminer une série de trois épisodes pour une parution numérique, une romance historico-fantastique se déroulant en Australie à la fin du XIXe siècle sur laquelle je me suis énormément amusée et dont j’ai hâte de pouvoir annoncer une date de parution. Mon héroïne est une orpheline fraîchement débarquée d’Europe qui est confrontée à une série de meurtres dont on ignore s’il s’agit d’une bête, d’une créature mythologique ou d’un serial-killer bien humain. Bien sûr, romance oblige, son petit cœur palpitera tour à tour pour deux hommes, un aventurier qui cherche à découvrir l’identité du meurtrier et un riche héritier d’une mine d’opales, le tout dans une nature sauvage, grandiose et dangereuse, peuplée de crocodiles marins et rythmée par le temps des rêves des aborigènes. C’est vraiment très romanesque, et même un peu coquin, mais pas que.
J’attends également la parution d’une novella assez sombre, qui raconte l’histoire de Pierre, un sculpteur de gargouilles qui, après avoir été violemment frappé et laissé pour impotent, recouvre l’usage de ses jambes en invoquant le dieu païen Cernunnos. Sauf qu’il s’apercevra que chaque don a un prix à payer. 
Sinon, je suis en train de travailler sur le tome 2 de ma série La Reine des esprits, dont Coup d’État, paru aux Éditions du Riez, est le premier tome. Ce nouvel opus aura pour titre Les Seigneures de guerre et, comme son nom l’indique avec ce nom féminisé presque de force, fera la part belle aux héroïnes de caractère. J’avais laissé la princesse Alia en bien méchante posture, prisonnière dans une forteresse sombre. Eh bien, elle n’est pas au bout de ses peines, c’est le moins que je puisse dire… 
J’enchaînerai ensuite naturellement avec les tomes 2 et 3 de Mysteria. Et des tas d’autres idées qui traînent dans mon cerveau. Au moins trois projets ne demandent qu’à prendre vie… 
 
 
ActuSF : Où pourra-t-on vous trouver en dédicaces dans les prochains mois ?  
Valérie Simon : Je serai aux Intergalactiques de Lyon les 14 et 15 mai, à la librairie Lettres à croquer de Villeurbanne le 21 mai, chez Cultura Givors le 4 juin et à la librairie Spirale d’Oullins le 18 juin. L’association Wish est également en train de concocter une belle surprise pour les 11 et 12 juin dans la région lyonnaise, avec probablement café littéraire, masterclass et signature à la librairie Trollune, le tout en compagnie de Danielle Martinigol.
Après les grandes vacances, je serai aux Aventuriales de Ménétrol les 24 et 25 septembre, puis à Octogônes les 30 septembre, 1er et 2 octobre. Je serai également invitée au Swiss Fantasy Show de Morges, en Suisse, les 22 et 23 octobre. Et présente sur une journée particulière qui me tient à cœur, Lire à l’hôpital à Chalon-sur-Saône le 15 novembre.
L’intégralité de mon agenda est disponible sur mon site www.valeriesimon.fr et régulièrement mis à jour sur mes comptes Facebook et Twitter
Et merci à ActuSF pour ce beau moment de papotage bien sympa !

Jean-Laurent Del Socorro