Waylander ( Waylander 1 ) de David Gemmell aux éditions Milady , collection Fantasy

Genre : Fantasy

Auteurs :
David Gemmell

Couverture : Didier Graffet
Traduction : Alain Névant
Date de parution : octobre 2008
Inédit

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Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo :

Waylander
( Waylander 1 )

de David Gemmell

Un excellent livre dans la veine de Légende et du Roi sur le Seuil.

A l’heure où sort Waylander en France on peut dire sans trop se mouiller que David Gemmell est une des grandes révélations de ces deux dernières années parmi les auteurs anglo-saxons de fantasy. Pour le moment, la raison de ce statut tient à un seul de ses romans sur les six traduits chez nous. Je veux parler bien sûr de Légende. On y a découvert il y a un an un formidable auteur à la fantasy certes musclée et virile mais surtout follement épique. Après un Roi sur le Seuil quelque peu décevant, voici qu’arrive dans les librairies un autre grand succès de cet ancien journaliste et videur de boîte de nuit, Waylander.

Pas de surprise...

Avec ce livre, pas de surprise. David Gemmell nous refait très clairement le coup de Légende et surtout du Roi sur le Seuil. Encore une fois un peuple est acculé dans ses dernières défenses face à un ennemi largement supérieur en nombre. La situation est très simple. Le sort du pays de Drenaï tient dans l’issue du siège d’une forteresse. Si elle tombe, l’envahisseur pourra se déverser sur le pays avant que les renforts n’arrivent. Voilà un cadre qui permet à Gemmell de placer quelques moments d’héroïsmes enthousiasmants avec des héros valeureux et puissants. Mais ce siège n’est qu’une partie de l’intrigue.

En effet, l’autre espoir des assiégés se trouve entre les mains de Waylander, assassin sans pitié de son état, parti en plein territoire hostile récupérer une armure célèbre et symbolique : l’armure de Bronze. Cette quête est une sorte de rémission pour ce tueur, considéré comme le meilleur dans sa branche. Mais derrière ce masque inaltérable, il a quelques problèmes de conscience. Sa rencontre avec un prêtre, une femme et trois enfants a émoussé sa froideur. Et surtout pour la première fois en vingt ans, une mission lui reste coincée en travers de la gorge. Il a tué le roi de Drenaï et c’est en quelque sorte de sa faute si le pays est au bord de l’explosion. Et le face à face avec le père mourant de la victime ne va pas l’aider à se sentir mieux.

Le plaisir n’est pas émoussé...

Si le scénario est classique, le plaisir n’est pas émoussé. Waylander a tout d’un grand livre. Certes Gemmell nous ressert une histoire déjà écrite dans ses précédents romans, surtout dans Le Roi sur le seuil. On a de nouveau une bataille désespérée d’un côté et une quête hasardeuse de l’autre. Néanmoins cette fois sa réussite tient principalement dans le personnage de Waylander. Voilà un héros surpuissant qui après vingt ans de boucheries redevient humain et décide de servir une noble cause. C’est touchant… même si sa dureté et son ironie dans la première partie du livre dérangent quelque peu. Ce sale caractère est en quelque sorte une des caractéristiques de la fantasy de Gemmell. Waylander est aussi un livre dur et dramatique. On y meurt beaucoup et parfois de manière injuste. L’auteur n’épargne personne, des plus grands héros aux simples soldats en passant par les enfants. Bref, il ne se voile pas la face. Et son héros connaîtra son lot de déboires et d’humiliations avant d’aller au bout de sa quête. En résumé, si la trame de fond est sans surprise, les personnages de Gemmell et sa plume font de ce livre un vrai bonheur. On le dévore d’un bout à l’autre avec le même enthousiasme. Sans doute un des meilleurs romans de l’année en fantasy.

Jérôme Vincent


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