de Alfio Buscaglia et Alex Crippa
aux éditions Delcourt ,
collection Insomnie
Scénariste :
Alex Crippa
Dessinateur :
Alfio Buscaglia
Couleurs :
Emmanuelle Tenderini
Date de parution : septembre 2004
Inédit
Langue d'origine : Italien
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Fantastique spaghetti
La
bande dessinée italienne reprend le dessus. Après un petit passage à vide, les
auteurs transalpins ont de nouveau le vent en poupe. Ainsi en cette rentrée, on
citera le dessinateur de L’Ennemi (Casterman) Pagliaro, celui de Carême
(Humano) Mottura ou encore celui de Break Point (Albin Michel), Mutti.
Chez Delcourt, la série 100 Âmes nous vient directement d’Italie, comme
le dernier album, Fils de l’Enfer, de la collection Post Mortem d’Albin
Michel, par Catacchio et Accardi. Alex Crippa a suivi des cours pour scénaristes
à la Scuola del Fumetto de Milan, école dans laquelle Alfio Buscaglia enseigne
le dessin. Ils commencent leur collaboration sur Randall McFly, puis s’attellent
à Armadel qui est publié sur le site du Corriere della Serra. Ces deux
Milanais réalisent en 2002, le premier tome de 100 Âmes qui paraît aujourd’hui
aux éditions Delcourt dans la collection Insomnie.
Fantôme et jeunes
filles : cohabitation difficile
De nos jours à Milan, trois jeunes
filles s’installent ensemble dans un appartement qui a tout pour plaire, il est
spacieux, en plein centre-ville et pas cher. Trop beau pour être honnête ? En
quelque sorte oui puisque le propriétaire a disparu sans laisser d’adresse. Pourtant
l’atmosphère est étrange, les nouvelles colocataires ont la sensation d’une présence.
Dehors aussi, l’ambiance est anormale, des jeunes femmes se suicident dans le
métro. Les médias parlent de suicides pour ne pas affoler la population mais la
dernière a bien été poussée, mais par qui ?
On ne tremble pas, pire
on s’ennuie
Comment faire du neuf avec du vieux. L’appart’ hanté avec
trois jolies jeunes filles en guise de locataires on nous a déjà fait le coup.
Le monde de l’au-delà qui s’ouvre et qui laisse s’échapper des entités infernales
aussi. Triste constat, on lit ce premier tome sans emballement, avec même un certain
ennui qui pointe au bout de quelques pages. Côté terreur, c’est le même constat,
c’est le néant absolu, pour une collection qui se targue de ne plus nous faire
dormir la nuit c’est un peu raté. A qui la faute, certainement au scénario peu
original et aux dessins à la mise en case trop classique pour être franchement
efficaces. Pourtant Alfio Buscaglia est tout de même professeur de dessin, comme
quoi ce n’est pas forcément ceux qui maîtrisent le mieux la technique qui sont
capables de nous transporter par leurs propres réalisations. Ce premier tome est
décidément sage dans sa mise en case qui emprunte trop au cinéma de genre plutôt
que de chercher des astuces dans son propre code narratif. Les effets piqués au
ciné tombent à plat et nous laisse de marbre. Dommage !







