aux éditions Volpilière ,
collection D’un monde à l’autre
Sous-genres :
- fantasy animalière
Auteurs :
Daniel Henocq
Couverture :
Margaux Kindhauser
Date de parution : avril 2011
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 250
Age minimum : 14 ans
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Un livre surréaliste où l’on croise avec plaisir nombre d’œuvres de notre enfance…
Un étrange mal touche un navire…
Edimbourg, en Ecosse, durant l’hiver 1899, à quelques heures du passage vers le nouveau siècle. Un bateau inconnu s’approche des côtes et a hissé le pavillon jaune, signe d’une maladie grave à bord.
C’est alors que Mr Doyle, le fameux écrivain et créateur du personnage de Sherlock Holmes, est appelé, car il semblerait que l’équipage du navire ait été décimé par un étrange mal… Doyle accepte, mais à la condition expresse d’être accompagné par Mr McLaughlin, le père de la jeune Sophie.
La jeune fille ne peut les suivre, mais elle va tout faire pour découvrir ce qu’ils ont trouvé sur ce bateau et aller au devant de bien des dangers à cause de sa curiosité dévorante…
Tombée par « L’Escalier-qui-fuit-sous-les-pas »
Sophie est bien loin de se douter qu’elle va passer de la ville d’Edimbourg à un lieu tout à fait inconnu et inexplicable. Cet endroit est tellement étrange qu’elle-même le baptisera « Nowhereland ». Elle y est d’ailleurs entrée comme une sorte de nouvelle Alice au pays des merveilles, en tombant encore et encore jusqu’à arriver dans un monde complètement illogique et fou où les animaux parlent et ont toujours le dernier mot.
Mais Le Joueur de cartes est bien loin de n’être qu’un ouvrage qui s’inspire ouvertement de l’œuvre de Carroll, c’est en fait bien plus que cela. Bien entendu, on retrouve les classiques animaux anthropomorphes et le côté déjanté et sans queue ni tête de l’œuvre originale, mais une grande partie du roman est une vraie création de la part de l’auteur qui laisse aussi flotter quelques échos du Magicien d’Oz, en particulier à la fin du roman.
Daniel Henocq nous entraîne dans son propre monde, peuplé de nains bavards et joyeux amoureux de bière, de sorcières ayant perdu la mémoire et de hiboux présomptueux qui pensent avoir réponse à tout. On ne peut que se plaire dans ce monde à la fois si familier et nouveau.
Une écriture fluide et plaisante
Dialogues sans queue ni tête mais qui possèdent en fait un réel sens, rencontres étranges en tout genre, vous ne serez pas au bout de vos surprises avec cet ouvrage. On appréciera surtout les bons jeux de mots et autres traits d’esprits qui sont la caractéristique principale de l’œuvre.
La plume de Daniel Henocq plaira certainement aux amoureux de l’Angleterre en général et de la période du XIXe siècle en particulier,. Le style est très recherché et l’ouvrage est très bien écrit, peut-être même est-il trop compliqué si on souhaite le faire lire à un enfant ? Reste à déterminer à quelle tranche d’âge est destiné cet ouvrage, je trouve qu’il conviendra parfaitement à des adultes ayant envie d’un peu de fantaisie dans leurs lectures et qu’il sera adapté au niveau du vocabulaire à des jeunes dès l’âge de 13-14 ans.
En somme, Le Joueur de cartes est une très belle façon de découvrir un auteur ET un éditeur. A offrir et à lire pour se faire plaisir et quitter notre monde parfois absurde pour un autre qui ne l’est peut-être pas tant que ça…


