Interview Simon Sanahujas sur Le Marchand de réalités
de Simon Sanahujas
aux éditions
Genre : Interview

Auteurs : Simon Sanahujas
Date de parution : novembre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Simon Sanahujas vient de sortir aux éditions Actusf un recueil numérique, Le Marchand de réalités.

Actusf : Quel rapport as-tu avec les nouvelles ? On te sait romancier, comment choisis-tu à partir d’une idée si cela fera une nouvelle ou un roman ?
Simon Sanahujas : J’entretiens un rapport assez curieux avec les nouvelles. Comme la plupart des gens, j’ai abordé l’écriture avec ce genre de texte : un format que j’apprécie tout particulièrement en tant que lecteur mais, paradoxalement, auquel je consacre aujourd’hui une infime partie de mon travail. J’admire les grands novelistes, ceux qui savent ciseler à la perfection la forme courte, mais je ne pense pas posséder l’envie ni l’ambition de marcher dans leurs pas. Je crois que cela provient directement de mon rapport aux histoires en tant qu’auteur : j’aime construire un scénario, j’aime développer des personnages et, surtout, les faire évoluer dans le temps ainsi que dans leurs rapports entre eux, des choses qui sont à mon humble avis très difficilement réalisables dans un format court.
D’ailleurs, cela se retrouve directement dans ma façon d’appréhender la seconde question : j’ai une idée, en adviendra-t-il une nouvelle ou un roman ? J’ai souvent entendu des auteurs dire qu’ils étudiaient une idée pour déterminer le format qui lui conviendrait le mieux. Est-elle suffisamment riche pour donner matière à un roman ? Est-ce qu’un texte succinct pourrait lui donner plus de force ? Quelle taille la mettra le mieux en valeur ? Mais je ne fonctionne pas comme cela. J’ai remarqué que mon travail s’organisait en phases qui alternent des désirs successifs. Envie d’écrire un roman, envie de travailler sur des textes de chanson, envie de rédiger des nouvelles (souvent j’en produis plusieurs d’affilée), envie de bosser sur des projets transversaux et radicalement différents, etc. Et quand je suis en phase roman, je prends mon idée et j’en tire un livre. Souvent, une idée peut paraître extrêmement simple mais, si on la développe, si on y raccorde d’autres idées connexes, si on pousse les personnages dans leurs retranchements et si on en complexifie un peu la trame, on a vite fait d’atteindre les 200 pages. Bien sûr cela ne fonctionne pas avec toutes les idées, et dans ce cas je les mets de côté pour en faire des nouvelles lorsque j’aurais l’envie d’en écrire. Mais si je regarde les romans que j’ai publiés, je peux les résumer de manière extrêmement simpliste. Suleyman et L’Emprise des rêves racontent l’histoire d’un homme qui cherche à gagner sa liberté en se débarrassant de l’écrivain qui raconte sa vie. Nereliath, c’est l’opposition entre un homme qui croit que les dieux décident de chacune des étapes de sa vie et un autre qui pense qu’il est le seul maître de ses actes. Dans les deux cas, j’aurais pu en faire des textes de 20 pages, mais j’ai voulu développer ces idées pour montrer les évolutions de ces thématiques, des personnages par rapport à celles-ci ; et aussi pour prendre le temps d’y inclure une bonne dose de divertissement, car c’est de mon point de vue l’ingrédient fondamental de la littérature.
 
 
Actusf : Quelle est la place des nouvelles dans ton travail d’écrivain ? Est-ce que ce sont des respirations entre deux romans ? Est-ce que c’est important pour toi d’en écrire ?
Simon Sanahujas : J’en écris finalement très peu, parce que je préfère consacrer mon temps à d’autres projets. Je réponds très rarement à des appels à texte, mis à part quand le sujet m’enthousiasme, ou quand l’anthologiste est un ami. Et en effet, lorsque je m’attaque à ce genre de texte, je le fais en une manière de respiration entre d’autres projets. L’écriture d’un roman est excessivement prenante. J’y passe en moyenne entre six et huit mois, une période durant laquelle je ne fais rien d’autre. D’expérience, l’écriture romanesque exige une immersion complète, et je ne m’autorise pas à faire une pause pour travailler un temps sur d’autres choses, car il est alors vraiment compliqué de se replonger dans un texte de ce type d’envergure. Par contre, lorsque j’ai achevé un roman, jamais je n’enchaîne sur un autre directement. J’ai besoin de faire une pause et je me consacre donc à d’autres projets, parfois à l’écriture de quelques nouvelles.
Cela dit, même si je me considère comme une espèce de touriste de la nouvelle, je ne pourrais pas me passer d’en écrire. Non seulement il s’agit d’une fort agréable récréation entre d’autres projets plus conséquents, mais cela représente également un merveilleux laboratoire. Ce n’est pas par hasard si la plupart des gens qui se lancent dans l’écriture commencent par ce genre de texte : c’est l’endroit rêvé pour faire ses armes. Comme tout le monde, je suis en perpétuelle évolution dans mon rapport à l’écriture, et je suis bien loin d’en maîtriser toutes les subtilités. Ainsi, lorsque je me suis engagé sur une nouvelle, j’en profite pour tester des techniques dont je ne suis pas ou peu familier. Cela va d’un temps de narration que je ne pratique guère habituellement à des jeux sur les points de vue ; je teste des choses, j’observe les effets qu’elles rendent, je cherche à les pousser dans leurs retranchements et, lorsque cela fonctionne, je les ajoute à la palette dont je tirerai le roman suivant. Ainsi, « L’Empereur Saint-Nicolas » a été mon premier texte écrit au présent, procédé que j’ai utilisé ensuite dans les intermèdes de plusieurs romans. D’une manière quelque peu similaire, « Une surprise de (petite) taille », qui est parue dans l’anthologie Trolls et Légendes de l’édition 2013, est partie d’une simple idée qui consistait à détourner les contraintes du point de vue à la première personne.
 
 
Actusf : Tes textes sont plutôt « engagés ». On pense en premier lieu à « L’Empereur Saint-Nicolas ». Quelle est la place de ton engagement dans ton écriture ? C’est important pour toi d’avoir des textes qui “disent des choses” ?
Simon Sanahujas : Je m’intéresse beaucoup à la politique. Je ne suis encarté nulle part car je n’adhère intellectuellement à aucun parti (d’ailleurs le concept de parti me semble réducteur et est certainement l’un des facteurs majeurs de la pourriture qui sévit sur la scène politique actuelle), mais je suis de près ce qui se passe à la tête de nos pays. Je possède des idées très arrêtées face à ce qui devrait être et, surtout, ce qui ne le devrait pas. Notre politique est rongée et trahie par des problèmes qui ne devraient pas s’y trouver : l’attrait du pouvoir (et/ou de l’argent), l’ego de nos classes dirigeantes, etc. La politique devrait se nourrir de passion et d’engagement au service du peuple et de l’État mais, dans les faits, on s’en trouve bien éloigné (comme nous le prouvent chaque semaine les histoires à vomir qui crèvent la surface de la fange turbide propre à ce milieu). Alors, forcément, j’essaye de dire ces choses-là dans mes textes. Je l’ai toujours fait, par des voies détournées, puis de manière directe avec « Comment fut-ce possible », ma petite contribution à l’anthologie Appel d’air. J’avais été particulièrement enthousiasmé par l’élan qui s’était produit durant l’entre deux tours des élections 2007. À partir du jour où Catherine Dufour et Alain Damasio ont lancé l’idée d’une mobilisation des auteurs de SF autour d’une anticipation politique, une machine impressionnante s’est emballée : je recevais 100 mails par jour, de nouveaux textes naissaient toutes les quelques heures, les contributions s’amassaient et il y avait une émulsion entre ces gens voulant s’exprimer qui m’a beaucoup touché et m’a fait prendre conscience de pas mal de choses, dont l’importance de l’engagement au travers de l’œuvre. Le pire quand j’y repense, c’est que malgré un côté un peu féroce et acharné, nous avons finalement été en dessous de ce qui allait se produire par la suite…
Au-delà de ça, mon engagement n’est pas uniquement politique, heureusement. Dans chacun de mes textes, il y a toujours un message, plus ou moins important, plus ou moins dissimulé derrière l’histoire, mais toujours présent. Ces messages parlent de tout et n’importe quoi : manière d’être, choix de vie, rapport au monde ou à l’autre, etc. Je suis intimement persuadé de la nécessité pour tout type d’art de posséder à la fois un fond et une forme : « qu’est-ce que je veux dire ? » et « quel moyen vais-je utiliser pour le dire ? » C’est mon avis et il vaut ce qu’il vaut, mais si ces questionnements ne sont pas présents en amont de la création alors, bien souvent, l’œuvre qui en résulte se révèle tristement creuse.
 
 
Actusf : Comment est née cette nouvelle justement ?
Simon Sanahujas : Très différemment du processus habituel, en fait. Tout d’abord, il s’agit d’une demande directe de la part de Fabien Lyraud, que je ne connaissais pas à l’époque, que j’ai accepté si je me souviens bien parce que je naviguais entre deux eaux et que j’hésitais sur le projet suivant… Ensuite, il y avait des directives assez précises : il devait s’agir d’un texte de science-fantasy en lien avec un arcane du tarot de Marseille. Une carte était attribuée à chacun des auteurs de l’anthologie et Fabien m’avait assigné l’empereur. Contrairement à mon habitude, je n’avais pas du tout d’idée en commençant à réfléchir à ce texte. J’ai fait des recherches sur la symbolique de l’empereur, les codes qui l’entourent, les symboles ainsi que les traits de caractère. Là, ce que j’ai découvert m’a immédiatement fait penser à Nicolas Sarkozy (la domination sur la matière, le pouvoir, le côté conservateur, etc.). À partir de cette première idée, j’ai repensé à « Comment fut-ce possible ? » et je me suis mis en tête de donner une sorte de suite lointaine à ce texte. Comme il y avait la directive de la science-fantasy, je me suis projeté mille ans plus tard pour camper une Europe obscurantiste et régressive, dirigée d’une main de fer par cet empereur devenu immortel, qui détient tout, et dont l’ultime plaisir est d’exercer une emprise frappée de mégalomanie sur son entourage, de l’écraser et de le rabaisser pour passer le temps. C’était aussi l’époque où je me suis intéressé au dessein intelligent, une théorie qui m’exaspère au plus haut point, et qui se retrouve donc impliquée dans la trame du texte, alliée à la manipulation de l’histoire. C’est très curieux lorsque j’y repense car, si j’ai pris énormément de plaisir à la rédaction de ce texte, il a surgi de nulle part, par un assemblage de thématiques qui ont donné naissance à une histoire sans qu’il y ait véritablement eu de réelle idée déclencheuse…
 
 
Actusf : Plusieurs des textes de ce recueil comme « Les Tambours de Dark Valley » et « L’Ère humaine » relèvent du fantastique. Quelles sont tes influences dans ce domaine ?
Simon Sanahujas : Je ne lis pratiquement plus de fantastique, même si j’en ai ingéré énormément il y a une quinzaine d’années. Mes influences dans ce domaine sont donc assez datées, et principalement américaines. Le premier auteur que j’ai lu dans ce genre a été Howard Phillips Lovecraft. Ensuite il y a eu Edgar Allan Poe, Robert Ervin Howard évidemment (d’ailleurs « Les Tambours de Dark Valley » est un gros hommage de fan à Howard, bourré de références cryptiques à son œuvre ainsi qu’à différents épisodes de sa vie), puis des gens comme Clarck Ashton Smith, les nouvelles fantastiques de Fritz Leiber, les textes d’Arthur Machen et d’Ambrose Bierce, et c’est à peu près tout.
 
 
Actusf : Même question avec la fantasy avec « Le Marchand de réalités » ?
Simon Sanahujas : Le premier véritable roman que j’ai lu était un roman de fantasy (Bilbo, quand j’avais huit ans) et celui que je lis en ce moment relève également de ce genre, c’est dire la place qu’occupe la fantasy dans ma vie. Les premiers textes que j’ai écrits appartenaient à ce domaine et, même si j’ai régulièrement fait des excursions dans d’autres facettes de l’imaginaire, je n’ai jamais arrêté d’en écrire.
Au niveau des influences, il y a donc Tolkien (même si je ne suis pas un gros fan à l’exception de son génialissime Silmarillion), puis Howard, Michael Moorcock, Leiber, Charles Saunders, Clarck Ashton Smith, Karl Edward Wagner et, plus proches de nous, Terry Pratchett, Glen Cook ou encore George Martin. De manière générale, j’apprécie la fantasy lorsqu’elle est réaliste (en tout cas autant que faire se peut) et que les éléments fantastiques sont très discrets (les batailles à dos de dragons et les sorciers qui pètent des boules de feu, ce n’est pas vraiment mon truc…) et, si je devais retenir une seule de ces influences, ce serait sans hésiter Fritz Leiber. Avec son cycle des Épées, c’est l’auteur qui s’est le plus rapproché de ce que je cherche à proposer en fantasy : des histoires dans lesquelles le lecteur peut s’identifier complètement. Car au-delà de l’univers en lui-même, les textes qui mettent en scène Fafhrd et le Souricier présentent deux personnages profondément humains, normaux, qui font face à leurs envies, leurs problèmes de couple et d’amitié. C’est ce que j’essaye de faire dans mes textes de fantasy : parler de notre monde et faire évoluer des personnages semblables à ceux que l’on croise dans la rue, tout en proposant le rêve et l’imaginaire via l’univers et le divertissement.
 
 
Actusf : Ce texte justement a la particularité d’être un tour de force en termes d’écriture et de composition, puisque plusieurs réalités se mélangent. Est-ce que cela a été dur de l’écrire ? Comment l’as-tu composé ?
Simon Sanahujas : Il y avait également une petite consigne pour celui-là : le sorcier (le thème de l’anthologie Jeteurs de sort parue chez Malpertuis début 2013). Comme il n’y avait pas de genre imposé, j’ai choisi d’en faire un texte de fantasy. Il s’est agi d’un choix totalement arbitraire : l’idée aurait tout aussi bien fonctionné dans une ambiance de fantastique contemporain. J’en ai fait un texte de fantasy pour une raison toute simple : je préparais à l’époque un troisième roman de fantasy et j’en ai profité pour développer une partie du monde des Chroniques de Karn, notamment en évoquant dans le texte la Basarackie, un duché inspiré par la Valachie de notre 15e siècle (un endroit dont j’avais récemment découvert l’histoire suite à mes recherches sur Dracula, comme quoi il est difficile d’échapper aux interactions entre différentes œuvres…), qui devait servir de trame de fond à ce futur roman.
En réfléchissant à la thématique du magicien, je me suis immédiatement tourné vers le concept d’oniromancien que j’avais développé pour L’Emprise des rêves, à savoir un être dont le pouvoir permet de modifier la réalité qui l’entoure en puisant dans les différents possibles de la théorie du multivers. C’est un concept qui me fascine depuis l’adolescence (depuis ma lecture de L’univers en folie de Fredric Brown, en fait) et qui, je m’en rends compte aujourd’hui, a toujours été plus ou moins présent dans mes textes. Suleyman et L’Emprise des rêves sont basés sur ce concept, mais ma première nouvelle publiée (« À force d’imagination ») racontait déjà une histoire où deux possibles antinomiques réussissaient à coexister dans une même réalité. J’ai d’ailleurs un projet roman encore une fois basé là-dessus, et « Le Marchand de réalités » a très certainement été une manière de test pour ce livre.
La rédaction du texte en elle-même n’a pas été très difficile, cela a même été assez grisant, mais, par contre, je n’ai jamais passé autant de temps à préparer une histoire. Une fois que j’ai eu le concept, les détails de l’histoire et le synopsis, j’ai longtemps retourné toutes les possibilités qui m’étaient offertes pour retranscrire ces réalités multiples qui se contredisent ou se chevauchent dans la réalité du texte. Le plus complexe était le fait que la première réalité proposée se trouvait dans les faits à l’origine de la seconde, laquelle initiait elle-même la première et la troisième. Au début, j’avais pensé raconter l’histoire trois fois de suite, avec de gros passages similaires et de petites différences qui seraient venues déstabiliser le lecteur. Mais je me suis rapidement dit que cela allait d’une part peser sur le plaisir de la lecture, et d’autre part, que cela ne serait pas apte à rendre un point crucial de cette nouvelle, à savoir le côté simultané des trois réalités. C’est là que j’ai pensé à diviser le texte pour les passages qui divergeaient. Le principe de la double colonne est venu très naturellement, et ce n’est d’ailleurs pas une innovation. Je me souviens d’un passage dans L’épée de feu de Javier Negrete où, pendant un combat, l’auteur divise son texte en deux pour délivrer simultanément les pensées des deux protagonistes. L’effet était très réussi… Et finalement, une fois que j’avais établi ce principe, la rédaction s’est faite toute seule. La seule petite difficulté, à laquelle je ne m’attendais pas du tout d’ailleurs, fut celle de la mise en page. Je voulais que les deux colonnes comptent exactement le même nombre de lignes afin d’éviter un blanc dans le texte qui aurait pu laisser penser au double interligne que l’on réserve habituellement aux sauts dans le temps de la narration. Je me suis donc appliqué à cela lors des relectures de mon fichier Word, avant de découvrir au moment de la maquette que les changements de police et de taille de ligne avaient une fois sur deux modifié cet équilibre. Du coup, j’ai dû faire quelque chose que les éditeurs n’aiment pas trop habituellement : reprendre mon texte lors des ultimes vérifications de la maquette afin de retrouver l’équilibre initial.
 
 
Actusf : Quels sont tes projets, sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Simon Sanahujas : Les projets sont nombreux, trop nombreux même ! Actuellement j’achève les relectures d’un nouveau roman de fantasy, un texte psychologique très cru et très sombre qui paraîtra en mai prochain aux éditions Asgard : un nouveau volet des Chroniques de Karn après Nereliath et Seuls les Dieux. Après je m’attaquerai à un projet très différent : une idée de roman qui me trotte dans la tête depuis quelques années et qui relève de la littérature générale. Je l’appréhende beaucoup car ce sera ma première incursion dans le genre, mais comme il comportera des thèmes qui me touchent de près (la psychologie évolutionniste et la quarter-life crisis), j’ai hâte de m’y attaquer. Je réfléchis aussi à un autre projet de roman dans ce genre, qui traitera des réalités parallèles comme je l’ai déjà fait dans de nombreux textes, mais sans aucun élément fantastique ou science-fictif. Parallèlement à cela j’ai deux gros projets à venir avec Bronca – un collectif d’artistes de tous horizons (plasticien, photographe, acteur, metteur en scène, vidéaste… et moi) – nés de l’envie d’œuvrer ensemble sur des projets transdisciplinaires mêlant cartographie et territoire. Et puis un grand projet musical également : une sorte de concept concert tiré de L’Emprise des rêves. J’écris les textes pour le groupe d’électro Milamarina, qui sera pour l’occasion accompagné sur scène par un orchestre symphonique. Quelques concerts sont déjà prévus en 2014 et, pour avoir entendu les ébauches des morceaux, cela devrait valoir le détour…

Jérôme Vincent

Toutes les infos sur le recueil sur le site des éditions Actusf.