Interview de Wojtek Siudmak
de W. Siudmak
aux éditions ActuSF
Genre : SF

Auteurs : W. Siudmak
Date de parution : novembre 2007 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Siudmak est un génie. Il est l’homme qui a fait les illustrations des plus grands livres de SF pendant des années chez Pocket. Petite interview d’un géant !

ActuSF : On vous connaît surtout pour vos couvertures de livres. Comment en êtes-vous venu à travailler pour les maisons d’édition de SF et bien entendu Pocket ?
Wojtek Siudmak : Oui c’est vrai, les couvertures étaient le plus souvent les reproductions de mes tableaux. Ma collaboration avec la maison Pocket ou plus exactement avec Jacques Goimard est le fruit d’une rencontre extraordinaire, la rencontre d’une peinture et d’une littérature, ou encore la rencontre d’un peintre et d’un très grand intellectuel : Jacques Goimard. On peut dire que j’ai assisté à Paris dans les années 70 à la naissance de la science fiction européenne avec un groupe d’artistes, d’écrivains, d’intellectuels (Goimard, Doremieux, Demuth, Sadoul, Druillet, Pelot, Steiner, Moebius etc.). Avec ce petit groupe, nous avons travaillé pour faire des images de bande-dessinée, des tableaux, des sculptures, d’autres écrivaient des romans, des critiques, faisaient des encyclopédies... Notre collaboration a débuté ainsi dans ce climat unique et lorsque Goimard, qui était alors directeur des éditions Presses Pocket, m’a proposé d’utiliser mes peintures pour illustrer les couvertures des livres, j’ai naturellement accepté.

ActuSF : Parlez-nous un peu de cette période et de "l’art des cosmogonies". Quelles étaient vos envies et vos ambitions à ce moment-là ?
Wojtek Siudmak : Mon rêve était de parler de l’invisible, cet invisible qui est plus étrange aujourd’hui grâce aux voyages dans l’espace. N’oublions pas que nous sommes la première génération dans l’histoire de l’humanité qui a vu la Terre depuis le Cosmos. Nous avons fait un pas de plus dans l’infini du Cosmos.

ActuSF :
Qu’est-ce qui vous intéressait et peut-être vous intéresse toujours dans la science fiction ?
Wojtek Siudmak : La science fiction, c’est la liberté totale, la liberté d’imaginer sans limite… de créer sans limite aussi. Il n’y a aucune barrière, tout est possible et l’esprit, le talent peuvent choisir des sentiers inhabituels.

ActuSF :
Souvent en regardant vos oeuvres, on pense à Dali ou Magritte. Quelles sont vos influences ? Quels artistes vous ont marqué ?
Wojtek Siudmak : En effet, on me compare souvent à Salvador Dali, peut-être tout simplement parce que nous puisons notre richesse intérieure chez les mêmes maîtres de la renaissance comme Bracelli, Michel-Ange, Leonard de Vinci, Tiepolo, Bernini… donc la renaissance et le baroque italien. Je dois dire que j’adore cette période, elle a fait une confiance démesurée à nos capacités, l’être humain s’est dépassé à cette époque : il suffit de voir les travaux et l’intelligence de Léonard de Vinci, les travaux de Arcimboldo, on est surpris par ce mélange extrêmement savant de l’art et de la science. L’homme de la renaissance était ouvert à tout, à tous les domaines. Il s’intéressait à l’anatomie, à la médecine, à la biologie, à l’art, à la musique. C’était un esprit assez ouvert.

ActuSF :
Comment composiez-vous vos tableaux pour les couvertures ? Et comment travailliez-vous ? Directement sur toile ?
Wojtek Siudmak : Je n’ai pas composé les tableaux pour les couvertures, je ne suis pas un illustrateur. Mes tableaux n’illustrent pas le texte, c’est une voie parallèle, deux visions : celle du peintre et celle de l’écrivain qui se mêlent finalement et donnent au lecteur une vision bien plus riche que si c’était une illustration du texte, ce qui est relativement dangereux car elle diminue l’imaginaire du lecteur.
En fait, ou bien mes tableaux étaient choisis par Jacques Goimard, ou bien c’est moi qui lui en soumettait d’autres, c’était une liberté totale et je pense que tout le monde était gagnant car grâce à cette "non-précision", nous avons réussi à ouvrir les esprits des lecteurs. J’ai eu plein de remarques, pour ne pas dire d’hommages, de personnes à ce propos.

ActuSF :
L’illustration doit-elle être la retranscription fidèle de l’univers d’un livre ? Et sinon sur quelles bases la construire ?
Wojtek Siudmak : A mon avis, l’illustration ne doit pas être la retranscription fidèle du texte parce qu’un écrivain s’efforce très habillement de créer un monde flou, c’est à dire un monde qui permet de résister à l’usure du temps, qui développe l’imagination. Un illustrateur maladroit peut très bien figer ou trop bien concrétiser certaines descriptions, ce qui va aller à l’encontre de la volonté de l’écrivain et ce qui va également démolir l’originalité de l’imagination personnelle du lecteur.

ActuSF :
Y’a-t-il un livre, une couverture, qui vous a plus marqué qu’une autre ? Si oui laquelle et pourquoi ?
Wojtek Siudmak : Oui, il y a un livre qui m’a marqué profondément, c’est Dune de Frank Herbert. Il m’a marqué comme il a marqué également des générations de lecteurs : c’est un univers extrêmement riche et intelligent. J’étais fasciné comme l’était également ma fille Catherine à l’age de 14 ans. Pour moi, cette fascination dure toujours parce que le hasard a fait qu’un éditeur polonais, REBIS, a osé faire la plus belle édition mondiale de cet ouvrage. Il a mis beaucoup d’efforts pour concevoir ce livre en l’illustrant avec beaucoup de dessins originaux. C’est une édition exceptionnelle pour les bibliophiles composée des six tomes de Franck Herbert, des trois tomes de son fils plus un tome de textes divers.
J’étais aussi fasciné par Philip K. Dick qui était un écrivain géant et troublant. Il y a bien évidemment tant d’autres…

ActuSF :
D’où vous vient cette perception du corps dans vos oeuvres ? La chair est souvent traitée comme une surface lisse et lumineuse et les musculatures masculines sont souvent conséquentes (à la Michel-Ange ?) tandis que les corps féminins sont délicats et gracieux...
Wojtek Siudmak : J’aime étudier l’anatomie et j’ai une passion pour la médecine et l’astronomie. Dans ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de sport, ce qui m’a permis de comprendre les mécanismes musculaires et anatomiques.
La structure musculaire de l’homme est très différente de celle de la femme. La femme a une musculature plutôt tout en douceur alors que l’homme peut avoir une musculature sèche, rugueuse. Cela permet de travailler d’une façon très différente sur chaque corps. Je voudrais ajouter ici quelque chose à propos de Michel-Ange : il n’est pas seulement un extraordinaire sculpteur ou un peintre, c’est aussi un poète philosophe et un esprit très complexe. Je travaille actuellement sur un tableau qui sera une sorte de dialogue avec lui. Le tableau concerne le détail central de son décor de la chapelle Sixtine. Le groupe du Dieu et de l’Adam exprime une profonde interrogation. Mon tableau est en quelque sorte une réponse assez personnelle à son mystère. Je dévoilerai ce qu’il a caché pendant des siècles aux visiteurs de la Chapelle Sixtine.

ActuSF :
Souvent dans vos peintures, on trouve une union entre un corps, ou une partie de corps, et une dimension cosmique (planètes, etc). Quel sens attribue-t-il à cette mise en relation du corps humain avec l’univers ?
Wojtek Siudmak : La réponse est simple : il existe une unité de matière entre l’être humain et l’univers. Shakespeare disait nous sommes faits de la même étoffe que nos rêves : les physiciens et les astrophysiciens découvrent que l’infiniment grand est semblable à l’infiniment petit. " Nous sommes les enfants de l’univers ", cette phrase est celle d’un très grand astrophysicien, A. Wolszczan, qui fait partie du comité d’honneur de mon " Projet Mondial pour la Paix ". Un autre très grand physicien américain, Frank Wilczek, prix Nobel de physique en 2004, ne dit pas autre chose et parle de l’harmonie, de choses que les anciens grecs savaient ressentir et découvrir par l’intuition. Nous, maintenant, grâce à nos télescopes, à la science et aux esprits extraordinaires de nos savants, nous découvrons cela d’une manière scientifique. Les deux voies sont valables, la voie scientifique et l’intuition sont des voies parallèles mais extrêmement proches et qui parfois s’entremêlent et donnent naissance à des découvertes majeures.

ActuSF :
Quel regard jetez-vous sur vos couvertures avec le recul et sur votre carrière d’artiste ?
Wojtek Siudmak : Les couvertures sont l’une des utilisations de mes peintures. Elles ont servi aussi pour des pochettes de disques, pour des affiches et d’autres utilisations visuelles. Je ne me suis jamais limité à travailler avec l’édition, c’était un heureux hasard mais pas plus. Concernant ma carrière d’artiste, cela m’a permis d’être remarqué par le grand public et sortir du climat feutré des galeries et des cercles artistiques fermés et statiques.

ActuSF :
Vous avez été et restez une icône pour de nombreux lecteurs de science-fiction. Quels rapports avez-vous avec eux ?
Wojtek Siudmak : C’est une jolie question. Je suis très fier de pouvoir être considéré ainsi. J’ai toujours considéré les lecteurs comme des êtres envers qui j’avais une grande responsabilité : ils achetaient un livre qui portait mon image, ils entraient dans ce livre par cette porte visuelle qui pouvait les marquer à vie. Ayant cette capacité de peindre, je voulais leur apporter quelque chose de plus qu’une banale illustration. Je faisais toujours un grand effort pour enrichir le livre et en même temps, je m’enrichissais moi-même.
Les rapports avec les lecteurs sont extraordinaires. Que ce soit ici en France, en Pologne, en Allemagne ou en Italie, les images ont fait le tour de l’Europe et même du monde (au Japon, au Canada et en Australie). Ce sont des rapports privilégiés et pleins d’émotion : beaucoup de gens, lors des dédicaces, viennent me présenter leurs enfants et me disent qu’ils ont eu la chance de se développer et mûrir par la lecture accompagnée de mes images et me remercient. Ils sont fiers de transmettre à leurs enfants cette passion pour l’imaginaire et pour la peinture. C’est très touchant et je sais maintenant que c’est une chose importante pour moi. En Pologne, qui s’est ouverte à la démocratie depuis peu, lors de mes visites chez différents chefs d’entreprises pour mon projet, j’ai remarqué qu’un bon nombre de ces chefs d’entreprises étaient des anciens fans de la SF, mes fans. Ceci prouve que, même dans des périodes très difficiles, quand l’esprit a appris à être libre, il ne sera jamais emprisonné et pourra toujours se développer, cela d’une manière imprévisible et extraordinaire.

ActuSF :
Y’a-t-il des illustrateurs ou d’autres peintres que vous appréciez aujourd’hui ? Comment voyez-vous l’évolution du métier d’illustrateur et peut-être de peintre et d’artiste en général ?
Wojtek Siudmak : Je suis toujours plongé dans l’Art de la Renaissance mais j’observe aussi attentivement ce qui se passe dans l’art actuellement. Il y a beaucoup d’illustrateurs doués mais je n’ai pas eu l’occasion de les croiser.
Actuellement, les éditions ont à leur tête des chefs d’entreprise, des gens qui ont terminé de brillantes études d’économie mais n’ont pas un goût particulier pour l’art ni pour la littérature probablement. Dirigeants de grands groupes d’édition, ils mettent tous leurs efforts pour la réussite commerciale plutôt que pour développer cette écurie artistique et littéraire au risque d’échouer commercialement. Ils choisissent des illustrations qui sont les plus proches du texte, un peu comme faisaient les Américains il y a une dizaine d’années, sans aucune liberté, tout simplement pour faciliter la lecture. Je pense que la liberté, l’exigence artistique et littéraire sont capitales.

ActuSF :
Parlez-nous du projet "L’amour éternel". Comment est-il né ?
Wojtek Siudmak : Le " Projet Mondial pour la Paix " est né d’une façon naturelle, sans que je me rende compte de son importance et de son universalité. Je suis né dans une petite ville de Pologne, à Wielun, où sont tombées les premières bombes allemandes, détruisant totalement la ville. C’est ici qu’a véritablement commencé la seconde guerre mondiale. Bien qu’alors enfant, je n’ai pas oublié les images terribles de ces gens estropiés, qui souffraient de la faim, de ces maisons bancales, des baraquements puants. Ce sont des images et des souvenirs de la misère mais aussi d’une très grande modestie de ces gens qui faisaient preuve d’une très grande retenue, qui se regardaient avec une très grande dignité…
Deux éléments capitaux m’ont inspiré pour ce projet, projet qui a mûri tout au long de ma vie jusqu’à maintenant. Le premier est cette expérience tragique où j’étais témoins des dégâts que la guerre a faite dans ma ville natale. Le second est que nous sommes la première génération de notre civilisation a avoir vu la Terre depuis l’espace. Cela a bouleversé notre vision du monde et de l’univers. Nous nous sommes rendu compte que la Terre est fragile et que nous devions la protéger, notre survie en dépend.
Le projet " Amour Eternel " est le projet qui s’adresse au monde et sa mission est de transmettre cette idée de l’harmonie, de la tolérance et de la paix. Il est composé de cinq éléments dont une sculpture, un projet éducatif, un musée mais vous pourrez en lire plus sur mon site. Retenez simplement que c’est une manière différente d’aborder et de parler de la paix.

ActuSF :
Sur quelle base avez-vous conçu le projet de statue ? Je crois qu’il y a un texte de Jean-Claude Dunyach derrière tout cela ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce texte ?
Wojtek Siudmak : Le texte de Jean-Claude Dunyach, c’est le message de la Paix qui va tout le temps accompagner le projet. Il sera gravé en bronze et mis sur un des pylônes en granit à coté de la sculpture. C’est un très beau texte que Jean-Claude Dunyach a écrit en regardant mon tableau intitulé " Amour Eternel " et qui date d’une vingtaine d’années. Il a écrit ce texte à l’occasion de mon exposition à la Tour Eiffel. J’avais demandé à quelques amis écrivains de science fiction, à mes amis, d’écrire un petit texte qui commémorerait cette exposition puisque c’est exceptionnel d’exposer à la Tour Eiffel. La ville de Paris a salué le nouveau millénaire par cette exposition, c’était donc pour moi quelque chose de très important. Trois écrivains ont écrit rapidement leur texte et Jean-Claude n’avait au début pas d’idée car notre rencontre s’était faite très banalement dans un avion et nous n’avions pas pu beaucoup discuter. Je lui ai dit de ne pas trop se préoccuper de cette histoire mais il me téléphone le jour suivant et me dit " voilà le texte dont j’ai rêvé ". Miraculeusement, prophétiquement, il a décrit le Projet sans savoir que j’étais en train de le préparer depuis déjà un certain temps et alors que je n’en avais pas encore parlé.

ActuSF :
Où en est aujourd’hui le projet ? Apparemment, une première sculpture en pierre de taille a été faite...
Wojtek Siudmak : La sculpture qui est visible sur Internet est effectivement un essai. Nous avons fait un essai de sculpture en pierre et nous faisons aussi un essai de sculpture dans une résine spéciale et qui sera exposée à la foire de Frankfort. Ces sculptures sont des pièces essentielles pour accompagner l’exposition qui présentera, dans différents lieux, dans différents musées, le projet à travers le monde.
L’exposition sera composée de cette sculpture qui en sera la pièce centrale, de croquis préparatoires, de deux très grandes maquettes du Projet, de textes de grands scientifiques et aussi la présentation de cette magnifique action qui s’intitule " Une enveloppe illustrée pour la paix, l’univers regarde la Terre ".
Une autre chose importante qui fait partie de cette exposition : la musique que mon ami Francis Lai a accepté de composer pour ce projet. Je pense que ce sera une magnifique surprise car c’est un très grand compositeur dont le nom est connu dans le monde entier et ses chansons ont fait plusieurs fois le tour du monde.
Enfin, nous travaillons actuellement sur une très belle bande dessinée qui sera éditée dans plusieurs langues et qui permettra de faire connaître notre projet avec des mots extrêmement simples, une histoire plus fantastique ou littéraire qu’historique mais le message reste intact.

ActuSF :
Quand comptez-vous pouvoir inaugurer la statue ?
Wojtek Siudmak : Mon rêve était d’inaugurer la statue en 2009 mais je pense que cette date va être décalée. Je ne suis pourtant pas inquiet car ce n’est pas l’inauguration qui compte, c’est avant tout faire connaître mon Projet pour la Paix à travers le monde car c’est un message universel qui s’adresse à tous.
Evidemment, plus tôt nous réunirons l’argent nécessaire pour ériger la statue et préparer la promenade qui est très originale et nécessaire pour l’ensemble du monument, le mieux cela sera. Mais il est vrai que, face au coût qui est assez conséquent, le financement est loin d’être achevé et cela devient maintenant notre première préoccupation.

ActuSF :
Vous avez lancé un appel au don. Comment chacun d’entre nous peut participer au projet et pourquoi avez-vous besoin de ce soutient financier ?
Wojtek Siudmak : Je souhaiterai faire un monument d’une indiscutable beauté, il nous faut des matériaux solides. En Pologne, les conditions sont rudes et je ne voudrai pas, par exemple que la neige stagne sur la promenade et il faut donc prévoir des aménagements en conséquence… Le socle est en granit et la statue elle-même en bronze, cela a un coût. J’ai besoin d’un soutient financier pour réaliser ce projet d’une façon techniquement parfaite.
Il faut avant tout préciser que cette sculpture sera transmise à Wielun et non pas achetée par la ville elle-même. Elle doit être autofinancée : ce ne doit pas être l’œuvre d’une personne mais d’un ensemble personnes le plus vaste possible qui se sentent concernées par la Paix. Je donne mon temps, mon travail et l’œuvre mais il nous faut évidemment trouver des mécènes pour la financer.

Ce projet est estimé à environ 800.000 euros en comptant sur des aides logistiques. Nous avons déjà de nombreux partenaires tel que le mécène S.N.B.R qui nous aide à réaliser le corps de la statue mais il nous faut un grand mécène central pour le financement principal de la grande statue de 8 mètres et qui servira de moteur pour les partenaires déjà déclarés. Nous avons aussi ERPRO qui réalise la sculpture de 2.30 mètres en résine pour pouvoir la transporter plus facilement à travers le monde, les papiers Arches qui nous aident pour l’édition, le CNRS de Bordeaux qui nous aide pour le transfert numérique…

Pour participer, les personnes peuvent faire un don, un petit don ou un don plus important. Elles peuvent par ailleurs réaliser des achats sur ma boutique en ligne puisque les bénéfices serviront au financement du Projet.
Mais aussi, chacun d’entre nous a des relations et peut nous aider à présenter le projet dans sa ville qui fournirait la logistique pour organiser une exposition chez elle par exemple. Nous avons déjà fait une belle présentation à Sainte-Savine, à coté de Troie, où une action artistique a été faite dans toute la ville et cela a très bien marché.
Un autre exemple : à coté de Wielun existent des carrières de granit et elles vont être utilisées pour le projet, nous aurons des aides matérielles de ce type mais cela ne résout évidemment pas tout ! Encore une fois, l’argent sera le nerf de cette opération.

ActuSF :
Que représente ce projet pour vous dans votre carrière ? Comme l’un des plus beau moment ?
Wojtek Siudmak : Ce Projet arrive assez tard et d’une façon imprévue. Il s’est imposé à moi comme une certitude. Je me suis rendu compte que divers éléments, petit à petit, se regroupaient ensemble pour former une structure solide, comme ces morceaux de glace qui subitement se rejoignent et forment un dessin tout en se solidifiant. J’espère que la réalisation sur place suivra le même processus naturel.

ActuSF :
Quels sont vos prochains projets ? Sur quoi travaillez-vous ? Qu’avez-vous envie de faire ?
Wojtek Siudmak : Je travaille sur plusieurs choses en même temps. Je continue cette passionnante série de dessins pour l’édition prestige polonaise de Dune, chaque tome nécessite une dizaine de dessins et une peinture pour la couverture. Nous préparons une très grande exposition qui présentera toute la série de dessins réalisés à cette occasion. Nous tâcherons de montrer cette exposition en France, en Suisse et en Pologne.
Ensuite, je prépare un tableau et des dessins pour le " Paradis Perdu " de Milton. Le tableau deviendra l’affiche de l’opéra de
Penderecki " Paradis perdu " selon Milton à l’opéra de Wroclaw en Pologne.
Beaucoup de projets donc mais qui heureusement s’étaleront dans le temps…
 

Bruno Gaultier, Jérôme Vincent