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Les Enfants de l’éternité
(
1 )
de
Juan Miguel Aguilera
et
Javier Rédal
Mélange de Space Opéra et de Hard science
Juan
Miguel Aguilera est un écrivain espagnol, chef de file du renouveau de
la science-fiction espagnole. La Folie de Dieu, son premier ouvrage solo,
ayant rencontré beaucoup de succès dans notre pays (Prix imaginales
en 2002), voilà que les éditeurs décident de publier ses
premiers romans écrits en collaboration. Les Enfants de l’éternité
est un de ses livres co-écrits en 2001 avec Javier Rédal, lui-même
auteur réputé en Espagne (si le terme "réputation"
en science-fiction puisse encore exister en Espagne), voire symbole à lui
seul de la science-fiction espagnole. Juan Miguel Aguilera avait su surprendre
avec son premier roman, avec celui-là il ne fait que confirmer son talent
de conteur.
À
la découverte des origines
Jonas,
archéobiologiste, est engagé par l’armée de la Utsarpini,
force menée par des fanatiques religieux (la fraternité), pour enquêter
sur la destruction mystérieuse d’un Rickshaw, navette de transport reliant
les divers points de l’amas globulaire d’Akasa-Puspa. L’Empire, deuxième
force importante, a déjà une équipe sur place. La tension
monte entre militaires chacun soupçonnant l’autre de l’attaque du Rickshaw.
Pendant ce temps, Jonas et les autres scientifiques de l’équipe découvrent
une mystérieuse sphère, 1247 millions de fois supérieure
à n’importe quelle planète. Que se cache-t-il derrière cette sphère
?
Space
opera
Rien
à voir avec le récit historico-fantastique de La Folie de Dieu,
Juan Miguel Aguilera et Javier Rédal nous offrent ici un space-opera qui
nous mènera à l’origine non pas de notre espèce, mais plutôt
de notre essaimage dans l’espace. Mêlant habillement les quatre aspects
qui gouvernent notre monde : la politique, les armées, les religions et
les sciences, les deux auteurs ont créé ainsi, un univers certes
peu original, mais qui reflète à la perfection notre monde actuel,
un monde en déclin régit par le pouvoir et la force. Le récit
mêle à la fois l’aventure et la réflexion sur notre devenir
et la manipulation des hommes à l’échelle planétaire, voire
universelle. On ressent à la lecture de ce livre, les influences de romans
tels que Rendez-vous avec Rama d’Arthur C.Clarke ou La Trilogie de Gaïa
de John Varley en gardant tout de même une grande part d’originalité.
L’autre aspect étonnant des Enfants de l’éternité,
c’est son côté hard science qui est parfaitement accessible par les
néophytes. Juan-Miguel Aguilera et Javier Rédal ont imaginé
des animaux complexes vivant dans l’espace. Toutes les explications scientifiques
de leur apparition, évolution et de leur mode de vie m’ont vraiment impressionnée
de par l’imagination et de par la cohérence des propos. D’ailleurs, la
suite des découvertes des scientifiques reste du même acabit tout
le long du roman. Vous l’aurez compris, je vous conseille fortement la lecture
de ce roman, un bon moyen aussi pour découvrir la science-fiction espagnole.
Laure Ricote
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