aux éditions Black Coat Press ,
collection riviére blanche
Sous-genres :
- Fantasy
Auteurs :
Lionel Davoust
Couverture :
Anne-Claire Payet
Date de parution : mai 2010
Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 380
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Des nouvelles de Lionel Davoust, enfin en recueil
Quelques thèmes
Assemblage hétéroclite de textes rédigés en diverses occasions, L’importance de ton regard, tourne cependant autour de quelques thèmes chers à l’auteur.
La mer et ses travailleurs préoccupent cet ingénieur halieute de formation qui y place pas moins de cinq textes. Autres lieux, les villes labyrinthes, les sentiers de forêts recèlent autant de mystères que les fonds sous-marins. La guerre et ce qu’on y perd font l’objet d’un traitement tout aussi attentif. Absurde dans « L’Impassible Armada », comme dans « L’Île Close » où elle ne fait que se répéter, elle est fatale pour les terribles guerriers-mémoires de « Bataille pour un souvenir ». Le jeu, dans ce recueil, apparaît comme un divertissement, une drogue, la bouée ultime, voire un pacte avec le démon. Que ce soit le jeu en ligne de « L’importance de ton regard » ou le jeu d’échecs du « Joueur dans l’ombre », c’est l’immersion dans le jeu qui est explorée, ainsi que ses effets sur les personnes.
Au-delà des thèmes, ce sont les personnages qui frappent le plus. Parfaitement incarnés, souvent pathétiques et faussement courageux, ils ne manquent jamais d’émouvoir ou repousser le lecteur.
D’un texte à l’autre
On ressort du recueil de Lionel Davoust avec de nouveaux amis intimes, quelques ennemis et des images plein la tête. On s’émeut de l’envers du conte Pinocchio et des dessous supposés au mythe arthurien. On suit dans leur quête, tout en les désapprouvant les héros de « Regarde vers l’ouest » et « L’importance de ton regard ». On assiste, sans pouvoir la juger, à la chute-escalade des protagonistes de « Tuning Jack » et « Récital pour les hautes sphères ». On sourit des mésaventures du Juif errant, on grelotte en pensant à la glace et au froid.
Des textes passent, la plupart restent. Avec un sourire aux lèvres, une vague nostalgie, on les garde ancrés en soi, longtemps.






