de Gardner Dozois et George Alec Effinger
aux éditions Denoël ,
collection Lunes d’Encre
Auteurs :
Gardner Dozois
,
George Alec Effinger
Couverture :
Manchu
Traduction :
Thomas Bauduret
Date de parution : juin 2003
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Privé de SF
Gardner Dozois s’est lui orienté assez rapidement vers l’édition après quelques coups d’éclats en tant qu’écrivain. Pour l’anecdote, sa première nouvelle écrite à l’âge de 17 ans fut publiée deux ans plus tard et nominée pour le prix Nebula (prix qu’il recevra pour une autre nouvelle en 1984). En charge des Best Science Fiction of the Year dès 1977 puis des Year’s Beast Science Fiction à partir de 1984, il gagnera vite ses galons d’anthologiste avec ces gros recueils réunissant chaque année le meilleurs de la SF outre atlantique . Non content de cette charge, il est également rédacteur en chef du célèbre Isaac Asimov’s SF depuis 18 ans. Une activité éditoriale qui lui a valu 13 prix Hugo en tant que meilleur éditeur depuis 1988, 15 Locus et 9 Science Fiction Chronicle ! Pluie de récompenses auxquelles il faut ajouter 13 prix Locus pour la meilleure anthologie de l’année. Avec autant d’activités dans le monde de l’édition, on comprend que Gardner Dozois n’ait pas vraiment le temps d’écrire. A part quelques nouvelles ici et là, il a toutefois publié un roman en 2000, L’étrangère, sortit chez nous dans feu la collection Présence du futur chez Denoèl.
Détective privé et extraterrestres…
La vie de Karl Jaeger est souvent dangereuse. Détective privé célèbre pour avoir résolu quelques affaires à priori insolubles, il passe son temps en filatures, cogitations et morceaux de bravoures pour bien faire son métier. Un quotidien plutôt mouvementé qui lui vaut les honneurs de la presse et qui conduit Schiller, un homme d’affaire richissime à lui confier une mission bien spéciale : Karl doit se rendre dans le territoire réservé aux extraterrestres Aensas (15 kilomètres carrés en Allemagne) pour rapporter des photos de leurs bases secrètes. Un monde mystérieux qui doit faire les gros titres des magazines détenus par le bussinesman. Sauf que tout ne se passe pas vraiment comme prévu. Arrivé dans le secteur, Karl est pris en chasse par les molosses des ET et parvient à en réchapper de justesse. C’est le début des ennuis. A son retour, un tueur tente de l’abattre… Bienvenue en 2068…
Plutôt agréable
Si Poison bleu est un roman étiqueté science-fiction, il est en fait à mi-chemin du policier. D’ailleurs, si on remplace les ET par des truands ordinaires, on peut tout à fait obtenir un honnête polar qui n’a plus rien de science fictif. Reste qu’ici les extraterrestres apportent une touche exotique et un peu plus. En prenant comme second personnage principal un ET d’une autre race (ce n’est pas un Aensa), Effinger et Dozois parviennent à le rendre attachant, lui donnant une histoire et un caractère propre, qui dépassent le simple attrait de son origine. Pour le reste, Poison bleu est un roman plutôt agréable, qui supporte deux trois défauts (on a du mal par exemple à bien percevoir que l’enjeu est la survie de la terre), deux trois longueurs et deux trois incohérences. Il convient toutefois de se souvenir qu’il s’agit d’une œuvre de jeunesse, pour Effinger comme pour Dozois et que l’ensemble n’est pas déplaisant. De plus il possède un univers futur et une approche des extraterrestres intéressants. Un bon roman d’été sans être inoubliable.







