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Biomega, tome 6

Tsutomu Nihei ( Auteur), Olivier Neimari (Traducteur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Japonais
Aux éditions : 
Date de parution : 31/05/2010  -  bd
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Biomega, tome 6

Tsutomu Nihei est né en 1971 au Japon, dans la préfecture de Fukushima. Après des études en architecture aux États-Unis, il retourne au Japon et décide de devenir mangaka. Il fait ses débuts en tant qu’assistant de Tsutomu Takahashi pour le magazine Afternoon, de l’éditeur Kodansha. Il propose ensuite son propre titre, Blame !, où l’on peut voir ses diverses influences à l’œuvre. Tsutomu Nihei s’inspire ainsi  beaucoup d’auteurs tels que Gibson ou Sterling, orientant ses histoires vers le cyberpunk. Biomega ne fait pas exception à la règle et propose une histoire complexe dans son genre de prédilection.

Le dernier combat contre la chef du DRF

Pour mener à bien son projet d’amélioration de l’espèce humaine, le DRF (fondation pour la protection de l’héritage culturel), répand à la surface de la terre le N5S, un virus ramené de mars qui transforme les humains en drones. Notre planète se retrouve alors couverte de morts-vivants.

La seconde partie du plan du DRF aboutit à la création du régénérateur, une structure qui remplace la Terre et qui doit donner un nouveau monde, conforme aux désirs de la chef du DRF, Nyaldee. Zoichi et Fuyu vont tout mettre en œuvre pour faire échouer ses plans.

Une fin confuse et trop rapide, malgré une jolie pirouette finale

Dans ce dernier volume de la série, l’auteur accélère les choses et les événements se précipitent : des centaines et des dizaines d’années défilent en très peu de pages, et il devient difficile de suivre les différents personnages ainsi que les raisons qui les poussent à agir comme ils le font. On voit réapparaître des protagonistes du début que l’on avait un peu perdus de vue, et le récit finit par former une boucle avec une fin astucieuse, certes, mais le cheminement pour y parvenir aura été quelque peu tortueux.

Les dessins sont dans la continuité de ce que l’auteur a déjà produit, avec un univers qui mélange matières organiques et mécaniques. On peut dire que c’est une réussite de ce point de vue. Malheureusement, et Nihei Tsutomu est coutumier du fait, le scénario n’est pas toujours bien maîtrisé, et les réponses à certaines questions du début sont résolues de manière un peu trop hâtive. C’est d’autant plus dommage que la toute fin est plutôt réussie.

Globalement, cette série vaut le détour : des dessins superbes, un univers très personnel, et même si la fin est expédiée un peu trop rapidement, ou du moins de manière maladroite, l’auteur parvient tout de même à garder une certaine ligne de conduite, qui la rend plus aisée à suivre que Blame !, par exemple.

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