aux éditions Mnémos ,
collection Icares
Auteurs :
Steven Brust
Couverture :
Didier Graffet
Traduction :
Benoît Berthezene
Date de parution : septembre 2007
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 424
Titre en vo : The Phoenix Guards
Parution en vo : août 1991
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Un bel hommage à Dumas
La fortune sourit aux audacieux
La maison Phoenix vient d’accéder au pouvoir. Le nouvel empereur est en train de former sa cour et de créer un nouveau corps de garde, ce qui offre de nouvelles opportunités à tous ceux qui sont prêts à tenter leur chance. Bien sûr, le prestigieux corps de garde est principalement recruté parmi les célèbres guerriers de la maison du Dragon, mais les autres ne sont pas refusés, s’ils peuvent prouver leur valeur. C’est avec la tête farcie d’idées de glorieuses aventures au service de l’empereur que le jeune Khaavren (98 ans, à peine adulte, quoi) se met en route pour Dragaera, la capitale. Il est d’une petite branche ruinée de la maison Tiassa, nettement moins bien considérée que les plus glorieuses maisons Dzur, Phoenix ou Dragon, mais il ne doute pas que sa débrouillardise et son habileté à l’épée lui permettront de se faire une place parmi les grands de ce monde. Au hasard d’un duel, il fait la connaissance d’un seigneur Dzur très susceptible, Tazendra, et d’un Lyorn phlegmatique, qui décident tous deux de l’accompager à Dragaera et de s’engager eux aussi dans les gardes de l’empereur… Et c’est le début d’une grande amitié.
De la bonne imitation de Dumas
Steven Brust annonce d’entrée de jeu que Les Gardes Phénix, tout comme ses suites, Five Hundred Years After et The Vicount of Adrilankha, louchent vers Les Trois Mousquetaires de Dumas (bien qu’ils fassent également penser aux romans de Rafael Sabatini). Rafael Sabatini ? Mais si, vous savez, l’auteur de 31 romans, en particulier de cape et d’épées entre 1902 et 1949, dont plusieurs furent adaptés en films d’aventures avec, entre autres, Errol Flynn ou Stewart Granger… On lui doit Scaramouche, plusieurs romans formant la série Capitaine Blood, Le Faucon des mers…
Pour en revenir aux Gardes Phénix, on identifie rapidement à quel mousquetaire chacun des gardes correspond, et le scénario, bien qu’original, fait des clins d’oeils permanents à l’œuvre de Dumas. Le style, également, est une nette imitation de celui de l’écrivain. L’histoire est racontée par un historien dragaeran un peu guindé (comme dans les Trois Mousquetaires d’ailleurs), les personnages sont passablement stéréotypés…
Et ça marche. On retrouve le plaisir des aventures rocambolesques et romantiques, des duels à l’épée pour un rien, des intrigues de cour où les méchants sont clairement identifiés. Steven Brust assume jusqu’au bout ses choix stylistiques et de scénario, ce qui donne au roman une bonne cohérence, ainsi qu’un petit charme suranné.
Une nouvelle confirmation du talent d’écrivain de Steven Brust, avec un roman radicalement différent d’Agyar ou des livres de la série Vlad Taltos.






