de Alastair Reynolds
aux éditions Pocket ,
collection Science fiction
Auteurs :
Alastair Reynolds
Couverture :
Alain Brion
Traduction :
Sylvie Denis
Date de parution : avril 2006
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 288
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
Parution en vo : janvier 2003
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Voyage au coeur de planètes inconnues
Comme on dit, Alastair Reynolds est tombé dedans quand il était petit. Ce gallois de 40 ans a fait des études d’Astronomie et de Physique avant de travailler pour l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Il connait donc son sujet sur le bout des doigts quand il nous fait voyager au milieu des étoiles et de lointaines planètes. Il a écrit de très nombreuses nouvelles. Les deux histoires qui composent Diamonds Dogs, Turquoise Days appartiennent au cycle des Inhibiteurs, démarré avec La Cité du gouffre et L’Espace de la révélation (chez Pocket).
Deux pour le prix d’un
Quand son ami Roland Childe, que tout le monde croyait mort dans un accident, vient lui proposer de participer à une découverte qu’il qualifie de défi ultime, la curioisté naturelle de l’homme de sciences prend le dessus.
Richard va alors intégrer une équipe hétéroclite composée de scientifiques, d’un docteur en cybernétique mais également d’une mercenaire. Childe a réussi à réuinir toutes ces personnes par de nombreux moyens de persuasion : curiosité, prime astronomique…
Le but de l’expédition est l’exploration d’un artefact extraterrestre, la Flèche, découvert sur la planète Golgotha.
Mais la structure ne semble pas prête à se laisser faire. L’ouverture de chaque porte est conditionnée par la résolution d’une énigme. Les membres de l’expédition vont devoir consentir à de grands sacrifices pour pouvoir continuer leur progression au travers d’ouverures de plus en plus petites : modification de leur intellect et de leurs corps.
Et gare à ceux qui ne donnent pas la bonne solution...
Turquoise Days :
En effet, c’est la première fois depuis un siècle qu’un tel engin s’approche de Turquoise. Mais à l’excitation se mêle aussi un peu de crainte. Le précédent navire spatial n’avait fait que semer la discorde sur la tranquille planète. Chaque cité s’était alors lançée dans une opération séduction afin de recevoir les bénéfices de cette visite. Les inimitiés et les jalousies avaient fait des ravages dans les relations intercités.
Mais alors que le vaisseau approche, le node que Naqi et Mina sont en train d’observer se met à se comporter bizaremement, il enfle et grandit. Ne sachant pas si d’autres peuvent constater le phénomène, les observatrices se décident à plonger.
On reste un peu sur sa faim
Alastair Reynolds nous montre, au travers de ses deux nouvelles, un véritable talent de conteur.
L’intrigue de Diamonds dogs attrappe très vite le lecteur qui se met à extrapoler sur le secret de la Flèche.
Le suspense et l’horreur se disputent la part belle dans cette aventure. La gradation des transformations toujours plus abjectes que subissent plus ou moins volontairement les personnages met mal à l’aise, toute en provoquant une fascination morbide. La folie de Roland Childe suinte à chaque page. Les comparaisons avec Hypérion de Dan Simmons, pour l’équipe hétérogène confrontée à une entité hostile, ou l’intrigue du film Cube pour la résolution d’énigme basée sur les mathématiques pour ouvrir les portes, se font très rapidement. Cela permet aux lecteurs, même népohytes, de ressentir encore mieux l’ambiance confinée, malsaine qui se met en place à mesure que les héros conquièrent les pièces de l’artefact.
Le calme de l’univers décrit au début de Turquoise Days est un véritable contrepied à la première nouvelle et peut déstabiliser. Si l’histoire met plus de temps à démarrer, la fin de l’histoire nous propose une course contre la montre et contre la mort très haletante. L’intrigue est assez complexe et une partie de son explication est basée sur un événement antérieur qui aurait mérité d’être plus développé que ce qu’il n’est.
Bien que les deux mondes et leurs ambiances décrits dans les nouvelles soient très différents, le lien au monde des Inhibiteurs se fait par une référence à la Flèche dans Turquoise Days, montrant que l’auteur évolue toujours dans l’univers qu’il a créé avec ses précédents romans.
Mais malheureusement, pour les deux récits, les fins sont ouvertes, trop peut être. Pour Diamonds Dogs, elle est carrément frustrante !! A noter, qu’Alastair Reynolds doit être un grand fan de pop anglaise car les titres de ces histoires font références à un album de David Bowie et une chanson à Echo & The Bunnymen. Peut être un conseil de l’auteur sur quoi écouter pendant la lecture ?






