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Altis

Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/04/2002  -  bd
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Altis

Ce tome 4 boucle le premier cycle de la série Garous. Jean-Charles Gaudin, après avoir suivi une formation d'écriture de scénarios et avoir écrit et réalisé quelques courts métrages, se lance dans la Bande Dessinée avec sa première série Marlysa en collaboration avec Danard (1998, Soleil). Une BD d'héroïc-fantasy dont le rôle principal est tenu, une fois n'est pas coutume, par une jolie jeune fille au visage dissimulé derrière un masque. Le tome 1, Le Masque, avait en obtenu le Prix Coup de Cœur du Festival de BD de Chambéry et le tome 4 intitulé Bragal paraît en juin. Il est dès lors scénariste attitré de Soleil Production où il publie trois autres séries. Galfalek, avec Biancarrelli au dessin, une BD qui, soyons franc, n'apporte pas grand chose de nouveau, Les Arcanes du " Midi-Minuit ", dont le premier tome L'Affaire du Nalta P312 vient de paraître, qui est déjà beaucoup plus inventif et original, et bien sûr la série Garous.

Garous est la première, et pour l'instant la seule, BD dessinée par D'Fali. Il avoue admirer des dessinateurs " confirmés " tels que Rosinski, Vatine ou encore Crisse qui sont pour lui de véritables références. L'observation de leur travail respectif lui a permis d'avoir une plus grande maîtrise de son art et il est évident que son style a réellement évolué au fil des albums.

La quête des reliques de Saint Gilles de la Croix

Le Mystère du Cloître des Damnées résolu dans le tome 3, Tanaris et Foulques, tous deux Garous pétris de bonnes intentions, se lancent à la recherche des reliques de Saint Gilles de la Croix qui avaient été dérobées dans le Monastère. Ce saint versait dans les sciences occultes et aurait vécu 130 ans ; de quoi alimenter les désirs d'immortalité de certains protagonistes. Ils arrivent dans un petit village où l'atmosphère est lourde de peur et de non-dits. Des enfants disparaissent régulièrement et personne n'a jamais vu le comte. En outre, Alissia a été capturée par Gandal. Celui-ci poursuit toujours de sa vengeance Tanaris qui avait tué sa famille lors de ses premières mutations qu'il ne maîtrisait pas encore. Elle est ramenée au comte Altis, le véritable initiateur et créateur des Garous et de la Caste des Ténèbres. La confrontation finale avec le créateur de la malédiction qui se répand comme une traînée de poudre est enfin arrivée.

Un dessin en pleine métamorphose

Cet album clôt très bien le premier cycle. Il est indispensable de lire les trois tomes précédents puisque de nombreux personnages et les liens qui les unissent ont été mis en place dès le premier album. On retrouve par exemple le comte Altis qui était présenté dans La Caste des Ténèbres comme l'instigateur du projet et qui avait recruté Guillaume l'Alchimiste. Tout prend sens avec ce dernier tome, les différentes intrigues sont résolues et on peut rendre hommage à Gaudin d'avoir su garder une telle cohérence dans son scénario. Les personnages secondaires jouent vraiment un rôle dans l'évolution de l'histoire, même si le héros principal reste Tanaris. Il y a eu des modifications depuis le premier tome, le sigle de La Caste des Ténèbres a changé dès Alissia, cédant sa place à un autre plus travaillé, mais elles n'empêchent pas la compréhension à la lecture. D'Fali a gagné en maturité, son trait est plus sûr. Il affirme de plus en plus son style, le changement est réellement perceptible depuis le troisième album. La comparaison avec le premier tome est saisissante. Pour exemple, on voit déjà sur une planche du premier tome la jeune novice que l'on retrouvera dans Le Cloître des Damnées s'offrir à Blaville, mais entre la première version et la deuxième deux tomes plus tard, il n'y a aucune comparaison possible. Il en va de même pour Altis difficilement reconnaissable. Les dessins de D'Fali semblent être plus recherchés, il donne plus de caractères distinctifs à ses personnages, les épreuves par lesquelles est passé Tanaris l'ont fait vieillir et cela se voit sur son visage. Les garous aussi ont changé, ils sont à chaque fois dessinés d'une manière différente. Et dans ce dernier volet, ils sont très nombreux. Chagnaud aussi a évolué dans le bon sens. Ses couleurs sont moins crues que dans le premier tome, il joue plus sur la nuance et sur les clairs-obscurs. Bref, c'est une Bande Dessinée sympa à lire. Elle ne révolutionne pas le monde du 9ème Art certes, mais pour qui aime les histoires de garous, elle vous fera passer un bon moment.

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