de Iain Banks
aux éditions Livre de Poche ,
collection Science-fiction
Auteurs :
Iain Banks
Couverture :
Manchu
Traduction :
Jérôme Martin
Date de parution : juin 2002
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : Excession
Parution en vo : janvier 1996
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Hard Letter...
Ils tirent ensuite une légitime fierté à publier des romans pour l’essentiel illisible, mais qui semble leur procurer la mesquine satisfaction d’avoir mis entre les mains des littéraires des livres auxquels ils ne comprendront rien.
Mais, ami littéraire, l’heure de la revanche a sonné : Iain M. Banks a inventé pour toi la Hard Letter. Sous-genre évidemment infiniment plus subtil que la Hard Science, mais qui va en faire baver des ronds chapeaux à ces petits j’en foutres de scientifiques qui seront tentés de se lancer dans l’aventure.
Et quelle aventure !
Aux confins de la Galaxie apparaît une étrange entité qui semble offrir des perspectives tout à fait inédites aux, pourtant très blasés, citoyens de la Culture, cette société libertaire et hédoniste. Cette Excession, va, comme de juste attirer bien des convoitises, et pour commencer celles des fameuses "Circonstances Spéciales", les services secrets de la Culture. Fidèles à leurs habitudes, c’est par des biais détournés qu’ils vont mener leur opération, en dépêchant sur place Genar Hofoen, leur ambassadeur auprès des Affronteurs, une civilisation alien tout entière constituée de bouchers enthousiastes à la cruauté joviale. Seulement cette fois l’enjeu est de taille, et les coups bas, les petites intrigues, voire même les conspirations les plus folles vont sérieusement compliquer la donne.
Un roman qui vous tient en haleine
Sérieusement compliquer la donne, et dans la foulée la structure narrative du récit. Car pour ce quatrième tome du Cycle de la Culture, Iain M. Banks n’a pas lésiné. Carrément une superproduction ! Coutumier des formes de récit marginales et des trames fouillées, l’Ecossais s’est, cette fois, lâché pour de bon. Flash-backs, narrations subjective et objective, récits croisés, transcription de langage machine, etc… Il ne ménage pas sa peine pour transformer une intrigue somme toute basique, en imbroglio politico-spatio-diplomatico-aventureux. La profusion de personnages, d’informations à recouper et d’unités de lieux vous obligeraient presque à prendre des notes. Très vite vous vous laissez emporter dans ce récit labyrinthique. Vous vous égarez pour finalement vous retrouver quelques pages plus loin, juste le temps de mettre votre imaginaire et votre attention en ébullition.
Bien sûr, on pourra trouver que cette fois, l’auteur en a peut-être fait un peu trop. Et à l’occasion la remarque pourra même être justifiée, mais le roman tout entier est à prendre comme une sorte de chef d’œuvre d’un compagnon du Tour de France. Banks démontre à quel point il est maintenant sûr de son talent, de ses capacités, et à quel point il maîtrise sa dramaturgie, car malgré tous ces débordements, Excession vous tient sans faiblir en haleine au long de ces quelques 600 pages.






