Monkey Brain
( Husk 1 )
de Arnaud Boudoiron et Frédéric L’Homme
aux éditions Soleil ,
collection Mondes Futurs
Genre : SF
Sous-genres :
  • Cyberpunk

Scénariste : Frédéric L’Homme
Dessinateur : Arnaud Boudoiron
Date de parution : avril 2007 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Bande dessinée cyberpunk de Frédéric L’Homme et Arnaud Boudoiron

Nouveaux venus dans le monde de la Bande Dessinée, Frédéric L’Homme et Arnaud Boudoiron ne sont pas totalement inconnus du grand public.

Frédéric L’Homme a déjà été scénariste sur deux autres BDs : Marie des loups et Catwalk. Et Arnaud Boudoiron est surtout connu pour son travail en tant qu’illustrateur et sculpteur chez Rackham. Il a aussi été dessinateur (avec d’autres) de Carmen et Travis.

En France dans un futur proche

Un soir dans l’usine d’ARNOLD, un husk, sorte de méca biologique de 5 mètres de haut, s’échappe du site. Sarah, pilote de husk pour la BMRI (Brigade Mécanisée de Recherche et d’Intervention), le prend en chasse. Après une brève course-poursuite, Sarah rattrape le fuyard. Elle s’élance alors pour l’arrêter mais est rapidement vaincue lors de l’affrontement, son husk n’étant pas équipé pour le combat.

Le lendemain dans les bureaux de la société ARNOLD, le PDG explique au commissaire Lenoir et à son collègue qu’un pirate utilise l’interface entre le husk et son pilote pour contrôler le cerveau de ce dernier. Il leur demande d’enquêter et d’arrêter discrètement le « brain-hacker » pour éviter de ternir l’image d’ARNOLD.
La BMRI fait partie de la police et le commissaire Lenoir n’apprécie guère de recevoir des ordres d’ARNOLD. Elle accepte cependant de mener l’enquête...

Ghost in the Shell à Vitry

Husk commence comme une bonne BD cyberpunk. Dès la première scène, le lecteur ressent l’atmosphère des locaux aseptisés d’ARNOLD, la pluie et la pollution sur les immeubles alentours. Les décors et l’ambiance sont bien rendus, les personnages un peu moins bien. On a l’impression qu’ils « jouent mal », comme s’ils posaient à chaque case. Mais on oublie vite ce défaut, car le dessin, superbe, nous plonge rapidement dans l’histoire.

Alors que l’intrigue se développe, une impression de « déjà-vu » nous assaille. Le scénario, les personnages, l’ambiance, tout y est ou presque, on croirait lire un autre épisode de Ghost in the Shell. Une héroïne tête brûlée, son partenaire qui la soutient sans toujours la comprendre, un pirate informatique mystérieux qu’ils recherchent pour le compte d’une multinationale aux objectifs troubles...

Heureusement pour nous, le scénario de Husk n’est pas entièrement calqué sur celui de Ghost in the Shell et recèle quelques surprises agréables, comme les husk (qui sont plus que des simples mécas de combat), ou la relation qui lie Sarah et son husk.

Au bout du compte, Husk reste une BD correcte, qu’on prend plaisir à lire si on aime le genre Ghost in the Shell. Certains apprécieront le mystère qui reste à dévoiler dans la suite de la série. D’autres, comme moi, regretteront de n’avoir lu qu’une introduction à l’issue des 48 pages de ce premier tome.

Vincent Risbourque

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