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Démons Intimes

Christophe Fowler ( Auteur), Rampazzo.com (Illustrateur de couverture), Daniel Lemoine (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais UK
Aux éditions : 
Date de parution : 30/09/2002  -  livre
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Démons Intimes

Fowler n'est pas un inconnu. En Angleterre, où il talonne Gaiman de peu, pour le style et l'accueil, il a publié dix-huit romans et recueils de nouvelles. En France, on connaît, pour l'instant, Psychoville et La Ligue de Prométhée.

A chacun ses démons

Recueil fantastique, Démons intimes suit une simple chronologie, comme l'a voulu Fowler, " afin qu'on puisse lire la progression logique de la pensée ". Fowler avoue lui-même, dans la préface, visiter des terres inexplorées. Il n'y a effectivement pas de sang, pas d'horreur, pas de gros clichés, dans les dix-sept nouvelles de Démons Intimes. En revanche, beaucoup d'anges, de cavaliers de l'apocalypse, de mystère et de mélange d'ambiance et de genre. De l'orient à la Russie occidentale, on en revient toujours, cependant, à cette bonne vieille Tamise chère à Fowler. Car l'auteur a deux sujets de prédilection, exploités dans nombre de ses livres, dont la Ligue de Prométhée : Londres et le fanatisme, sans aucune transition de l'un à l'autre. On trouve les deux dans Démons Intimes. Fatalement, on pense un peu à Poe. Un peu seulement. Fowler a un style propre, sans beaucoup de références autres que les siennes. Certaines nouvelles en ressortent troubles, à la limite de l'acceptable, en particulier lorsqu'il touche au débat universel sur la destruction " nécessaire " de l'homme. Peu importent les éléments extérieurs fantastiques, dans ce recueil. Les Démons Intimes, une fois de plus, pour Fowler, sont à la source même de l'humanité et le fantastique n'est qu'un prétexte.

Démons universels

Certains militent pour la paix dans le monde, Fowler, lui, lutte contre la mort de l'imagination, comme il le précise un peu pompeusement dans sa préface. Il décrit donc l'homme de toute sa nudité, de toute son erreur, de toute sa grâce. Et parfois, il conte même pour le plaisir, sans idée autre derrière la tête que celle de l'histoire. On y retrouve certaines nouvelles publiées dans d'autres anthologies (l'homme qui remontait mille pendules, les armées du cœur) et on y découvre de très bonnes et à priori inédites, telles que Esclave du salaire ou l'ébauche d'un de ses romans, Soho Black, la Caresse de Midas. Fowler fait tout partager à ses lecteurs, ses craintes et ses échecs, ses réflexions et sa façon de travailler. Un recueil intime, plus qu'il n'y parait.

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