Sans le soleil, point de salut !
Ryland Grace, mal partout, se réveille d’un long sommeil cryogénique dans un vaisseau spatial. Il ne se souvient pas de grand-chose mais ses coéquipiers sont morts. Peu à peu la mémoire lui revient…
Le Soleil est en péril, menacé par une espèce alien nommé les Astrophages qui ont créé une ligne infrarouge entre l’astre et Vénus : la Terre est donc menacée par un refroidissement mortel. Grace est recruté à cause de ses travaux par Eva Stratt et étudie les Astrophages. Pendant qu’il se souvient petit à petit de sa vie, son vaisseau La Dernière Chance se rapproche de Tau Ceti, seule étoile où ne prospèrent pas les Astrophages. Mais un autre vaisseau arrive, piloté par un alien qui est aussi le seul survivant de son expédition, en provenance d’Epsilon Eridani. Grace réussit à communiquer et à sympathiser avec l’eridanien qu’il baptise Rocky. Grace finit par se rappeler comment il a été désigné d’office, après la mort accidentelle du scientifique prévu pour la mission, pour faire partie de l’équipage du Dernière Chance. Il a très peu chance de pouvoir revenir et constitue (comme Rocky envers Eridani qui a le même problème avec les Astrophages) le seul espoir de l’humanité.
Un thriller de science-fiction
Grace, amnésique et un peu borderline, va-t-il réussir à accomplir sa mission et à sauver l’humanité ? C’est un peu la question qui agite le lecteur de Projet dernière chance, récemment adapté au cinéma avec Ryan Gosling (l’acteur de Drive et de Barbie) et réédité en poche par Bragelonne. Andy Weir, connu pour avoir écrit Seul sur Mars (adapté au cinéma par Ridley Scott), réussit à nous donner une histoire prenante, alternant les chapitres se passant sur Terre dans le passé et d’autres situés dans le présent et dans l’espace. C’est bien fait, Grace, un peu braque, finit par devenir attachant. Et puis la référence aux Beatles (non, je ne spoilerai pas) ne peut que plaire à l’amateur de ces lignes. Recommandé pour la plage.
Sylvain Bonnet