Autrice de plusieurs romans de science-fiction Dessous Cocanha, Le Premier jour de paix et Rêveur zéro, Elisa Beiram évoque son année 2026. Et elle nous donne sa réponse à notre question bonus : "est-ce que l'imaginaire a du pouvoir sur le réel"?
"Pas de parution ni de grands événements prévus en 2026, qui sera une année d'écriture studieuse... du moins je le souhaite !
Je viens de terminer le premier jet de mon prochain roman : ça parle d'effondrements et d'archéologie dans l'espace, mais c'est avant tout l'histoire d'une amitié entre deux personnages hauts en couleur. On peut dire que le récit s'inscrit dans l'univers du Premier jour de paix.... un poil plus loin dans le temps et l'espace. :) Pas de date de parution à annoncer pour l'instant, mais le travail éditorial est d'ores et déjà entamé avec L'Atalante.
Réponse bonus : bien sûr, l'imaginaire a un effet sur le réel ! Pour preuve, nous vivons dans le rêve tordu des gars de la Silicon Valley, nourris de cyberpunk et d'univers dystopiques à souhait... Donc, « méfiez-vous du rêve des autres ». L'humanité, c'est un va-et-vient continuel entre imagination (les artistes fifous), raison (les penseurs très sérieux) et action (ceux qui mettent les mains dans le camboui). Les histoires, la pensée politique, les expérimentations se nourrissent mutuellement. C'est pour ça que nous devons absolument reprendre le pouvoir sur notre récit commun. Vive l'utopie !"

Photo : LENSMAN STUDIO Michael Meniane